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apparaît aussi au Prêtre tout inondée de radieuses lumières. Pour le Bavant, le littérateur, le poète, la Bible est un beau livre; mais pour celui à qui il a été «lit : Hme meditare; in hiê e*to*. Comede volumen istud*,\a Bible, c'est comme toute la Bubstance de Bon Sacerdoce, suivant une parole de saint Denys >. Ce livre est lumière, I consolation et vie pour Bon ame. Il voit t«»uT cela, tous biens, dans chacune de Bes pages, surtout dans celles <lu Nouveau Testament II y aurait infiniment à dire bot
sujet '.
La parole de Dieu commentée, exposée, développée, expliquée, est dans uos liissels, nos Bréviaires, Lee
- et des Docteurs, les écrits des Saints. Pour le Prêtre, tous ces livres Bont singulièrement véné-
I l im. iv. 15.
Y .-.li. m. 1. Apo< . \. '.'. M.
-t.inti.i Hieran ln;i uostra?. De 1 ' ■- Hù
',. 1 I I. If
lit dam Pachymère : Quod cœlesti Hiérarchie intma-
terialiter, qnoad fieri poteat, ipai unitus, eamque porticien», hoc i M lii.< -uni Scriptural, per quaa ad divinam limplicitatem adducimur.
.' ftp. i. h. l. l'.itr. grtev., t . III l (90 !.'■ . ueillooi
■ - d'un vénérable auteur du xti< siècle, Rupert: </"i'l nutem Scripturam Sanctain oui Verbum D limita
«mit % damo Propbetarum, ->'<\ nnum est D< Verban mu
ipturarum : Ver bu m, inquam, unum quod volul »■ mt-n. ■!• l •■ ■••. Bdelea animai i on< epei uni quibuadam, id ■■"'. litteria, m :
tradiderunL Quum igitur 8cripturam Sanctam legitnua, Verbum Dei irai tamua, Piltum 1 1 culuin, m « nbj
unor en ini'llu' ! • dilujatnua Pilium i
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l'esprit et la vie de roi i -* 1
]'ai»lcs. Que peuvent être pour lui Les chefs-d'œuvre du génie humain, en comparaison des vivifiantes Lumières qu'il trouve dans les pages des Livres que L'Église ou les hommes de Dieu ont composés? Toutes Les clartés du ciel semblent couvrir de gloire ces pages bien-aimées. On >ait L'estime de saint François de Sales pour son Bréviaire. Nous avons connu, au Grand Séminaire, un pieux séminariste qui nous disait un jour : Quand j'étudie ma théologie, je vois dos âmes dans chaque page. » Belle et sainte parole! Il voyait «1rs âmes à instruire, à fortifier, à consoler, à gagner à Dieu, à sauver pour l'éternité. C'était une âme de^grande kfoi. Il est allé depuis porter l'ardeur de sa foi et de son zèle aux peuples infidèles de la Chine1.
La parole de Dir.r annoncée aux âmes, la Prédication, que saint Paul appelle un « sacrifice3 . et saint Augustin un « grand sacrement3», doit spécialement exercer L'esprit de Foi du Prêtre. Nous disons: spécialement, parce que l'habitude, cette fatale ennemie de ce qui est invisible, hors de la portée dos sens, surnaturel, en un mot, peut lui être un grand obstacle. Consultons notre propre expérience. Nous composons nos sermons, avec soin, à L'aide de livres sérieux, nous donnons à la vérité notre forme, nous la présentons suivant La nature propre de notre esprit, il est difficile de faire autrement. Mais,
1 If. l'abbé Joseph !'>.. d'Aù en Provence .
-' l't tim minister Chrôti Jean in gentibns : sanctificans evangeliui ut ti;it oblatio gentium accepta, el sanctificata in Spirita Sancto. Rom. w. 16. Predicationem sacrificium vocal : ■inceram autem fidem, i tam oblationem. Théodore tas, Interpret. 1 ad Rom, l'.-iti
i l.WXII. coL -Mi. Cfr. s. Joann. Chrra A < l\
- 1 » 1 1 r i .- » . l'.itr. gTsec, t. LV, col. 628.
Ifagnnm sacramentam, fratrea : sonna rerbortun anres percntit, Maintùs est. /" Ep it. Joann. Tract. III, n. 18. Patr. lai I \\\\ coL 2001
L'B8PR1 i BT i. \ vu: DI I
quand ce travail est fait, quand notre sermon ou notre prône est composé, ou simplement conçu, toujours coH' sciencieusement conçu <'t préparé dans notre esprit et- bien pour nous, a nos yeux, dans notre propre appréciation, la vraie parole de Dieu1 ? Il est écrit: SiquU loquitur, quasi sermons* !>•'-. Est-ce bien véritablement, purement, abstraction faite <!«• toute pensée et vue lui maine, que nous voulons prêcher? Oui, bî nous voyons le ministère <!<• La parole, dans La Lumière <1<- la Fol Tho sin «lit: Mosaicis etiatn temporibus legibusque jubé bantur qui sacra facturi erantt >t puras Deo Hostias oblatari.. -. priùsquàm oblationes quasvis alias, Dec
immolare. Atqui, Theologicœ méditât iones, prœdicati lectiones, ëcriptio rificia 8untfhostia aunt*. Ce sont
de belles paroles. C'est L'esprit '!<■ Foi qui !«••* .1 inspû Flosties nous-mêmes, par la vertu et la grâce de notre rdoce, <i1"' ';l parole de Dieu, annoncée par noua, et tout «•«■ qui m est l.t préparation, soit aussi une ll">ti<' de Louange à lun . un hommage rendu à sa gloire, à ses Intérêts, a Bes <li"ii-. à sa vérité, à sa charité, miséricorde; rien autre, rien de plus, et rien <!<• moins. Notre prédication profitera sûrement aux âmes et à nous mêmes.
Mêmes vues de Foi, quand nous Bommes nous mêmes auditeurs de la parole sainte. Ne voyons que ce qui est «;• Dieu. Élevons-nous plus haut «|u<- l'homme, que le talent et l'éloquence ; ou, Bi cela fait défaut, découvrons, bous tant de choses imparfaites, la sainteté du minisl
nité de la mission, la vérité substantielle de l'idée de telle proposition, de i«-l mot, du nom ado-
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