OU TOUTE L ÉGLISE BE RÉ1 MI
tuelle commence avec le Baptême. < l'est La première vie de JÉSU8-* ÎHRI8T dans l'âme. L'édifice monte, il s'accroît,
fortifie, quand l'âme de l'enfant peut 8e Donrrir du pain de vie, du pain des forts, du froment des élus, «lu vin qui fait germer les vierges '. Si l'édifice bous les coups de la tentation chancelle, el si même il tombait en ruine, il est toujours réparable, il se relève, il s'affermit, et, finalement, il reçoit une stabilité qui annom qu'il sera éternellement. C'est L'âme «lu pécheur qui,tom-
-,■ relève et demeure constante : c'est L'âme du juste toujours plus vivante de la vie «lu Christ... Or, vers qui se tourne l'Épouse bien-aimée du Christ, pour que L'édification qu'elle espère se en son Bein,en chacun
eux qu'elle porte ? Vers le Prêtre et le Prêtre seul : car c'est par Lui que LeCHRiST donne la vie aux âmes dans L'Église2 : el c'est lui qui distribue 1'- pain qui donne l'éternelle vi
Ainsi LePrêtre, à L'autel, édifie l'Église militant Montons plus haut. C'est aussi le Prêtre qui édifie 11triomphante, ou, pour parler plus exactement, qui achève de l'édifier. I < • i - 1 > .- 1 - . tout ne subsiste qu'à cause de cette Église de l'éternité. Quand la construction, qui s'y fait >an^ interruption, sera terminée, 1'- monde finira, parce qu'il n'aura plus ce qui est -a raison d'être. Or, parce que cet achèvement, cette perfection finale de L'édifice éternel est la grande et Buprême et définitive gloire de .ii ~i - • Ihrist, cette Église, son Épouse, cette Jérusalem «l'en haut, cette Cité bienheureuse est dans L'attente de ce! achèvement A mesure qu'un «•niant de Dieu quitte,
1 Z;i«h:ir. i\. 17.
nerat <'lni-tu- in Eccli sU i- i ra
i Bumdncal meam carnem, • I bibil metim t r il Joann. vi, 55.
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aitement pur. l'assemblée de l'Église de la terr< bien celle du Purgatoire, pour montera elle, sa joi
tde, parce <|u<- cet élu est une pierre nouvelle, une pierre vivante ' , ajout glorieux Édifice
L'Église triomphante attend 5 édification. < >r. <l<- <[iii
nd-ellej1 Vers qui Bon cœur, son regard. - — - • i ■ t il- tournés, pour que ce bien qui semble lui faire défaut, lui -<>it donné? Elle est toui - le Pr<
parce qu< lui qui doit, par vocation el par mis
préparer les pierres choisies de l'édifice si lui
qui les fait s'éleverau ciel, soit qu'il lesprenne sur i
t qu'il les tire, p.»!' la vertu du Sacrifice, dea flammes du Purgatoire. C'est pourquoi, tout 1« que nous faisons ici-bas, tout l< •ii auprès de la Très Sainte Trinité, pour que ions ;i\ ec fidélité >-\ fen eur notre minis - ii-. h- pouvions être témoins de cette -"lîici-
tude et de ces prières des Élus, de leurs \ œux, de leur attente, de tant de sentiments enflamnx - par la divine charité, qui convergent, pour ainsi dire, vers chacun de nous Berions accablés <■( comme anéantis, à la vue de l'honneur qui nous est fait. Tous les Vous ôtea notre espoir. Il n< tendre, <-t que !<• nombre <1«- ii"- i rail bi
complet •. Mais il nous tarde «!<• ]<• voir ach< nom
bre pi édestiné ; < i u \ ous '|u<- nou pour
notre j<»i«- soit entièi •
\. Le l*i être qui célèbre, porte secours aux \
\ i\ ants : pau\ res, Infli an ta,
oi toute l'église be réi m t :: 19
riches, savants, heureux du inonde, tous ont besoin de faire réussir la plus importante <'t VTaimenl l'unique affaire de la vie présente. < >r. c'est le Prêtre à L'autel qui est leur grand auxiliaire, puisque toutes les fois qu'il • •il monte les degrés, l'œuvre de notre salul s'accomplit. Quotiè8 hujus Hostlœ commemoratio celébratur, opun nostrœ Redemptionis exerceturi. Saint .(eau Chrysostôme a dit: : Le Prêtre est alors debout entre Dieu et les hommes, portant à Dieu les prières des hommes et transmettant aux hommes les bienfaits de Dieu 2. L'Esprit Saint parle de ce Mystère de grâce et d'amour, de la pari de Dieu en faveur des hommes, quand il dit ces paroles -i glorieuses pour nous: Je verserai une plénitude de bénédictions dans l'âme des Prêtres : et ils eu seronl dans <!<■ saints transports : et mon peuple, recevant de cette plénitude, sera comblé de mes biens :l.
5. 11 procure le repos aux morts. C'est un autre touchant Mystère. Nous avons vu précédemment que le Prêtre est constamment tourné vers les saintes âmes du Purgatoire. Il sent qu'il leur appartient ; aussi veut-il leur porter sans cesse d'efficaces secours. En même temps, il s'unit à elles, à leur religion, à tous les homm; qu'elles rendent à Dieu ; et ces âmes bénies deviennent alors comme ><>\\ supplément. Mais, s'il se porte ainsi vers
l tomin. I X posl Pentecost.
liedin S rdos inter Deum et humanam naturam;il)inc >
ti.-i bénéficia ad nos déferons, <-t nostras petitionea illuc perferena, //•• mil. Y, n. l, /// ill ml ■. Vidi Dominum. Patr. gra c t. L\ I i I. 181.
:1 [nebriabo animam Sacerdotum ping lui.- : ei popnlua mena bonia meîa
adimplebitur. Jerem. sxxi, 1 1. Idéal - loa non igm tn .
Spiritum Sanctnra ; is precea diuturnaa fundit, non qno flami delapsa sacra apposita abmimat, sed ut gratia in Sacrificium influen iIIik! ipaom, omnium animoa iiiflamn et et p iorei ezcocto. 8 -i ■■•uni. Chry808t. /'■ Sacerdot ■■ tib III n i i t. \l.\ III, col. 642
MMKNT LE PB - m KM. I'I\ 1 \
mes afflig — se tournent aus lui. Car le
rifice qu'il offre est leur-meilleure et plus sûre es] rance. Que ce perdent-ell< - pas, s'il n'esl pas offert ! Quel immense rafraîchissement leur «-n revient, au milieu des flammes dévorantes, si le Sang adorable coule sur l'autel! Au- m\ ec d'inexprimables désirs, qu'elli
attendent l'heure de la divine Immolation. C'est pour quoi, le Prêtre qui »l<»it la faire, et <iui <,,ul 1"'UI 1;l ,;,'! est l'objet de leur plus tendre amour, et, quand 1<- Boula- i.-ni bî vivement attendu leur est donné, l'objet de leur plus humble et plus vive reconnaissance. A leurs yeux, aucun bienfaiteur ne peut lui être comparé. Elles sont prisonnières, et il les visite par des consolations inefl blés : «il. -s sont ch et il soulève ai
compassion ces chaînes pesantes, souvent même il
brise; elles Boni dans la disgrâce, et il leur «l"i :
arrhes les plus touchantes du pardon qui leurest assu elles Boupirenf sa v ei - la Pati le céleste, «-t il
semble leur <-u faire entrevoir les béatinquea clarù
ii il vient de consacrer,sur l'autel de l'Eglise mili tante, leur est une assurance de ce que l'Agneau, l'Epoux immortel, daignera tôt ou tard faire pour elles, de la ction éternelle qu'il tarde à Bon < !œur <!<• leur don h. -r. dans Bon beau ciel.
Oh! 'i1"' notre Sacrifice est donc aimé des saintes amea .,iu expient dans le Purgatoi que la fei
, . qui offre le <li\ in Saci iflee, a aussi son particulière et i'ui--..nt.- . pour leur m. -ut et leur délh rance . elles pi lei
pour qu'il soit sain t. Que de BOupirs,qucde lai i ,11. g veulent offrii "' I""" • ■• bienfaiteur
autant leur re< onna (priment en que le d<
"I' TOUTE L'ÉGLISE BE BEI N1T :;.".l
consume de voir la face de Dieu au plus tôt. Elles prient pour noua : et il faut croire "i1"- L'Époux miséricordieux qui, dans bob adorable Justice, ne peut présentement rien accorder de ce qu'elles demanderaient pour elles-mêmes, Be plaît, pour leur consolation, à leur accorder ce qu'elles sollicitent pour nous 1.
Église universelle de Jésus, Eglise triomphant au Ciel, expiant au Purgatoire, militant sur la terre, voilà donc que le Prêtre est véritablement son centre. Par luimêmeil n'est rien; il est malheureusement capable d'offenser Dieu et rien n'est douloureux comme cette pensée : mais à cause du caractère qu'il a reçu et de L'Hostie qu'il porte dans ses mains, il est une bénédiction universelle. Saint Laurent Justinien l'a «lit en des termes -: remarquables, « jn'il nous faut les citer ici :
Sacra Missœ Actione, nulla major, nulla utilior... quœ
DeO honorent. Alli/rl/s n > ,it il I '>, /' // 1 il m . r.r H I ilili s ru lu m. /'<//
gioni cultum... gentibus fîdem, lœtitiam mundo, credentibus gaudium, virtuti robur, hominïbus pacem, prœstat... Offertnr ceterno Patri assumpta humanitas, ut, interventione ipsius, delinquentibus veniam, lapsis manum et justificatif
■•ni litiim. In rnj/is Oblationis horâ, quantum fat credere, aperiuntur cœli, mirantur Angeli, laudant,
exultant justi, captici visitantur, compediti solcuntur, inferuns luget, sanctaque in Spiritu lœtatur Ecclesia*. Voilà ce qu'opère chaque jour le Prêtre, au saint autel.
Que de gloire ! Que de magnificence : Pau\ re Prêtre! que tu es grand : Ce n'est vraiment que de Dieu qu'on peut «lire <i" 'il est le centre du monde... I !ette paroi vraie de toi : < > merveille d'un insondable mj stère
i il n'v a pua de doute qne le« Imea do Purgatoiri pi enl pom i le M-ntiin. m de BoUarmin, de Lessius, d( -