ANATOMIE
Les rapports anatomo-physiologiques existant entre le liquide céphalo-rachidien et le sang expliquent pourquoi ont été poursuivies ces recherches.
Formé au niveau des plexus choroïdiens, le liquide céphalo-rachidien ne peut être considéré ni comme une sécrétion vraie, ni comme un transsudat.
De plus, le liquide céphalo-rachidien n’a pas de principe spécifique, tous les éléments constitutifs de ce liquide préexistent dans le plasma du sang, où il se trouve à des taux égaux ou supérieurs ; le liquide céphalo-rachidien n'est donc pas un produit secrété.
Cependant, tous les éléments du sang ne se trouvent pas dans le liquide céphalo-rachidien. L’épithélium choroïdien ne « se laisse pas traverser passivement par le plasma sanguin, il opère un véritable choix » GLey, il en résulte un liquide très riche en cristalloïdes, d’une composition minérale identique à celle du sang et en équilibre osmotique avec ce dernier.
C'est donc un « produit de dialyse du plasma sanguin sur des épithéliums différenciés ». (METREZAT.)
Venant du sang, le liquide céphalo-rachidien y retourne en partie, et en partie passe dans le système lymphatique. Ce fait est démontré par l'injection de
substances diverses dans les espaces sous-arachnoïdiens, ces substances diverses se retrouvant en des temps variant de 20 minutes à 2 heures dans le système cir-
culatoire et pouvant être décelées également dans les ganglions.