‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 135 sur 204 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

comment le prêtre est in centre divin, ou toute l'église se réunit

Nous avons médité souvent, et les fidèles eux-mêmes ne lisent pas sans émotion, ces belles paroles <lu IV Livre de V Imitation de Jésus-Christ: « Quand le Prêtre célèbre le saint Sacrifice, il honore Dieu, il réjouit les Anges, il édifie l'Eglise, il va au secours des vivants, il procure le repos aux morts >.

C'est ce ministère admirable, c'est cette action, celte influence étonnante exercée sur l'Eglise militante, souffrante, triomphante, qui nous fait dire, que le Prêtn comme un centre divin où toute l'Eglise se réunit -. Donnons-nous une fois de plus la consolation de méditer ces paroles et «l'eu pénétrer le Bens profond.

1. Quand le Prêtre célèbre, il honore Dieu. Nous ne pouvons pas négliger ces premières paroles, bien qu'elles ue semblent pas se rapporter A notre sujet. I.

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réalité elles n»' lui Bont pas étrangères. Quand le Pré* tre célèbre, il honore Dieu. Tout l'honneur que '.

monde, lui vient, et ne j>'-ut lui venir que de Bon Kil>. 1<- Verbe incarné, Victime devant m lia-

adorable. Jésus, Hostie but l'autel du Sacrifl au saint Tabernacle: voilà véritablement, ici-bas, toute oire de Dieu le Père. Mais cet étal d'Hostie, de <illi JÉsi - le reçoit il ? L'être sacramentel, <l"iit il a absolument besoin ayant voulu <|tfil en fût ainsi pour être Victime devant Dieu, dans son Eglise <1<- la terr< être, de <iui le tient-il ? Il est certain qu'il le tient uniquement <1«- la volonté des Prêtres. Si, par une hypo- -ii.lr. tous les Prêtres s'entendaient pour ne plus consacrer, -'i sus, à moins d'un miracle <|iii 1<- f< sortir du plan «ju'il a lui-même établi, in- serait pli étal de Sacrifice sur la terre ; et, par conséquent, la gloire à laquelle la Trinité Sainte a droit, la seule qu'elle aime. nie qu'elle cherche et qu'elle veut trouver en ce monde, cette gloire lui serait refusée. Biais il n<' se peut que cette gloire lui fasse défaut. Le Tout-Puissant veut l'avoir ; or, parce qu'il ne peut réellement l'avoir toujours conformément aux desseins libres mais stu m adorable - que par le concours du Pi

: dédire, en un certain sens, que Dieu lui-même ers lePn mme b! l< qu'on nous

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lui. vers sa Majesté, sa Sainteté, sa Miséricorde, son Amour, toute la religion, tout L'honneur, tous les hommages qu'il mérite... Oh! que cette considération, si grande, si simple etsi vTaie à La fois, doit dous faire estimer notre Sacerdoce, et nous déterminer à ne jamais manquer de célébrer la sainte Messe chaque jour, et à la dire saintement !

2. Le Prêtre réjouit les Anges. Toute la joie des Anges esl «le contempler Notre-Seigneur Jésus '. I>':qu'ils le virent, à Bethléem, entre les mains de Marie, ils éclatèrent en cantiques d'allégresse. Son Sacerdoce et sa vie de Victime sont leur perpétuelle occupation. Aussi apparaissent-ils, dans Le récit des Evangélistes, partout où le mystère de son état d'Hostie est plus •-«•n-ible : «à la crèche, au désert -'. à Gethsémani, à la Résurrection. Le saim Sacrifice de la Messe est, pour eux, tout un monde de merveilles ravissantes. La vue de L'Hostie fait leur béatitude. Or, c'est nous qui leur donnons tant de joie; c'est aotre ministère à L'autel qui est l;i cause de leurs ravissements. C'est pourquoi, il est naturel de penser qu'un grand nombre de ces Esprits bienheureux environnent Les Prêtres constamment, afin qu'ils a'omettent pas d'offrir Le saint Sacrifice. Leurs plus pressantes inspirations ont pour but de Les déterminer à toujours faire, et à faire toujours saintement, cette Action! Comme il- nous entourent avec amour! Comme ils dous pressent : Que de bien ils espèrent, ils attendent du Mystère dont nous sommes Les Beuls mloistres : < > Merveille touchante ! que Le Prêtre soit ainsi

1 lu uni— ■l'-.siil.T.-uit Angelî \ '-■

& Tbamu nom ;i appi tk>n. lonl Lea Ministre* d< son Sa

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comme un centn sont san • urnées

ces Intel - ;s bienheureuses! Et, par ce nom, noua n'entende seulement les gardiens, qui

sur la terre, uir à notre humble

ûlitante, mais t->ii> ceux <|iii comp iscnl la rieuse Hiérarchie <!<•> cieux : les Au les Principautés, 1<-- Puissances, les Vertus, les I »• »i 1 1 inations, les Trônes, les Chérub - .■ j.hin-» •.

Quand nous montons à l'autel, ils se | r ïssenl encore i>lus autour de nous, comme étaut dans une attente plus de la joie qu'ils vont éprouver. Quand 1"- Sacrifice commence, leurs désirs, leurs ardeurs redoublent; i qu'esl leur tressaillement, ce que sont leurs transp - amoui ■ inomenl où le Mj

implit, i qu'aucune langue i xpri-

. Recueillons cependant quelques-unes d< - parolea elles soulèvent quelque peu le \ "il<- «lu Mys-

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