‹ Pression Veineuse au Cours de l'AsystolieChapitre 27 sur 39 · L. Grégoire, loc. cit., p · texte numérisé non relu

L. Grégoire, loc. cit., p

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peut alors rester longtemps, voire indéfiniment suffisant, Mais si l’effort dépasse ses forces, il deviendra asystolique.

Puisque c’est dans le système artériel que se manifeste l'augmentation de pression, on comprend facilement pourquoi c’est sur le cœur gauche que porte d’abord l’hypertrophie. Il se fait dans le myocarde gauche le même travail compensateur que l’on voit se produire en cas d'insuffisance aortique. De fait, c'est bien du ventricule gauche que les auteurs qui y ont pris garde signalent l’hypertrophie.

Rocher (1), qui put voir à l’autopsie le cœur de son blessé, spécifie nettement que ce cœur énorme était bypertrophié surtout aux dépens du ventricule gauche.

Cazamiau note en tête de son observation « Hypertrophie et dilatation du cœur portant surtout sur le ventricule gauche. » /

En outre, il existe un autre phénomène signalé par différents auteurs et sur lequel insiste à nouveau M. Grégoire. C'est celui-ci : si on comprime l’anévrisme arlérioveineux ou bien si on le supprime par une opération, on voit survenir un ralentissement très notable du pouls pouvant passer de 80 à 40, ou dans une autre observation de go à 4o.

À ce moment les pulsations deviennent plus intenses. M. Grégoire explique ce phénomène en disant que « le cœur n’ayant plus à lutter par la rapi-

1. Rocher, Bull. et Mém. de la Société de Chirurgie, 1919, n° 1, p. 12. |

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dité de ses contractions contre la chute trop brusque de la pression constante, peut alors se donner du repos »;

2° Dans la deuxième phase : « Ce travail intensif auquel se trouve soumis le cœur, finit un jour par le fatiguer. Nous avons vu pour quelle raison défaillait le cœur gauche. Le cœur droit ‘subit à son tour le contre-coup de la communication anormale artérioveineuse, et cela d’autant plus vite que celle-ci siège plus près du cœur.

«L’afflux de sang artériel sous une grande pression dans le courant veineux augmente forcément la pression veineuse en aval de la communication. » Car ici, nous ne trouvons pas de réseau capillaire pour amortir la pression sous laquelle chemine le sang artériel avant de pénétrer dans les veines.

Ainsi on voit survenir les grands symptômes de l’asystolie : la cyanose, la dyspnée et les œdèmes.

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