‹ Pression Veineuse au Cours de l'AsystolieChapitre 26 sur 39 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

La pathogénie de cette asystolie, comme le montre M. Grégoire (1) est facilement explicable. C’est ainsi qu'on peut distinguer dans l'apparition des accidents deux phases :

1° Le cœur, qui a devant lui une communication anormale des gros tissus artériels et veineux, se trouve dans les mêmes condilions mécaniques que lorsqu'il y a insuffisance des valvules sigmoïdes. Dans les deux cas il existe une fuite qu’il faut que le myocarde compense. Pour arriver à faire passer dans le segment artériel sous-jacent à la fuite la quantité de sang à peu près nécessaire à la nutrition des tissus, le cœur est obligé d'augmenter d’abord la force, puis le nombre de ses systoles. Cette augmentation de la poussée cardiaque se traduit par l’augmentation de la pression dans tout ie segment artériel susjacent à la communication. Il y a en amont surcharge des artères. Leur élasticité, ainsi mise à l’épreuve, finit par faiblir. Les artères se dilatent et se distendent alors sous l'influence de l'excès de pression, et en cela elles suivent la loi commune à tous les organes creux Le l’économie.

Pour lutter contre cette fuite et tâcher de maintenir à un niveau suffisant la pression constante, le cœur se contracte avec énergie. Ii s’hypertrophie et

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