‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 170 sur 204 · EXIOX · texte numérisé non relu

EXIOX

Il es! la voie «lu < 'iel, la voie qui mène à la vision du 1

-i bien substantiellement la voie, que quiconque porte

sur lui ^'ii regard, voit !<• Père '. Il est r<i\>- voie Min-,

avec l'infinie variété des moyens qui ne permettent ni

ment, ni défaillance, ni retard : car il est pour ceux

qui y entrent, lumière, force, soutien, toute sorte de

s et ; et quand nous disons : toute sorte

s, nous entendons tout <••■ qu'est

• tout <•■• qu'il a fait et continue <!«• faire pour m .us. et son 1 - Temenl ? doce, enfin l'inimaginable merveille <1<- son action constanl puissante par la tctuelle sous î<>u- les n<

toutes les formes, par toutes sortes il<- ministères, de canaux.

El regarde tous les fidèles. Il n'esi pas une .

rachetée, «jni ne doive s'appliquer toute .-.•tir doctrine.

jue 1 >n i .'-i pour nous, Prêtres ! En quel particulier, -1 I notre ère de j<

d'amour ! Rappelons nous ce <|"' ;l ,,Ir dit dans les iniers chapitres de ce Deuxième Livre. Non ! ce que JÉst est pour nous, ce <|u'il a fait pour nous, ce qu'il continue ire à chaque M qu'il nous donne de t<

2 es de tendi • qu'il nous prépai e de gloh

Ciel... Non ! i « >u t cela ne peut s'expri r. Mais <■«• que

la parole ne peut dire, la mémoire, l<- cœur ne doivent jamais l'oublier. Pour 'i1"' '•' souvenir *-\\ ^"it imp sable, il faudrait, suivant le conseil du Seigneur à son Peu pie, le médite] l partout ' assis dans nos

! chemin, durant !<• travail, dans le temp

• .h .i\ ..ii . pour ainsi «lii <•. quelque menu

Bl R LE DÉPLORABLE M \ LU Kl Et DU DÉCOl RAOBM

dans nos mains, devant qos yeux, sur Les porl sa de qos demeures '. < !ar, ce souvenir intime, filial, c'esl comme l«' fond de notre religion, La substance d ■ no relations avec Dieu, et par conséquent La forte et toujours croissante occupation de notre esprit el la vie d ■ notre cœur.

Ajoutons <|iic nous ne devons pas oublier ce que nous sommes. Le chapitre suivant sur L'Humilit ï nous Le i lera mieux : mais disons ici, sommairement, qu'il n'y a rien qui doive nous surprendre, si nous sommes lents pour Le bien, faibles el inconstants dans la pratique des vertus, inclinés au mal, au péché, et si nous Le commettons quelquefois ; reconnaissons qu'il esl même fort étonnanl que nous ne le commettions pas plus fréquemment, el que nous ne tombions pas dans de plus grandes fautes. Notre fond natif est si mauvais ! Sain! Augustin n'a-1 il pas «lit :

que nous devons croire (c'est ainsi que traduit Bossuel . que Dieu nous a remis tous Les péchés, où sa grâce nous a empêchés de tomber2 ? C'estdoncla grâce quiest notre salut, et non point nous-mêmes. Mans L'ordre surnaturel, nous ne pouvons rien, nous ne soi ss capables de

rien de bon. Mais Les sentiments el les pensées de notre cœur d'homme sont inclinés vers Le mal, nous dit le Seigneur, dès notre adolescence3. Ce son! des vérités communes que personne n'ignore, mais que pratiquement nous oublions, lorsque non- nous Laissons aller au découragement. Notre Impuissance, notre faiblesse, notre in

1 Pooite hœc verba mea in cordibua el ui animia vestris, el snspendite oa pro signo in manibua, <■! inter oculoa \ eatroa c »11 ut illa meditentur, quando sederia in domo tua, et ambalaveria in ■

accul ria atque aurrexeria... Deuter. si, 18, 19.

miapeccata sic habenda tanquam dimittantur, h qnibua D todit ne committantur. /'• VirginiL, cap. xli, n. 12. Patr. Lit., t. \ l col. 121.

- DBiu enitn el cogitatio humani cordia in malutn prona mol ab adoloacentifl auft. Oene8. \ m, 21.

constance, nos insuc - fautes, dous étonnent, nous

humilient <-t noua abattent. En même temps, l'amour de notre Dieu pour nous, si fort, si persévérant, si infailliblement assuré, noua devient comme une conception quelque peu poétique, imaginaire de notre esprit : un sentiment, une impression qui ressemble à un doute, prend la place de la bienfaisante et lumineuse foi que nous avions auparavant ; et voilà 1«- 1 1 1 * » 1- 1 « - 1 ennemi <|iii s'insinue dans l'âme, qui s'y tix»-. <'t qui >-< nii »I« ■ vouloir, comme B'il en ;i\-;iit le (h<»it. s'y établir à tout jamai

L'oubli de ceque Dieu est pour nous, et l'oubli d< que e unes, voilà donc la source de notre découra-

gement. Voyons maintenant quels en sont 1«-- caracti

Le premier, c'est la ti is conn

grands et saints devoirs. ' >n nous a appris, au Séminaire, ce qu'ils exigent de courage et d'éi n noua

rappelés dans les Retraites pastorales. Tous les li <iui traitent <1«- la vie ecclésiastique, en parlent loi ment. Nous les conn par conséquent. Biais !•

vail, la fatigue, la routine, certaines circonsta mime

la maladie, un long voyage, un excès d'occupations pro ont donné lieu à dea manquements, à des infldé-

; noua noua Bommes attristi ma promis, noua qu'il est moralement né-

lire, '1<- faire quotidiennement au moins une demi oraison ; mais, peu à peu, -"it tentation, soil i p-. du cœur, de l'Ame, nous a\ mi de la préparer, noua l'avons faite avec i noua

irtée, noua l'a mise, un jour, deux j

plusieurs joui !«-. Notr< D

|iic toutes les Heures .< la f< i mai que '1 ■ l 'li «■. Burtout un manque >\ •

on. I..i nrc <l.\ ienl plus

vi B LE DÉPLOR \ l : l . I . M LLHEI R DU DÊ( 01 R \«.i Ml S : I l'.i

si mi -il •!»•... La Messe n'esl plus préparée comme autrefois; L'action de grâces dous paraît interminable : elle D'est pourtanl que d'un quart d'heure. Notre visite au Saint- Sacrement est supprimée ou peu s'en faut. Cela tient à des causes diverses. Notre volonté y est pour quelque chose seulement : mais il faul que uous en convenions, nous sommes en faute. Une véritable baisse s'est faite dans h »tre état de vie intérieure. La tristesse gagne toujours plus de terrain. Après l'infidélité volontaire, le goût des choses saintes s'affaiblit. La sensualité remporte quantité de victoires : certains défauts, autrefois combattus avec soin, sinon avec vigueur, reprennent le dessus. Il y a de l'affliction dans l'âme, d'autant plus que nous concluons que Dieu se retire. Il ;i probablement retiré un certain goût sensible, qui dous était un encout nient. et que nous ne méritons plus. Il y aurait à prendre les moyens sérieux, énergiques, que nous indiquerons tout à l'heure : Prière, mortification, réaction courageuse. Nous ne le- prenons pas. Le Dieu jaloux ' nous le fait sentir, par des aridités, des malaises, des remords. Sa jalousie vient do L'amour qu'il a pour non-; ell un trait touchant, l'ion que sévère on apparence, de sa miséricorde paternelle. C'est le Cœur de Jési s, dous et humble, qui se venge à sa manière. Mais dous n'y faisons pas réflexion. Nous concluons: C'est inutile ; je ne sais

pas, }<• ue puis pas fair aison... Je n'ai point de livre

spirituel qui nie convienne... Je perds mon temps devant le Saint Sacrement : à quoi l'on y... Après une retraite, l.i retraite prochaine, je me re ivellerai sérieusement... Je forai une confession générale... Je deman derai des conseils \><>\n les cas imprévus que je rencon

1 1 lotea Qomen ejtu 1 1 I sod, \\\i\ . il.

Page 1