‹ Pression Veineuse au Cours de l'AsystolieChapitre 9 sur 39 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Technique

Nous serons bref sur ce chapitre car il est exposé d'une façon ample et complète dans la thèse de G. Jaquemin Guillaume (r). Ainsi nous n indiquerons qu’à grand traits la technique et les précautions dont il faut s’entourer pour obtenir des résultats exacts.

L'appareil dont on se sert pour mesurér la pression veineuse est composé essentiellement de trois pièces.

1° Du manomètre à eau de H. Claude pour la mesure de la tension du liquide céphalorachidien.

2° D'un tube de caoutchouc épais, long de 6 centimètres environ sur lequel est monté un embout métallique de seringue et qui grâce à un joint de verre se relie au tube de caoutchouc du manomètre.

3° D'une aiguille à ponction veineuse, d'assez gros calibre. On peut se servir d’une aiguille uniquement stérilisée, mais pour empêcher toute coagulation il est plus prudent de la tremper dans le mélange

1. G. Jacquerhin Guillaume, La tension veineuse. Sa mesure chez l'être humain. Technique et premiers résultats. Thèse de Paris, Jouve, édit., 1920.

De et

paraffine et chloroforme préconisé par P. P. Lévy, ou dans une solution d'huile d’olive stérilisée,

Voilà pour l'appareil.

Mais avant toute opération il faut s’assurer d’abord que l’aiguille, l’embout et le tube de caoutchouc soient perméables et exempts de tout corps étranger. Notons à ce propos que dans certains cas on peut supprimer l’embout et aboucher directement le tube de caoutchouc à l'aiguille.

En second lieu il faut vérifier qu’il n’y ait pas de fuite dans l'appareil. Pour cela, mettre le doigt sur l'extrémité de l'embout et faire de la compression sur le tube de caoutchouc. Dans ces conditions l’aiguille du manomètre doit monter,et non seulement monter mais rester à un point fixe si la compression du doigt n'est pas supprimée.

On procède alors à la mesure de la pression veineuse. | ‘

Le sujet étant couché bien horizontalement, on place le bras droit sur une alèze ou sur un coussin pour qu’il occupe à peu de chose près le plan du cœur. Le choix d’un côté ayant pour but d’obtenir des chiffres strictement comparables. Quant à la position du manomètre elle importe peu et même si la pression est forte, on devra le soulever par l’anneau et ainsi élevé on empéchera que le sang ne franchisse l’index de verre et ne pénètre à l’intérieur du manomètre,

Le bras étant maintenu à l’état de flaccidité absolue à l’aide d’un garrot on fait saillir les veines du

pli du coude. Suivant leur volume on ponctionne soit la veine basilique ou la veine céphalique ; le sang jaillit, on enlève le garrot puis on attend quelques secondes pour que la pression veineuse revienne à la normale.

On introduit l’embout dans la partie extérieure de l'aiguille. Sous l’effet de la poussée sanguine qui pénètre dans l’embout et la première portion du tube de caoutchouc, l’aiguille du manomètre se déplace lentement et après un certain parcours atteint une graduation devant laquelle elle s’arrête. Le chiffre indiqué par l'aiguille mesure la pression veineuse. Si l’on enlève l’emhout l'aiguille descend et revient vers zéro. Si on le replace dans sa position antérieure, l’aiguille remonte, atteint la graduation qu’elle venait de marquer et s’y maintient avec une fixité remarquable. Pendant toute la durée de l'opération il faut se bien garder d’exercer en amont de la veine ponctionnée une pression même légère, car elle suffirait à déplacer l'aiguille d’une façon notable en faussant tout résultat.

Nous conclurons en attirant l’attention sur la facilité et la simplicité extrême de la méthode. Chaque médecin sachant faire une injection intraveineuse pourra la pratiquer aisément, d’autant plus que la prise de sang et les injections intraveineuses sont d’une pratique courante.

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