‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 152 sur 204 · I II · texte numérisé non relu

I II

la roi

qui voit La vérité révélée, dans la lumière même en laquelle Dieu la voit, lumière qui esl aussi celle des Bienheureux. Elle est, par conséquent, en toute réalité, Le commencement de la vie éternelle '. L<- principe de cette grâce magnifique esl et ne peut être que lui i se découvrant, se révélanl Lui-même par Bon Verbe. Le motif de cette grâce, de cette vision, de cette connaissance absolument el essentiellement sûre, est el ne peu! être 'i"(> la Véracité même de Dieu. De sorte que si rien n'est plus obscur que la Foi en son objet, qui esl le Mystère révélé, rien n'est plus lumineux qu'elle en son principe et en son motif2. Elle communique donc à l'âme une certitude qui ne peut avoir son égale. L'évidence même, dans l'ordre naturel, ue lui est pas comparable. D'autre part, l'acte de foi est tellement surnaturel ei divin dans son motif, que la science naturelle la plus profonde, la plus élevée, l'intelligence naturelle angélique ou humaine la plus pénétrante, toul ce qu'il peut y av<»ir de ressources dans un esprit créé pour la perception de la vérité, des motifs de crédibilité, des fondements théologiques d'un mystère; rien de toul cela ne concourt efficacement à l'acte de foi. Il esl purement, en lui-même, en son essence, une œuvre <\>- la grâce de Dieu; son être c'esl d'être exclusivement el intrinsèquement surnaturel :;.

Pidea esl habitua mentis, quo inchoatur ^ ît.i ssterna m nobia. s. Th. .m. /" Hebr. v, l. II. M. q. tv, a. l,c — G ''■ ',l"'"

genus referuntur, <i"i;i gratis nihil alind eal quàm q gloria in nobia. II. II. q. sxiv, ... 3, ad -'. I M •,

l„ut on pas, a propoa de cette obscurité el d< i .- 1 1 > | > • - 1 • - • le texte : s ',< ut t< m >■> a "• '-•

-t.' doctrine n'eat peul être nulle pari aussi solidement ol l

ment exposéi . que dans l'ouvrage de lainl Jean de la « ,l„ (•„,,„. \. liv. II, eh. in el iv. L'admirable Docteur • pur ei simple de foi, la nu il de l'entendement. Il faudrait '•■ nuil

ode, quand même la Bci< i """"•

LA l "I

Le Prêtre se rend familière cette doctrine. Mais il sait que, >i tout est divin dans la vertu <-t dans l'acte de la foi, les vérités qu'elle fait connaître Boni susceptibles d'étude de tout geni là la part <!<• la raison.

Aussi s'applique-t-il à se rendre compte à lui même pour l'enseigner ensuite aux autres, selon ce qui est opportu h. de toute l'étendue des vérit* e qu'elles

><»nt pour l'esprit, 1<- cœur, la piété, toute la pratique de la vie : des conséquences qui en découlent <-i <|u'il en faut tirer dans les diverses circonstances de tiotre •

terrestre, Boit comme consolation, sou-

tien et force. Pareillement, il B'exerce à nettement distinguer ce qui appartient essentiellement à là doctrine, ce <|iii est article de foi proprement dit, et ce qu simplement conclusion théologique : cette distinction <-t autres semblables sont nécessaires, pour éviter, dans le .■h chaire, et toutes les t'<»i-> que, dans une réunion <!<• personnes intel] il est amené à faire une exposition de sa t'<>i. «1< - expressions, <l«-^ affirmations uées, inexactes, ou simplement Il met aussi un très grand soin à connaltn i<t la valeur dea preu^ es extrinsèques, par lesquelles les - et les .i|" de t<»u> lea ont défendu i ticles de notre Fol : il veut s'exercer à ne In it aucune objection, Bâchant du reste " priori qu'il m a point d'inaoluble. Il n'admel pas que l'hér< itionaliame, l'impiété puissent se vanter d'avoir dé une difficulté Irréfutable '.

NI i i

■i I pi ! illciira

la roi

1 est ainsi que, suivant la mesure d'intelligence que la Providence Lui a départie, comme aussi suivant le temps dont il dispose, il donne à la pleine el parfaite connaissance de la Foi, tout ce qu'il y a eu lui de plus rives ardeurs : sachant bien que cette belle, grande et sainte connaissance est la plus puissante de toutes les fi i pour la pratique de la vie parfaite, des vertus les plus sublimes, et qu'elle est, elle seule, pour tous, la lumière de la vie '.

2.La foi du Prêtre doit être très pure: très pure veut dire telle que rien ne puisse l'altérer. Il esl bon de considérer cette qualité de la loi du Prêtre après celle qui précède. Evidemment la vraie science de la foi, considérée en ellemême, ne peut être qu'un bien et jamais un péril. Mais, parce qu'elle suppose, comme nous l'avons dit. une certaine connaissance des attaques, que dirige sans i contre nos Mystères la philosophie incrédule et impie, il pourrait arriver que la ruse diabolique, sinon la violence de ces attaques, fît sur nous une dangereuse impression, •ns donc prudents. Prenons garde à une certaine présomption, et à l'entraînement de la curiosité. Il y a non seulement des livres qu'il ne faut jamais lire, mais telle revue périodique et tel journal qu'il faut ne jamais avoir entre les mains. Cette recommandation est bonne a tous les Prêtres, en général; elle est vraiment o< sain- aux jeu m -s Prêtres. Ce qui se publie dans certaines feuilles, <loi.uiviiuci.iurs années surtout, est plein d'hérésies : tout le monde le sait Quelques unes de ces audaces de L'impiété contemporaine sont brutali «•t no peuvent faire aucun mal. à cause même de leur

1 Joann. vin, 12.

l \ roi

D'autres sont des affirmations plus subtiles, entées avec plus d'habileté. Quantité de lecteurs s'j prennent, et leur t'«'i en est amoindrie. Le danger es! moins grand pour nous; mais il existe. Peul être avonsnous un esprit naturellement rationaliste, raisonneur, sceptique ; peut-être est-il assez impressionnable ou assez peu ferme, pour que l'objection, bous une certaine forme, laisse <-n nous son trait empoisonné. Peut-être que, disconciliant <-r i»<»n pour les personnes, pour tant d'ignorants ou mal intentionnés ou <!<• bonne foi, dont notre siècle abonde, avons-nous éprouvé moins

ersion pour ce <|iii est faux «-n matière '!<■ Foi Berait un écueil très à craindre. I ". 1 1 « - < ■ 1 - 1 - une fois, pre nons-y garde. La Foi esl vierge, disent les Pères, toute altération de la Foi esl un adultère1.... Plutôt la mort, s'écriait saint Hilaire de Poitiers, -i1"' de corrompre la chaste virginité «l«- la vérité - ! Tous les Saints, !<•>• saints i:-. i • les saints Prêtres surtout, ont eu cette

plexetnr me modo Bapientia [qnod <-*t in nnii

llllll'lM.lll

itîfl in »inu I ».-»>. i . 1 . hnpolluta •■nim • I Virj nitMinquc ;

n Miiiiliiii.lin. h ' m quotid

la ed H 1 1 / I 1 1 >

Page 1