‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 151 sur 204 · I.A l'til · texte numérisé non relu

I.A l'til

Qui 'lit Prêtre «lit Hostie. Qui «lit Il<^ti.- dit Religieux; <iui dit II«>-ti<' parfaite dit Religieux parfait. Le Prêto le parfait Religieux d<- Dieu : la 1 ;« ■ 1 i iri« »n . qui est L'admirable ensemble de tous les hommages que Dieu mérite, est le fond, la substance, la grâce intérieure, !«• caractère extérieur de toute sa \ ie, d<- tout son être. Et, parce que la Religion embrasse et comprend les actes de toutes ertus '. le Prêtre, vrai el parfait Religieux de Dieu, est toujours Hostie dans La pratique >\<- toutes les ver tiiv, ne Les observant, n'en faisant jamais Les actes qu'en esprit d'Hostie.

a la pratique des vertus surnaturelles est elle même, au sentiment de un perpétuel Sacrifice,

soit à cause de la Religion qui leur commande , buI vant l<- mot de saint Thomas*, soit parer que, intrin sèquement, elles ne B'établissent en nous, qu'en Immo

i.a roi

tant fi en sacrifiant tout ce qui eu noua s'y oppose '.

Le Prêtre, Hostie de Dieu, Hostie élue, préférée, con sacrée d'une manière spéciale, solennelle, authentique, est donc tenu, plus que tout fidèle, à La pratique parfaite des vertus chrétiennes.

La première de toutes les vertus chrétiennes, c'est la Foi, parce que c'esl à la Foi qu'elles doivent d'être chrétiennes. En ce sens, la Foi précède La Religion : car « pour s'approcher de Dieu et lui rendre hommage,

il faut croire d'abord qu'il est - tel que nous de vons L'honorer, Père, Fils et Saint-Esprit. < >r. c'est La Foi qui nous apprend ce qu'est Dieu. Mais, considérée sous un autre rapport, la F<>i appartient à la vertu de Religion, parce que Les actes que La Foi produit, sont dea hommages rendus à Dieu, à sa véracité d'abord, puisque cet attribut esl le motif de notre foi, et aux autres attributs, quand Ils sont l'objet de notre fol Cette vertu théologale se rattache aussi à la vertu de Religion, en ce sens qu'elle fait un Sacrifice et une immolation parfaite (!«■ notre raison-. Car, dans L'acte de foi, La raison croit, sans voir, aussi fermement, et même, a vrai dire, avec plus de force encore, que si elle voyait '.

Cette Foi religieuse est le caractère distinctifdu chrétien, qui, à cause de cela, est appelé du beau nom de

1 Egodico virtutes esse sacrificiam Deo gratum, nempè cor à mip alienum, <-t rectam Bcientiam, dicente Scripturâ bolocaustam Dei qaam qaicamque ex bominibus assumptui est ad sanctitatem, illaminalor a«l individuam unitatem... Eum glorificamus <|ui esl pro i catus,

nos tpaoi sacriiii-.'ini. -. ('lciin-ns .\l<\andr. - VU

. t [X, col. 118, L19.

Bebr. u, B.

»'ir. Boardalouc i la T.8.T I ;

titndo potaal considerari ej canal cartttudin Lieitur eaae

«■■•rtiiis illod qnod babat eertiorem canaam; el hoc nodo fide* sapientia, scientil el intellecta, quia innititur reritati dlrina s. Tbonv II, II, q. tv,

i. \ roi fidèle, c'est-à dire celui qui a la foi. Saint Jean Chrysos tome était dans l'admiration la plus grande de ce nom glorieux, et il ne craignait pas <U- dire, que La foi forte et pleine d'amour est le culte le i»ln^ honorable que Dieu puis» oir de Bes créatures, en même temps qu'elle

est la preuve d'un grand esprit <'t d'une haute intelligence. Citons les paroles «lu grand Kyîm|u«\ ilimi ,-, ,-■> •!> ii< rosissimi < si animi, philosophica m n-

tisque sublimis. Nam n<>u furari, h<>h occidere, vuigarium hominum est ; creden verô quéd impossibilia pos magno admodùm animo i n optimè </>'■

\ germanœ caritatis hocsignum est. Deum cerii colit qui prœcepta implet ; multôque mugis hic qui per fidem philosophatur. ///» quidem ipsi obedivit ; //> ///, ut. m i/r Mo i>/i/h/"ii< m concepit, <t magh quàm />> r <>/>> rum ■ " m ipsum glorificacit et admirt lll<t

ergô gloriatio reeti opérant is est; ha Deum gîorifi-

tut. totaqui ipsius est. Gloriatur enim quod magna de ill<> i/iiiit. i/iioil in illius gloriam transit '. le Prêtre es! le fidèh par excellence, el l'exem pie de tous lea fidèles dans la foi8 : il est L'homme à l esprit grand, généreux, élevé, aux pensées >ui»limes •. L'homme qui li<<ii<>n' el ul<>iiti<' Dieu par lea grandes choses qu'il conçoit de lui . de sa Majesté, de

/ Il mil. \ III. i. 1 I'

Docteur il '• plu» loin on ■ '■ in grandeur morale d'un •

l • ir Lnrredulitaj mon1

lulitatem ut iui»nrix, |mi»iII.iiiui ihilo m. -h

BonEtre, de ses œuvres, parce qu'il est tout entier appliqué à ce qui esl de la foi i : il sait, suivant une parole de saint Augustin, que c'est la foi qui l'a ordonné clerc et consacré Prêtre2 : et c'est pourquoi la foi, « la foi du Fils de Dieu . la foi dont Jési l'Auteur et le ( îonsommateur . est vraiment sou unique vie :i. »

C'est ce que nous avons à étudier dans ce chapitre et le Buivant. Voyons ici quelles sont les qualités que doit avoir la foi du Prêtre.

Elle doit être éclairée, - nous voudrions dire vante, —très pure, — simple, ferme, forte, et toujours agissante.

1. Eclairée. — Le Prêtre est le dépositaire naturel et le gardien », et comme le maître et le possesseur <\*' la Foi ' : non pour en faire ce qui lui plaît, mais pour faire valoir cet inestimable trésor, pour le défendre contre toute sorte de tentative et d'agression des ennemis, et, en même temps, pour en faire connaître les richesses admirables, aux enfants, aux amis de Dieu, à tous ceux dont le cœur est droit ou qui ne l'estiment pas par leur seule ignorance. 0 trésor d'un prix tout divin! Déjà le

1 Ta autant, o homo Dei, Bectare.» fidem. I Tim. vi. il.

iesclericoa ordinat, Sacerdotaa consacrai - CCC1 AA.Y/I"

(alias /'■ verbit Apostoli, serra. I. cap. rr. Patr. lat, t. \\\l\.

coL 1690.

àapicientea in auctorem fidei, et consummatorem Jeram. Hebr.zii, 2. — In fide vivo Filii DeL Galat.ii, 20.

><» Timotbee, depositura custodi. I Tim. ri, S o Episcope, o Sacerdoc oDoctorl O, exclamation» est et pra charitatis: prœvidebat '-111111 futnros, quoa prsedolebat ei l

propter fores, propter iniraicos depoBitnm, i'1 esl doctrinam sananv - Vincent Lirin. ap. Corn, k Lap. >'» Ulud I 'l'un. m. Oerta 1 eertamen lidei. 1 Tim.vi, 12. 1 I accerrimnm se ostandal fidei 1 aorem, propagatoren ' rn. I Lap. ta Uhtd.

i..\ roi Diacre * 1 « » ï t c en avoir et en posséder le Mystère dans une conscience pure ' : le Prêtre en est tout entier enrichi; il l'a mystérieusement but les lèvres, pour le 1er au monde - : il 1<' porte Bur >a poitrine . pour indiquer qu'il est et demeure son i>i<-n el sa félicité3. Ce trésor est dans toute sa personne. Le Prêtre <->t l'homme surnaturel, Bans égal, au milieu <!«• »•«■ monde, <-t parla foi il est ]»ln> grand que 1<- 1 1 n » 1 1 < 1 « ■ <-t aussi élevé que les cieux l.

-t pourquoi toul ce qui est <1<- la Foi et s'y rapporte, «•m l'objet principal <1«- la science <lu Prêtre. A\ ec <|in-ll<' jouissance, il pénètre, par l'étude, la lecture, la contemplation, dans ce monde surnaturel ! < lomme il s'applique, soin, avec amour, avec un»- sainte avidité, à savoir tement, d'une manière très précise et lumineus< qu'elle est en elle même, la Foi, soit comme habitude, soit comme acte! <t»u il est profondément touché de la merveilleuse condescendance de Dieu, qui fait «-m n..> âmes cette infusion de la connaissance et <l<- la science qu'il a de Bon être el «!«• bs \ i<- propre! Car la Foi, une participation surnaturelle de la vision que Dieu a de lui m m - 1 1 1 • i qui B'opère, par cette infusion divine, est donc une véritable déification de notre intellig<

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