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ETUDE DE LA PRESSION VEINEUSE AU COURS

DES ANÉVRISMES ARTÉRIOVEINEUX

Le mérite revient à M. le professeur Cunéo d’avoir étudié le premier la pression veineuse au cours de l’asystalie provoquée par les anévrismes artérioveineux. C’est ainsi qu'il cite 4 cas et les range en deux variétés distinctes :

1° L'une où on trouve une dilatation peu marquée des veines superficielles et une pression veineuse sensiblement normale (30 et 27 cemc. d'eau, obs. V et VII). Notons de suite comme nous l’avons déjà dit que les chiffres dela pression veineuse considérés comme normaux par M. Canéo, sont en réalité trop élevés et doivent être considérés au contraire comme indiquaut le début d’une stase de la circulation veineuse de retour;

2° L'autre variété, caractérisée par l’ectasie et l’artérialisation des veines superficielles, s’'accompagnant d’une pression veineuse très élevée (50 cmc. dans l’obs. IV).

Avec MM. Delbet et Grégoire nous sommes d’avis qu'il ne faut pas considérer cette augmentation de la pression veineuse comme étant due à l’état du sys-

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tème valvulaire des veines. Pour nous, elle doit tenir à deux causes :

a) La systole cardiaque se propageant brutalement dans le système veineux peut produire comme l’on conçoit facilement, à elle seule, une hyperpression veineuse ;

b) Secondairement, on peut admettre que le cœur droit se laisse forcer. En effet que se passe-t-il? Le sang veineux mélangé au sang arlériel est ramené en trop grande quantité par le système cave dans l'oreillette droite, et par là même dans le ventricule droit. Cette hyperpression veineuse tend à distendre le ventricule droit qui ne suflit plus à sa tâche, d’où des troubles apparaissant dans la circulation pulmonaire.

En effet toutes les observations signalent l'existence : d’une cyanose intense, d'une dyspnée très marquée et souvent de la stase pulmonaire.

Conclusions. — Nous voyons combien dans ces cas la mesure de la pression veineuse peut être intéressante. Elle pourra traduire la marche progressive de l’asystolie et par ses chiffres mesurera ainsi l’encombrement de la circulation droite. Nous pouvons regretter que M. Grégoire n’ait pas suivi l’exemple de M. Cunéo et n’ait pas complété ses observations si intéressantes par la recherche de la pression veipeuse, qu'il serait important d'étudier avant et après

l’opération.

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