‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 130 sur 204 · DE L'EXCELLENCE DE LA GRACE SACRAMENTELLE · texte numérisé non relu

DE L'EXCELLENCE DE LA GRACE SACRAMENTELLE

El cettegrâce si éminente,si spéciale au Prêtre,si unique, dans l'ordre des communications divines, n'est pas transitoire el passagère, puisqu'elle esl La grâce même du Sacrement, lequel a cela de particulier, avec le Baptême et la( Confirmation, qu'il imprime un caractère ineffaçable. Cette grâce esl directement et essentiellemenl pourl'acte de < îonsécrateur, que le Prêtre fera chaque jour au saint Autel; mais elle demeure eu lui; elle se répand dans tour son être : elle informe toutes ses actions intérieures et extérieures. C'est en toute chose, suivant La pensée de saint Denys, et non point seulemenl dans l'acte «lu ministère principal rempli par lui7 que Le Prêtre esl très conforme el très semblable à Dieu1. C'est pourquoi, à cause de cettegrâce éminente, il est toujours soutenu, éclairé, secouru, fortifié par des grâces actuelles, qui participent, par Leur excellence propre, à l'éminente beauté de sa grâce sacramentelle; car les œuvres de Dieu Boni parfaites2 ; et il u'ya ni disparate ni contradiction en elles. Ce qui veut dire que les grâces actuelles de foi, d'espérance, de charité et des autres vertus chrétiennes, que Le Prêtre reçoit sans cesse, el Buivanl ce qui est opportun, Boni aussi élevées au dessus des grâces communément accordées aux simples fidèles, que sa dignité et -«m ministère sont au-dessus de leur c mdition :;.

: Dieu a fait deux prodiges dans l'I i-jrc 'J'rni'tr tlr.s Suints Ordre; lll' p. cbap. vi rera le

commencement .

1 lu divino, quia non audendus aliU dus fierî, niai necnndiira omnem babitum suum factna bî1 Deo formUsiinua el Doo simili imu*. /'■ I cap. m. Patr. pi sec, t. III. col. 130. l •( ateron. sxxn, I.

Del ' priupondorare \ iln B. Ambroa. Epiatol. LXIII ad i- retUna. n. 04. l'ati lai., 1 XVI i

1208. C Sacerdotium leo divina... qnu dnbital •

omnium gratias alligatas e»ne ordinatioui? S. < i lib. III cap. i. Patr. - rœc, t. M.\ III

E LA i.i; . g .I.K

< » 1 >in" : quel glorieux état ! < le qu'il y a «!<• plus grand

le monde, c'est la sainteté; et 1<- Prêt inr !

i . de La Loi ancienne t'étaient par ta consécration «l»*

Iuh si Dieu l'exigeait, «lisant: Soyez saints,

e je suis Saii I . c est qu'il leur donnait d'être

saints : <-t il Les sanctifiait, en même temps qu'il les «"ii-

sacrait à sa Religion perpétuelle ' : et s'ils étaient

dociles à la grâce decette consécration, ils étaient -;iints.

Mais quel autre miracle de sanctification 1«- Seigneur

opère en nos âmes! Il nous fait participants du Sacer-

! nel de son Fils : nous recevons communication

toujours vivant, et toujours agissant :

tte communication est éternelle, comme l<

doce même qui en est le principe. L'acte propre de notre

■ i st l'acte même du Sacerdoce adorât] unique du Fils de DiEU;e1 cetacteest l'acte vraiment unique du Fils de Dieu, l'acte unique «lu temps, toute chose ayant été consommée par cet acte, «-t l'acte unique de -"ii éternité. Et, dans cet acte unique, que noua avons à continuer en mémoire de lui -' . nous n

qu'un avec le Verbe, Pontife et Prêtre di Quelle «««i donc, ô I »ii i ! la sainteté qui nou mmu-

niquée, Binon la Sainteté même du Verbe éternel ? ^ussl, comme les prêtres de la Loi avaient entendu la parole qui était pour eux : aints . parce que je suis

ons entendu celle qui esi pour nous, bien i • ■■ ndue, bien plus profonde, bien plus aiuoun netiflante, parce qu'elle Itien plu

ment l'unité : Et »r< /

DE LEXI l'I.I.I M E DE LA GRA( i: BA( RAMENTELLE

/// unum ! Le Prêtre el Jésus-Christ, c'est toul an! Le Prêtre el 1 mi r. c'esl toul un.

L<> I'rriir. dit saint Thomas, représente Dieu el en ce qu'il est en lui même el en tant qu'il exerce son action sanctifiante sur le monde *, Ceci posé, ajoute Bourda-

loue, parlant du droit que donne l'Ordinati l'offrir le

saint Sacrifice, je demande s'il y a, hors de la Sainteté de Dieu, une sainteté assez éminente pour répondre à l'honueur d'un ministère si relevé - ?

' lette sainteté éminente, c'est la grâce de l'< ordination, conservée, merveilleusement embellie, agrandie, parla fidélité aux grâces actuelles, qui y répondent. C'est pourquoi un saint Pape a dit : C'est surtout dans les Ordinations, que la plénitude du Saint-Esprit opère. Plenitudo SpiritÛ8 Sancti maxime in ordinationîbus operatur^. Et saint Denys ne craint pas d'affirmer que, parl'Ordinafcion sacerdotale, les Prêtres reçoivent, à un liant degré de perfection, la science '-t une aptitude particulière à la contemplation des choses divines. Sacerdotes ad scien tiam et facultatem contemplatricem, sacerdotali consecratione, perfecti sunf K <»n s'explique cette communication abondantedes donsdeDiEU. La raison en esl celle que nous avons alléguée précédemmenl : Ses œu\ res ae sont pas incohérentes, mais parfaites. Avec la grâce del't Ordre, les Prêtres reçoivent donc une disposition particulière à la connaissance des profondeurs du Dogme,

1 In Eccleaiœ ordine constitnti, in hoc positi sunt, ni Deum représentent, non Bolum - • - « • 1 1 1 1 < 1 1 1 1 1 1 quod in -■■ est, -'■'! etiam secundhm qnod ;ilu> iniluit. /-/' i,n ni. q. xxxiv, :i. I. '■•

hortation mr la digniti ■ ' '■ r d ; emière ]■

9. Innocent. I. Epiêtol. XXIV, cap. m. Patr. lai I SX • l>, Uierarch. tecla. Cap. v. § vm. Patr. grec., t III, col. 615. sait <|'"' s. Denra appelle l'ordre d( I ■ llluminsv

t.nr : eelui des Diacres, l'ordre purificateur ; et celai I l'ordre

teur.

! iture, d< le la

-i difficile <|iii s'appelle, (l.u

ysl que, le discernemenl des esprits, et, en

même temps, un certain don d'Oraison, m ition

el fréquente de l'Ame v< rs I mi eu et les choses divi-

• d'aptitude à la contemplation : ml facilita-

'/ Sllllt.

: ne faut point que cette parole de saint 1 >enj - i étonne. Car, si les Prêtres sont appelés à I aux

œuvres <!<• /.<1<-. aux labeurs apostoliqui timent de saint Th >mas, de la contemplation, comme d'une Bource féconde et intarissable, que doit dériver la ique de la prédication '. 11 n'y a donc rien dire, que ce qui parait l'apana s ertai-

mes, \ ivant dans la solitude, est comme un don naturel au Prêtre d i hrist. Saint Jean ChysostônM no dit-il pas, qu'on peut lui appliquer, en considéra - tout à fait de choix, > h cti qui lui sont proj paroles des Lh nta :

m tibi l'influence de telles pensées, que belles parol< 1 . ■

e mol de nstre

m un boi on pourrait dire «pu*

«I ms la natiii e appelle un monstre, ! qui aurail cent t. tes ou

1 »i celui qui a

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