‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 106 sur 204 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

< ' »MMENT Ni HRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHBISTA FAIT SON ÉGLISE PARTICIPANTE DE SON SACERDOCE. — INSTITUTION DE L'ORDRE.

Saint Jean écrivait aux fidèles : « Le Verbe de vie, qui tut (1rs le commencement, que nous avons entendu, que nous avons vu de nos yeux,que nous avons attentivement considéré, que nous avons touché <!«' nos mains, nous vous l'annonçons. Car la Vie B'esi manifestée : nous l'avons vue, nous en rendons le témoignage : el nous vous annonçons la vie éternelle, qui était dans Le Père, el qui est vomie se montrer à nous.t le que dous avons vu et entendu, nous vous L'annonçons, afin que vous entriez vous mêmes en société avec nous, et que notre société soit avec Le Père et avec son Fils, Jésus-Christ '.

1 Qnod luit fcb initio, quod au<li\ iimis, quod viilimus ocolïl 1.

«jiic.il perapeximoB, el mantu oostrae oontrectayorânl 'le Verbo \itœ: et

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d quelques mots, tout Le plan de Dieu. Le V< divin vit dans le sein du Père, qui ne cesse de 1 Vi.. drer et d<- lui communiquer tout ce qu'il est : et cette vie du Vert* rnelle. Et le Verbe s'est fait chair, et

il a habité parmi noua ; et la vie qu'il reçoit éternellement de Bon . -i révélé* dan- la chair; et il • ■lia fait participante l'Humanité dont il B'est revêtu et qu'il s'est unie en unité de Personne. Et le Verbe, vivant en cette Humanité sainte et adorable, c'est Notre Seigneur

- - 1 !HRiST,que les Apôtres "lit vu, qu'ils ont entendu parler, qu'ils ont attentivement considéré, et touché de leurs mains.

Biais, cette vie divine, dont Notre-Seigneur Jésus Chrisi a vécu parmi nous, il l'a communiquée. Les âmes ont reçu de cette plénitude; 61 une société a ••lirait.', par cette communication, avec le Père et Notre eur Jésus-Christ. Et ces âmes qui ont reçu de sa vie et qui ont cette société divine, compo Corps mystique, son Eglise : Race choisie, Sacerdoce royal, nation sainte, peuple d'acquisition ' , >i Intimement uni au Chbist, que le Chbist vit en cette choisie, en cette nation sainte, en ce peuple d'acquisition . en ce ( lorps mystique, en cette Eglise bien aimée, comme il vit en son Humanité divine, avec une difféi tans doute, qui est «i1"' '• V{ ' '"' v'' '';l" Humanité en unité de Personne, tandis qu'il v It dan

n unité d'esprit. [1 vit dan- I pour lui «oui

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PARTICIPANTE DE BOM BACEBDOCE 2G1

muniquer tout ce qu'il est venu apporter sur la terreJ pourquoi, son alliance est vTaimeni La fin prochaine de Bon Incarnation; et, c'est pourquoi saint Paul appelle L'Eglise sa Plénitude 1 ». « Vous me demandez, dit Bossuet, ce que c'est que l'Eglise? L'Eglise, c'est JÉSU8- Chbist répandu et communiqué : c'esl J Ésus-( Jheist tout entier ; c'esl Jésus-Christ Homme partait ; c'esl Jési s- I Ihbist dans sa plénitude 2. » Comme on dirait d'un vaste abîme, où un grand fleuve descendrait pour le combler, qu'il est La plénitude de ce fleuve ; Notife-Seigneur, si l'on peut ainsi dire, achève sa course dans l'Eglise, pour s'y dilater, el s'y répandre, et y vivre d'une vie nouvelle dans laquelle il glorifie son Père, comme il le glorifie dan- 3a vie théandrique,qui lui estpropre en sa qualité d'Hommel)i i:r.

« !ar l.i glorification de Dif,u son Père est la fin suprême et dernière de toutes ses œuvres et de tout ce qu'il est.

Biais eeei même nous initie à la connaissance certaine de ce que Notre-Seigneurfera dans son Eglise. Par amour pour elle car il L'aime et il s'est livré 3 pour témoigner cet amour , il Lui donnera tout ce qu'il possède : ses droits, son autorité, son empire, ses grâces, ses mérites, le fruit de Ba vie et de sa mort. Il se donnera lui-même; et il se donnera dans L'étal où il a principalement glorifié boii Père,l'étal d'Hostie, il se fera Victimede L'Eglise. Voulant dans cette Eglise bien-aimée donner à boii Père Le plus d'honneur possible, il sera en réalité, dans l'Eglise, tmite La Religion de L'Eglise. Il sera donc le Sacrifice de L'Eglise, car toute la Religion 8e résume dans le Sacrifice.

Cette conclusion esl de rigueur. Mais en voici une

1 Ephea. i,J3.

- /.. ttrt i •!■ /■'>'■ ■ 'n. 88.

•' Bpbes. v, 26,

. . mv BIST a fait DU

autre. L'Eglise dans laquelle Jésus-Christ sera en étal d'Hostie, et dont il Bera la Religion et le Sacrifice . est une - • I visible. Il est donc nécessaire

que sa Religion, Bon Culte, Bon Sacrifice Boit extérieur .•t visible. » 'ar 1<- Sacrifice, occupant une place si importante dans la vie de l'Eglise, <l<>it avoir le même carac-

qu'elle, lire la visibilité : il doit même porter

manière éclatante. A cette fin,qu'adviendra-t-il ? Est-ce que Jésus, monté au ciel, apparaîtra visiblement, sensiblement, de manière à ce que les hommes puissent denouveau le voir, le regarder attentivement, le toucher de leurs mains . comme au jour de sa vi< ? "ii bien, tout en étant présent et il ne

qu'il ne soit pas présent . n'y aur.it il il«visibles que dei ;térieurs, des apparence*

• temple, les apparences de cette double Bubstance que présenta autrefois Rfelchisédech, la plus parfaite HguredeJÉsus, Bouverain Prêtre, dans l'ancien

iraent ?

dernier dessein que JÉsi - s'est an été. La première fois qu'il offrit le Sacrifice non Banglant de < lorpa et de Bon Sang, a la dernière < Jène, il dit en prenant

• lu |»ain : Ceci est i Corps ,et,en prenant le calice

rempli de vin : < lecl est mon Sang. Après ces paroles,

• bien I i I non plus 1<- pain, Bon San

non plus 1'' vin, <|ui étaient sur la table eucharistique.

t bien lui même tout entier, Dieu et homme, vert

mont présent, ra ent bous des appai i

■ 'lu pain «■! «lu \ in '.

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