‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 112 sur 204 · ET DE BON PBÊTBE · texte numérisé non relu

ET DE BON PBÊTBE

la joie de montrer, à la fin de cet ouvrage *, que, sous aucun rapport, absolument aucun, le Prêtre n'est égal à la Mère de Dieu, et son ministère comparable à celui que cette Vierge Immaculée a rempli envers son Fils. Mais les exagérations mêmes des Saints montrent leur grande admiration pour la sublimité glorieuse de notre erdoce.

San- s'égarer à ce point, les Pères ont donné à cette toute divine dignité des éloges magnifiques. 11 nous semble que c'est ici le lieu de citer quelques-unes de leurs paroles.

Saint Ephrem s'écrie : Quid dicatn .' quid eloquar? aut quid laudibus e/feramf Excedit quippe intéllectum et ratioru m omnemque cogitationem douant altitudinis dignitatis sacerdotalis... Ipsos coûos cedorum situ impedimento atque labort ascendit Sacerdos, et in medio Ângelorum, simul cum Spiritibu8 incorporels, facile versatur. Quid dico, in medio supernarum Virtutumf Quin et en m ipso Angelorum Domino atque Creatore Datorequr luminum, familiariter agit; et quantum nuit, confestim quod postulat, facile et suo jure quodammodo impetrat... 0 quam magnam in ■<> eonii m t profunditatem formidabile et admirabile Sacerdo-

Saint Bernard, comme saint Ephrem, semble plutôt chanter un cantique, que faire un discours, lorsqu'il dit en présence d'une assemblée de Prêtres: Quantam dignitatem contulit vobis Deusl Quanta est prœrogativa ordinis vestril Prœtulit vos Deus regibus et imperatoribus ; prœtulit ordinem vestrum omnibus ordinibus, imo,ut altius loquar, prœtulit vos Angelis et Archangelis, Thron

1 Couronnement tU VŒSuvrt, Le Sacerdoce mystique de Mw;n. * L>> ■>. Opéra, ÂJitaerpije, 1619, p. \:>.

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- -"Ht peut-être, uou du saint Abbé de < îlairvaux, mais de quelque vénérable auteur, Bon contemporain; quoi qu'il en Boit, elles expriment exactement m et ••••11»' d«' toute la Tradition des Pères*. Des Limitions, comme celles-ci de Pierre de Blois, sont fréquentes dans les écrits des Baints Docteurs et des tiques du Moyei OS rdotium! Deificapro-

festtio ! Corona glorhv in maint /)<>mii>i*. »

Nous avons souvent lu et médité, dans VImitaHo os belles et touchantes réflexions :

angt licam parti Bap-

Mysterium , et magna dignitas rdotum, quibus datum ut t/u<i<l Angelis nn,<

namqui Sacerd iiA ordinati,

habent celebrandi,et Corpv andi,

■ quidi m Mn>/*'. r est Dei, uti

institutionem !>■ autem ibi principale*

'mibiliê •'/>> rato\ quod

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t.CCVIl

ET DE BON PRÊTRE 2"i I

Principalis autort invisibilis operatort eut subest omne quod vdueritf et paret omne </"<></ jusseritl Voilà, encore mit' fois, notre .mande gloire, dans notre propre amoindrissement... Ne nous serait-il pas permis de taire ici une comparaison, qui manque évidemment d'une parfaite justesse, mais qui nous donnera mieux l'intelligence de l'immense et inexprimable honneur qui nous revient de ce ministère si secondaire, rempli par nous au saint Autel, dans l'acte du Sacrifice? Quelle est la gloire de l'Humanité de Jésus, de son Ame créée, de son Co'iir créé, dans le Mystère de l'union hypostatique? i précisément d'être le moins possible dans les œuvres du Verbe incarné, c'est, en particulier, d'avoir perdu ou plutôt de n'avoir jamais eu sa propre personnalité. Quel malheur incompréhensible pour l'homme, en JÉSUS- CHRIST, si, par impossible, il était devenu après l'Incarnation une personne humaine. Il aurait du même coup perdu sa gloire par excellence; il n'aurait plus été le Fils consubstantiel du Père. Ses œuvres auraient été pride leur mérite, de leur valeur infinie: et, n'étant plus qu'une pure créature, tous les hommages, L'adoration môme, qui lui est due. lui auraient été ravis. Kn un mot, si la nature humaine en Jésus-Christ s'étail possédée personnellement, elle se sérail appauvrie d'autant. .Mais son appauvrissement véritable, suivant lequel elle n'a point de personnalité propre, est 8a grande et magnifique gloire.

Eh bienl plus nous sommes amoindris à L'autel plus DiK.r est en nous; pins Jésus, le souverain et unique Pontife, s'unit à nous, se répand en nous, envahi! miraculeusement el divinement toute notre personne, nous faisanl vouloir comme il veut, eux subi -' omnequodvolut rit, nous soumettant à son action toute puissante el A bod

: ' LDMIRABLE DNION DE N.-8 Ê8C8H KBI8T

ordre auquel tout obéit, « lomm >r rsertt,nouB

empruntant notre Langue et ooa Lèvres, et noua faisant clir.-, ou plutôt disant Lui-même par L'expression de notre

est mon corps : i si mon sang »...

(i Mystère au dessus de toute intelligence, de toute admiration <-i «!«■ toute Louange! Plus ii«>u> disparaissons, plus il se montre; plus nous nous effaçons, et plus il prend notre place. Biais, plus cet effacement <-t cette disparition Bont complets, plus il nous revêt de gloire, d'honneur, d'autorité. <»li! qu'il est bon de cesser d'être ainsi soimême, pour être Ji sua < Ihrisi ' et, par Ji sua < 'hrist, Le -i le Père qui ;i seul originairement Le droit d'offrir le Sacrifice et de bc donner une telle Hosti* par JÉsi s-Christ el avec le Père, le Saint Esprit;

La vertu «lu Saint Esprit qui fait 1«- changement de la substance du pain et du vin -. < » Incompréhensible opération de Dieu! 0 exaltation inénarrable d'une humble véritable déification !... Vraiment la parole

M. -• •!•• de l'unité d'opération, dnna I I

i appelle un nutru non u 1 1 1 1 ii . Il :i 1 1. ■ u ilaiiM 1 '. .i .1 1 •■. non du S '■'

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