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tard publia un autre « hriht.
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PRÉFA" I XX VII
de l'état de Jésus-Hostie, nous apparaissaient si nobles,
si grandes, bj -aintes, si vraies; que serait-ce des vives et magnifiques clartés que cette même lumicro projetterait sur %les hauteurs sublimes du Sacerdoce? Noos y pensions avec bonheur; nous nous en préoccupions avec amour; c'est l'étude singulièrement attrayante que nous roulions faire tôt ou tard, s'il plaisait à la Bonté divine de nous en donner le temps, de nous en faire la grâce.
Mais, nous entrevoyions tout ce qu'exigeait un tel travail : beaucoup de recherches, de sérieuses réflexions, par-dessus tout, peut-être, une grande précision de doctrine, d'appréciation, et ce que donne de justesse au jugement l'expérience de la vie, etc., etc.
Or, il était évident pour nous que de telles conditions nous étaient très difficiles, presque impossibles à remplir. Et, toutefois, encouragé par des amis bienveillants, béni par des Supérieurs pleins d'indulgence, après bien des retards prolongés, bien des prières aussi il n'y a rien de singulier à l'avouer i, nous nous sommes mis à l'œuvre; et voici maintenant le fruit de notre bonne volonté.
Ce n'est pas toutefois qu'en traitant, comme nous 1 avons fait, de l'éminente dignité du Sacerdoce et de l'esprit de Victime, qui en est la grâce propre, tout notre but soir atteint aujourd'hui. Nous avons conçu d'abord un plan plus vaste et vraiment complet, nous semble-t-il, dans lequel entraient nécessairement l'étude et l'exposé des relations du Prêtre avec L'Eglise et avec les âmes.
\\\ III
Mais il esl arrivé qu'à mesure que doua doua appliquions à approfondir Le beau sujet de L'excellence «lu Sacer- L'union de ministère et de grâce que cette bublime dignité établit entre Notre-Seigneur Jésus-Christ et nous, des dispositions et des vertus surnaturelles que
union impose au Prêtre, nous nous sommes ap< de la v. ndue du plan «jui 8e déroulait devant
nous. C'était comme tonte une Théologie, élevée, profonde, <-r. pour ainsi dire, sans limites, de toutes manières magnifique, à l'étude «-t a la méditation « 1 « • laquelle il fallait ><■ déterminer à se livrer d'abord uniquement st ce que qous avons essayé de faire, réservant pour i»lu«< tard. >i la divine Providence daigne bénir et nder notre dessein, de traiter des relations du Prêtre ave.- l'Eglise et avec Les am
Nous avons même déjà conçu L'ensemble de ce nonveau travail, et présumant qu'il est utile d'en donner i«i une idée, afin <iui> cetu de nos vénérés Confrères qui auront 1<- loisir «!<• Lire nuire présent ouvrage, puissent
idre compte <lr la manière dont n"ii> pensons bler tes Lacunes <iui réellement B'y trouvent, voicL Le plan .il que nous avons adopté.
erons notre Ih re, eo un certaùj nombre de orame il suit • :
i Trait] . V Eglise. x 8. P. U /■<>/>• :
PRÉFA1 l \X1\
triiic. — Relations. — Devoirs, etc. — II'- Traité, — VEpiscopat. — Monseigneur notre Évêque. Doctrine. Relations. — Devoirs, etc. — III<" TRAITÉ. — Nos Con- /)■■ res dans le Sacerdoce. — Supérieurs. — Egaux. — Inférieurs. — Notre Confesseur. — IV1 TRAITÉ. — Les Ames rachetées, en général. — Le Prêtre, Hostie des âmes. — Y- Traité. — Le Prêtre, Modèle des âmes. — Ln omnibus teipsum prœbe exemplum... > — VL- TRAITÉ. — Le Prêtre, apôtre et docteur des âmes. — Par quels moyens, quelles œuvres... — VII*1 Traité. — Le Prêtre, réconciliateur au saint tribunal, et directeur des âmes. — Règles diverses...
— VHIp Traité. — Les Ames religieuses. — Ce qu'il faut être, ce qu'il faut savoir... — IX' Traité. — Les Hom-, mes. — Diverses classes. — Œuvres de zèle... — X' Traité. — Les Femmes. — Diverses classes. — Règles de conduite... — XI<- TRAITÉ. — Les Enfants et 1rs Ignorants. — XII» Traité. — Les Pauvres. — XIII*' Traité. — Les Pécheurs. — X<>s ennemis. — XIV'- Traité,
— Les Malades, — les Moribonds, — les Défunts. — XV' Traité. — Les Ames qui sont hors de l'Église. — La grave question de leur innombrable multitude. — Devoirs du Prêtre...
Telle est l'idée sommaire de ce travail qui aura, pro^ bablement, pour titre : Le Prêtre dans ses relations w i c l'Éolise et les Ames, pour faire suite \ Pr< iki il Bostie, .Mais, jusqu'à ce jour, presque rien n'es! encore fait, <■( nous disons simplement et finalement à
I Kl TKKFA. 1
Marie, pour ce dessein comme pour toute chose, la prière du Séminaire: 0 Domina mea\ S ta M\i:i.\!... Omnia mea dirigantur et diêpouantur opéra, secundùm tiitim ttiiijn, Filii Dolnntatêm.
Maintenant, posons-nous quelques questions but L'on i|ii<- noua publions aujourd'hui D'abord, était-il utile de le composer, après tant d'autres excellents
Nous ii 'U- Bomm >a déterminé à faire ce travail, parce qn • doua avona remarqué qu'il n'existe, parmi tant de Livrea destinés aux Prêtres, aucun ouvrage traitant «lu rdo ••■ au point de vue de l'esprit d'Hostie.
Il y a. Bur ce sujet, des textes <!<•- Père9 très précieui et très nombreux; noua noua sommes appliqué a les recueillir. Il tant bien que ces grands hommes, m éclairés de Dieu, aient eu connaissance de cette doctrine; ou bien, «-n.- ne aérait qu'une nouveauté, <-t. par consé quant, suspecte d'erreur. Mai-, aucun d'eux : ni saint Jean Chrysostome, dont le beau traité est -i connu1; ni saint Cyrille d'Alexandrie, dans les livres xu< <t im< d<
: / >, adoratiom in ephritu <? veritate, lesquels livrea spécialement écrits pour les lv ni saint
Ambi deux ouvrages : /'■ officii* min
mm et /' rdotali '■-. ni saint Jérôme, dana
PBÉPA< B XXXI
ses lettres Bar la vie des Clerc»1; ni saint Augustin, dans ses sermons sur la vie et Les mœurs des Clercs2, et dans 1*- fragment de la c Règle des Clercs,
qui lui a été quelquefois attribuée3; ni saint Epurent, dans l'opuscule : 1>> Sacerdotio* : ni les auteur.- ecclésiastiques du moyen-âge, Yves de Chartres, Pierre de Blois: ni les auteurs plus récents n'ont eu pour but <!«• révéler au Prêtre ce grand caractère de sa vie. Seul, le vénérable M. Olier, <lan> son chef-d'œuvre de doctrine et de piété : Le Traité des Saints Ordres, a affirmé avec instance que Tout Prêtre est Victime, que la perfection de la grâce sacerdotale est dans l'esprit et la vie <1<- Victime : niais on sait que ce beau livre, qui semble être plutôt le fruit de l'oraison que de l'étude \ indique seulement certaines dispositions qui conviennent au Prêtre en sa qualité d'Hostie. Plusieurs sujets, qu'il est utile <!<• mettre sous les yeux du ministre de DiF.r. ne s'y trouvent pas. Mais, nous reconnaissons, encore une fois, <•«• livre admirable <-t les autres ouvrages du pieux Fondateur de Saint-Sulpice, comme étant la principale source
1 /.>;.'-./. II ml S. ,,.,';,,,.. - Patr. lat.. t. XXII. eoL 527.
« i i l.\ ■• ('('( I.\ \.,h r','1'1 et m&ribtu clerîcorum su,, nu, t. Patr. lat., t. X.WIX. -.1. 1568 :
/.'• a adita frag Patr. lat.. t. XXXII. col. HIT
• Opéra omnia, AntuerpiaB, 1619 in-foLp. 19-21.
i nombreux textes dei Pères et deaantew utiqne*», qui son!
.in lia» des pages j ont été mis par M. Tronson, comme pour justifier, es témoignages '1 • la Tradition, les nies do vénérable auteur.
xwii PRÉl
de lumière, où nous ayons puisé ce que nous avons pu parvenir à connaître de plus Bublime du Sacerdoce de Nota S - nr, et de la participation que ce divin Maître daigne en faire à ses Prêtres '.
Mais, notre vif désir de servir la piété el la ferveur de nos Frères dans le Sacerdoce et, par suit.-. . cupation où nous étions de leur donner de leur dignité l'idée la plus haut»', n'ont-ils pas été cause de quelque a de notre part? N'aurions-nous pas ré la
Bainteté de la grâce du Prêtre? N'aurions-nous pas
[forts, a Ba volonté généreuse, un but beaucoup trop »-lr\ I
Nous avons confiance que non. Exagérer, surtout en un tel Bujet, Berail un tort grave; mais amoindrir la vérité le Berail aussi. Il n'y a plus « 1 * - sain! sur la terre, dit le Prophète, parce quelesvérito té dimin
par les enfants des hommes*. Un des plus grands us du Prêtre est •!<• tenir Bon ame en présence d'un ifique idéal <1«- sainteté et de perfection; <>u bien, l«- ii i i I î* - 1 1 dans lequel il vit, Bes relatioi des per-
sonnes de vues, d'idées, <1«- mœurs, ordinairement communes, l'abaissent infailliblement : e! aloi - se réalise la parole du Saint Esprit: Sicut populu*
PRÉF \< K X.WIII
Tous, sans doute, ue peuvent pas facilement s'élever à ces hauteurs sublimes, où notre Sacerdoce nous invite à monter: Divisiones gratiarum «unt*; niais tous savent qu'il faut all<-r de ce côté radieux et divin, qu'il faut -'•■ii approcher sans cesse. Si progresser dans le bien est la loi de toute créature rachetée2, à plus forte rai- Bon c'est la loi du Prêtre, qui se trouve par lui-même, Hâtivement, à une si grande distance des sommets surnaturels où est sa vraie place, sa vraie demeure, le lieu qui convient à la dignité de sa vie. Oh! que nous voudrions le rappeler particulièrement à dos jeunes Confrères! C'est dès le début de la sainte carrière sacerdotale, c'est même dès le grana séminaire, qu'il faut tendre à monter haut, très haut. Mais, il faut, pour être encouragé dans eette ascension incessante, une idée très juste, très vraie, très grande et très belle de la sainteté qui nous est propre. Saint Ambroise a dit : « Connaissons d'abord l'excellence de notre dignité, et ensuite exerçons-nous à vivre conformément à cette excellence3.
1 I Cor. xii, 4.
- Bernard l'a formulée ainsi : Minime pro certo est bonus, <|ui melior <•>-.■ n.. h \uit, et ubi incipia oolle ii* ri melior, ihi etiam desinis esse bonus. •*• Epiatol. XCI, n. :;. </./ Abbat* - nom congregcUot. Patr. lat.. t CLXXXII, col. 224.
l> • enim ut dignitas sacerdotalis juins noscatur à nobis, et sic
deindè servetur à nobis. I >> dlgnitat* taeerdotali, 1. I. rap. u. la t.. t. XVII, col. 569. C'est à nous surtout que s'adri belles
paroles d'Origène : Non vult ii'>* Deus in dejectis et bumilibus locis, sed m monte bœreditatis suœ vult plantare quos plantât... <,»n.i< enim I adducit ad fidem, non vult eos iterùm in bumilibus collocari, -•
jwiv PRÊT
Aussi bien, il semble que les temps que nous g e • singulièrement opportuns, pour i
èrdotales à un»' extraordinaire ferveui î* t-il autour <!«■ nous? 11 y a dans l«i
monde une grande haine contre Jésus-Christ el s • <-i son Église el ses Prêtres. Sommes-nous arrivés jours malheureux prédits par saint Jean: la I et mari, quia lit tlitiimlii* ml /■«.*. haben* Iran
i, quia modicum tempus habet1? Est-ce l'heure «l»quelque triomphe de l'impiété »-t la puissance d<
7 II est manifeste que 1<- monde bail 1«- Christ; cause <ln Christ donl nous portons le nom, dont ut. .ii- l'autorité, la mission, tous les droits, le monde nous hait8. Il hait notre action, notre influ<
ractère, «-t jusqu'au vêtemenl saint que nous
il-. Il s'irrite, <-t il veui notre perte, parce que nous
sommes une force qui s'opp - desseins criminels,
et que nous servons une cause qui l'a toujours vaincu '.
mi \uli .•»».• sublimera. Vull noa in montîbun habitw, - montibtiM non \ ulr .m mam hurai nd(
■in. i. in ..
humilibiia ai l...nl>u-
; Il \ I I • \ I I
PEÉF \< E XXXV
Ses discours, ses écrits, ses prétendues Lois qui B'attaquent, avec tanl de malice et d'astuce, à notre liberté, à notre dignité, à notre honneur, révèlent, tous les jours plus ostensiblement, que, dans l'impuissance où il est de
nous séduire et de nous asservir, il veut nous perdre.
Et, depuis que, par l'Encyclique Huant, mm genus, la grande voix de Léon XIII s'est fait entendre, l'univers sait, avec une évidence qui ne rend plus possibles aucun doute ni aucun subterfuge, quel est le nom de la secte malheureuse, en qui semble s'être incarné l'esprit mauvais du monde.
Que ferons-nous? Dans une situation aussi grave, aussi extrême, quel est le devoir qui s'impose? quelle esl La nécessité qui nous presse?
Il nous faut tous être saints, non-seulement « pour que celui qui est notre ennemi soit couvert de honte, ne pouvant jamais dire aucun mal de nous1,» mais, saints devant Dieu, pour la grande consolation de son Coeur2, à l'autel, dans La célébration dos saints Mystères, dans l'oraison, la prière el Les Larmes, en faveur «1rs paupécheurs; saints, dans notre vie privée, par des habitudes sérieuses de règle, d'ordre, de travail el une certaine austérité de mœurs; et saints, devant les hommes, dans notre vie publique, par une conduite toujours exem-
1 In omnibus teipsum prœl semplum bonorum opérant, in doctrinft, in
ritate, in (rravitate..., ul ia, qui ex adverao est, rereatur, nibi] babens maluni dicere de oobis. 'lit. n. T. B. - Et in servi* sou consolabitur Deus). II Macb.vn, 6.