‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 169 sur 204 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

QUELQUES REFLEXIONS SUE l.l DÉPLORABLE MAI. II! Il;

DU DÉCOUB \<.I Ml NT

( !e sujet est de beaucoup moins attrayant que celui qui précède; mais il peut être fort utile de le traiter. Nous sommes en présence d'un grand mal. Le découragement implique une multitude d'illusions, d'erreurs, de faiblesses, de t'aiiics. Ce n'est pas simplement une disposi don défectueuse, c'est un état mauvais. La présomption, qui ea\ son contraire, est peut-être moins dangereuse, bien qu'elle paraisse plus coupable. < m n'éprouve que de L'opposition «-t de la répugnance pour L'homme présomp tueux; "H s'apitoie sur l<- découragé, on prend môme part à -a peine. La charité 1<- veut ainsi. Mais, en Lité, son état est mauvais, m il ne produit que Le mal. Dans un simple fidèle, le découragement est un commencement «li- ruine : dans un Prêtre, il serait, en plus, la menace d'une multitude de ruines.

usidérons ce mal, ce \ rai fléau, dans l'œuvre de do tre sanctification personnelle, et ••n^iiur. dans celle de la sanctification des âmes.

D'abord, quelle est La source de notre découragement / Répondons, en premier lieu, à cette question importante.

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- >urce de toul découragement, c'est invariablement l'oubli de ce que l»n r esl pour noi que noua

- rames, nous-mêm< Qu'( [ue Dieu est pour nous ? Nous venons de le

imaireraent, dans le chapitre qui précède. '. a un dessein, une volonté, de nous rendre heureux éternellement, par la vision el la possession de Jui-même. I Unsimplement que «■■•n,- volonté el ce dessein sont sérieux, fermes, stables, permanents, c'esl presque une ir

e. Dieu veul en Dieu. Ce dessein, cette volonté noua ont été : par sa parole : sa parole esl une pro-

: sa parole, comme sa prom< si Lui m

c'esl son Être essentiel, infiniment vrai, sainl el infaillible, par conséquent immanquable, absolument I ■ ■ • 1 1 1 1 : oie et sa pron esl Lui : le page «jimI

nous .i donné <1<- cette proi encore Lui; car

-«•il Fils. Il a tellement .-mm'- le monde, qu'il lui a donné son propre Fils '. Il l'a donné, non par i mais par amour; rien n'esl donné comme ce qu'on donne par amour. Si l< I lui-même, <|ii«- manqi

pour que jamais nous ne doutions ? El ce jt esl ri

goureux, sans exception. Nous ayant donné son Fils comment ne nous aurait il pas tout donné avec lui ? la réflexion el le raisonnement «!<• >;iiut Paul, i ■ etiam cum itl" omnia nobi i foui,

..■m il être, si ce n'esl toul ce qui est dans le 1 car vraiment il n'j a i ien hora de lui. < !e tout, c'esl donc,

\ iliil • IAI iniii lui'

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pour la vie présente, toute lumière, toute force, toute consolation, toul secours, en un mot, toute grâce, suivant les occurences, les accidents, lea besoins de notre vie présente. Nous sommes «loue, dès notre premier Instant d'existence, sur la voie du Ciel, el notre premier mouvemenl est un mouvement vers 1«- Ciel, dès que le Bap terne a consacré notre vocation «-t mis son sceau à la volonté <!<■ notre I Heu. Nous allons au < îiel, comme toute chose va à sa fin. Il es! parlé, même dans la Sainte-Écriture, de deux voiesquî s'ouvrent devant les pas de l'homme, à son entrée dans la vie. C'esl bien, en effet, c< paraît être, si l'on considère les démarches des hommes, Le choix que leur liberté fait, dans une direction ou dans une autre. Mais, si nous voyons simplement le premier plan de Dieu, et le fond intime de la doctrine, et non une forme imagée de ce qui arrive aux pauvres humains, il faut dire qu'il n'y a en toute réalité qu'une seule voie : c'est la voie tracée par le dessein de l'Amour éternel «lu Père. A droite ou à gauche, il n'y a que des précipi- - hélas ! assez fréquentés, pour qu'il paraisse y avoir des traces de sentiers, assez larges même, plus larges que la voie où passent les enfants de Dieu; mais sentiers spacieux, ce sont les hommes égarés «pii les • •ut tracés et creusés; ce n'est pas Dieu. La seule voie, la sienne, c'est sa volonté de sauver tous les hommi et pour que nul n'ignorât, qu'il n'y a qu'une voi< quell stte voie, Celui qui est le gage du Ciel, le

Fil- qui nous a été donné - a dit : Je suis la Vbi<

1 I Tini. ii. I.

mu. \i\. 6. [paa ■ si m qnfl i*. 'lit saint Ina/natin, i| ; per aliud ia ad alitid, non peraliud renia ad Chriatum ; perChmtnm ad Chriatnm ido: per Christum ad Chriatnra P I

tiim hominem ad Chriatum Denm. I ' Pract. XIII, n. \

l'.-itr. Ut., t. \\W col. 1484.

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