Gærtner Münch, Med. Woch., 1903, n
3. Sahli, Lehrbuch der Klin. Untersuchungs methoden, 1913. B. I.
4 H. Von Reklinghausen, Arch. f. exp. Path. und Pharmak., 1906, B. 55,
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et autres. Le point délicat et essentiel du problème tenait en somme d’une part à la difficulté de réaliser une technique simple et précise et d'autre part à ce que les conditions où l’on étudiait les sujets n’étaient pas rigoureusement les mêmes -- fait capital — comme nous le verrons au cours de cette étude.
Cependant, dans l'étude de la pression veineuse par la méthode directe, il faut citer à part les travaux de Henri Claude et de ses collaborateurs Porak et Rouillard (1). En effet, ces travaux marquent une date importante dans l’histoire de la pression veineuse et se rapprochent le plus des recherches de M. Maurice Villaret. En traitant des applications diverses de son manomètre à eau, Henri Claude indique la possibilité de mesurer avec cet appareil la pression veineuse périphérique, ce qu'il fit chez 18 malades atteints d’affections diverses.
En somme, dans tous les travaux dont nous venons de parler nous trouvons des résultats très variables, peu cohérents. |
Peu à peu, nous voilà donc conduits à la phase décisive de l’étude de la pression veineuse.
En 1912 déjà, M. Maurice Villaret s’est occupé avec M. Paul Descomps de cette question, mais ces recherches restèrent inédites. Entre temps, M. le
1. H. Claude, R. Porak et J. Rouillard, Recherches de manométrie clinique avec application particulièrement à l'étude de la pression du liquide céphalo-rachidien (Revue de Médecine, p.343,
juin 1914).
professeur Cunéo(1), àla Société de Chirurgie, étudie la pression veineuse à propos de 7 cas d’anévrismes artério-veineux, en se servant de manomètre Claude. Ses observations sont fort intéressantes, et plus loin dans notre travail nous aurons l’occasion d'y revenir, mais les chiffres’ qu’il donne pour la pression veineuse normale sont, comme nous le verrons, trop élevés ct ne correspondent pas à la réalité.
En poursuivant ses travaux, M. Maurice Villaret
avec la collaboration de M. Saint Girons arriva à mettre au point une technique aussi simple que précise, à la portée de chaque médecin sachant faire une injection intra-veineuse et dont l'application et les premiers résultats furent consignés dans la thèse de son élève G. Jackemin Guillaume.
\ Dans des recherches ultérieures, M. Villaret, avec MM. Saint Girons et Grellety Bosviel, place la question de la pression veineuse nettement sur le terrain clinique, l’étudie au cours des affections diverses, dégage les lois générales des nombreux cas observés et ouvre ainsi un chapitre important et nouveau dans l’histoire de la physiopathologie humaine.
À son apparition cette nouvelle méthode fut peu appréciée. |
Actuellement elle est mise en pratique dans plusieurs services en particulier chez le professeur Vaquez et chez le professeur Sergent. Leconte et Yacoël,