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entrent ensemble dans une église; on y baptise un enfant. Le premier, L'homme de la raison, 1«- philosophe, peut dire bien des choses intéressantes, utiles, élevées même, sur la dignité de ce petit être qui appartient à la race humaine; il peut parler de L'admirable composition de Bon corps, et de la nature plus admirable encore de son ame. » ta devine tout ce qu'on peut supposer «!«■ ses intuitions; et, vraiment, ce que L'œil de l'intelligence \"it<-t contemple, est grand ••[ Bublime. Mais Bon regard est Limité, <'t. but combien de points, au Lieu <1<- la Lumière, il n'y a qu'obscurité profonde «•! ténèbres impénétrables! L'homme '!«• la Foi, au contraire, L'homme <i"i ;| '•' sens nouveau, le sens du < îhrist ' jouit d'une merveilleuse vision. Ce que l'œil n'a jamais vu. dit saint Paul après : que r<'n-ill<' n'a pas entendu, ce qui n'est pas
monté dans 1<- cœur «!<' l'homme, Dieu n<>us l'a révélé par Bon Esprit; et l'Esprit Bcrute toute chose, même les profondeurs de Dieu*. Ce Boni ces profondeurs, insondables pour la raison humaine, <|ii<- L'homme de t'"i livre, dans la Lumière <!«■ L'Esprit-Saint Car la lumière de la Foi, c'est 1<- Saint-Esprit Lui-même répandu dans ii"- cœurs. Et que <!<■ beautés sublimes il admire ! La miraculeuse réhabilitation <!<• cette ame, auparavant objet d'une disgrâce divine '-t véritablement soumi l'empire de S maintenant, après le Baptême, belle
de toute la beauté «lu ciel, vrai Enfant de Dieu, vrai
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Membre de Jési b-Christ, VTaî Temple du Saint-Esprit, toute enrichie de grâces si magnifiques, que, si la mort survenait, l'enfant, de plein droit, serait admis au ciel, à la Vision béatifique; car il est vraiment héritier, et cohéritier de Jésus-Christ1. Tout ce qu'on peut imaginer de gloire, de richesses, de magnificences dans l'ordre temporel, est essentiellement au-dessous de la gloire, de la dignité, de la royale et divine condition de l'Enfant baptisé; et, uon seulement au-dessous, mais d'un ordre tellement inférieur, que nulle comparaison u'est possible. < mi comparerait plus facilement la plus brillante clarté du soleil avec les ténèbres les plus profondes.
Telle est donc la jouissance de l'homme de foi, <lu chrétien, et telle est l'élévation de son intelligence. Là où le génie est aveugle, son œil est plein de sublimes clartés. A vrai dire, il n'est pas seulement dans la lumière, il est lumière lui-même », suivant la belle expression de Baint Paul-, et lumière dont l'éclat grandira toujours
jusqu'à la splendeur des clartés éternelles3 . en vertu de l'exercice même qu'il fera de sa faculté de voir toutes choses ''U Dieu, et du soin qu'il aura de conformer sa vie à la vérité qu'il découvre et qu'il connaît toujours davantage.
.Mais, initions-nous maintenant à la pratique de l'esprit de Foi, qui est cet exercice habituel de uotre intelligence voyant toute chose dan- la lumière de Dieu, et ensuite d<- notre volonté, aidée de la grâce, conformant ses actes à la vérité connue.
C'est bien là, en effet, une disposition et on ensemble
1 Efanredea qaidem Dei, i ohieredea antem Christi. Rom. \ m 17. i t t ï - .niin aliquando ténèbre, Donc antem lui i" I ►■ >iii in< •. Epli.
rtornm antem semita, quaai Itu splendena, procedil ad perfectam diem. l'i • n
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d'actions Bacerdotales. Bst ce que le Prêtre c'est pas, par excellence el en perfection, l'homme Bpirituel but lequel la lumière du visage de Dieu a mis son Bigne ii bod empreinte1 . qui a, plus que tout autre dans
glise, Buivant le langage <1<- Baint Paul, les yeux illuminés «lu coeur3 . ayant reçu dans Bon cœur cette illumination cjui donne la claire Bcience de Dieu, par l»* rayonnement »jui vient de la face de Jesus-Christ8 : de aorte <iu'il peut, Bans présomption, élever vers les choses divin.- ces regards plus assurés, plus fermes, et cette vue plus étendue . < 1 « » 1 1 1 parle saint Augustin ». Nous avons «lit de chaque fidèle qu'il est lumièri en Jesus-Chrisi , c'est tout à fait juste ; mais le Sauveur lui-même a «lit de ses Prêtres, qu'ils ne Boni pas seulement lumière au-dedans d'eux-mêmes, mais lumière du monde3 : ce qui Indique une grande perfection «-t une sorte de plénitude surabondante <1<- l'esprit <1<- Foi.
3t donc le Prêtre Burtout qui considère toute chose dansla lumière de la Foi, la lumière de Dieu : lésâmes, lise, le monde, !<■ mal, etc.
Les âmes ! quelle vision! l'amede l'enfant baptisé nous venons d'en 'lin- un mot . l'ame <!<• l'adolescent, de l'homme dans l'âge mûr, du vieillard! L'empreinte de Dieu, de sa Puissance, de : esse, de sa Providen< de Bon Amour, de sa Patience, de sa Miséricorde, d< Beauté, de sa Vie, de Bon Être, de Bon adorable Trinité, est but chacune de ces âmes; l'empreinte, les traits, ou
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du moins toujours quelque chose des traita de Jésus- Christ, du passage ou <lu règne du Saint-Esprit. Quelle place importante chacune d'elles occupe dans le Plan divin! ou plutôl chacune d'elles est, en une certaine me
sure, tout le plan divin: tant de choses, tant de moyens de toute sorte concourant à sa création, à sa conserva ti<>n. à sa sanctification, à son saint éternel. Le dessein de Dieu sur elle est la Vision Béatifique, el l'Amour et la Possession déifique; el pour que ce dessein se réalise, tout y a concouru: Dieu, son Christ avec Bea œuvres, ses mérites, sa Passion, sa mort, el L'Églifi Les Anges, et les Justes, et enfin « tout », dit saint Paul '. Tout est grâce, tout est secours, tout est aide active el puissante, pour que, un jour, chaque âme humaine soit toute en Dieu et Dieu tout en elle2.
Cette vision est grande et sublime. Le Prêtre peut dire, s'approchant de chaque âme, la parole de Moïse: Vadam, i't rhlcbt) visioihiii fut ne magnam '■'•. Mais il y a pour lui d'autres visions plus magnifiques encore: c'est celle d'une âme de Vierge consacrée, d'une âme de Séminariste déjà marquée du sceau des premiers Ordres, c'est l'âme incom parablemenl honorée, ennoblie, sanctifiée, déifiée du Prêtre! Que dire de tels Mystères de Dieu?... Eélas! il y a aussi d'étranges spectacles: il y a L'âme du pécheur scandaleux, lame de L'ennemi de L'Église, l'âme de l'im pénitent qui va mourir!... Le péché es! là; uous devons tout à l'heure dire L'impression que l'ait Le péché, but une âme sacerdotale.
Les âmes, considérées isolément, sont grandes dans La Lumière «le Dieu; mais quel glorieux ensemble qu'une
... xv. 28, i i ..1. m, :«