SUR LE DÉPLORABLE MALHEUR DU DÉCOURAGEMENT
pour nous instruire seulement, mais pour dous édifier, de manière à faire de notre cœur, comme sain! Jérôme le <lii du prêtre Népotien, La Bibliothèque du Christ i , il est impossible que l'esprit e1 le cœur ue s'élèvent pas à cette confiance filiale, simple, amoureuse envers Dnsi . qui es1 le plus beau caractère de l'Espérance. Ce u'esl pas le seul fruil que qous retirerons de ce travail: il y aura en nous l'admiration, la louange, la reconnaissance, le zèle; mais il y aura excellemment cet esprit d'enfant qui ne doute pas, qui attendavec paix, qui s'abandonne avec joie -.
Toutefois, c<>* heureux effets d'une sainte étude oe produiront, et surtout ne deviendront habituels, que peu «■'( pou. lài attendant, quand la tristesse nous gagne, quand la langueur pèse sur nos âmes fatiguées, quand cette sorte de parti pris inconsidéré sur notre relâchement tend à nous séduire, le deuxième remède au découragement, c'est l'acte de Foi, ferme et fréquent, en l'amour de notre I mit pour nous. Saint Jean nous l'a appris: Et nos cognariiniis, et credidimus Charitati, quam hàbei Deus in nobis. Deu8 ( 'haritas est^. Il esl d'un grand effet sur l'âme, quand il est prononcé avec humilité et persévérance. Ne uégli geons jamais ce puissant moyen. Il est fondé sur la Force même, puisqu'il est tende sur Dieu. N'est il pas de Foi et il faut prendre ce mot à la rigueur de la lettre , que
1 Lectione assiduâ et meditatione diuturna pectua snum bibliothecam fecerat Christi. I I .Y aliàs 3 ad Heliodorum .- Epîtaphiui
i l'uni, h. 10. l'.iti . Lu., t. XXII, col. 695. Origène adil aussi : Intra
seipsum potest i lis homo arcam divinam construere et bibliothecam
divini verbi consecrare. /" Oenetimi Romil. II. n. 6. Pair.
t. XII. col. 17.:.
* Saint Pan! 'lit expressément que la lecture de la fi te 1 nu moyen de fortifier en noua l'Espérance : Quaecumque scripte sont, ad
nostram doctrinam Bcriptasunt; utper patientiam, et consolali m 8crip-
turarum, spem babeamas. I.' iv, I.
3 I Joann. iv, 16.
<4\ RLQ1 E8 RI 1 l.l\I
nous avons été aimés d'un amour éternel ] ; que J 3 qui est toutamou ut à qous; que, depuis son [ncar-
I M-' -"ii Cœur est sur nous, sans interruption, distraction, amoindrissement <!<• tendresse et de divine sympathie?... N'est-il pas absolument vrai, que de - rabernacles <1<- : . et actuellement
eux <jui ><»nr sur toute la face du i:i' »1»<-. son r< i-Miiij.aii-~.aiii et <l"iix est san avec miséri-
corde sur notre pauvre an. -t la
l'infinie variété des vertus : antes
qu'elle porte : ce regard, c u, à chaque
instant, le «l"ii <h- son Sang, de ses mérites, d<
<!<■ la Béatitude qu'il veut absolument oousdonn les luttes '!<■ L'exil... Quoi de plus? Oh! disons souvent, avec force, avec un in, .i\«-c un
cœur reconnaissant s Charitati, quam
h, il,, t I ). j uam ha 1 11
encore : quam habet Cor Mari i in nobis... quam lni!>,t uni-
I "i ri u m
Le troisième remède contre 1«- découragement, c'est la prière. / me L'acte de
Foi, l.i prière, qui est tantôt humble «-t instante supplication, tantôt cri puissant de L'Âme, accompagné <!<■ lar- . st fondée uniquement but Dieu, sur ce qu'il est pour non-, ce «ni'il a fait, ce qu'il a promit - qu'il nous a < 1 ■ • 1 1 1 m '• - . V<
\djuta ibor in justificationibu* fui*
BUB LE DEPLORABLE MALHEUB DD DÉCOl BAG1 KENT 1.7,"
christ,', adjuva nos '. Eccequem amas infirmatur*. Que de paroles, dans la Sainte Ecriture, qui mais conviennent, dans cel étal d'affliction !Ily a dea psaumes entiers (|iic nous pouvons répéter sans cesse; et aous avons Le bienheureux devoir d'eD réciter plusieurs chaque jour. Nous y trouvons tout ce qu'il faut, pour dire à notre Deeu tous nos besoins, et nous y avons des réponses de Dieu si touchantes! Quoniam in mesperavit, liberabo eum... Oum ipso tu m in tribulatione ; eripiam eum. et glorificàbo eum '■'•.
Qu'il est puissant, pour nous faire arriver à la ferveur, le secours que uous trouvons dans la récitation de notre Bréviaire! Nous estimons que le Prêtre, quel que soit son état de découragement et de tiédeur, qui s'appliquerait à le dire, avec la religion que commande un si grand Office, ne tarderai pas à être un saint '. 11 y a tant de grâces attachées à ces divines paroles, qui ne sont pas seulement de David, dans les psaumes, ou de l'Eglise d<la terre, dans les oraisons et autres prières, mais qui sont vraiment de Jésus-Christ, parlant maintenant dans son Corps mystique, par L'organe des Prêtres!
Cependant la prière a besoin d'un auxiliaire, la mortification; et c'est le quatrième remède contre !»• découra-
1 In off. Primée. — Psalm.xi.ia, 26.
? Joi •mu. xi, 3. Saint Augustin t;1't ■-"*' ,,,,s parole* de Marthi Marie un.- réflexion touchante ; Non dixerunl : V< m ; Amanti emm tantummodo nuntiandum fuit. Non susœ sunl dicere: Veni, el sana». Non ausse sunt dicere : [bi jubé, >-t h\<- l'ut... Nihil borum isttB, -'•'! tantùmmodo: « Domine, ecce quem amas infirmatur. Sufficit ut 1 1 « > \ . • r i > ; non enimamaset deseris. /" Joann. Evang. tract \l.l\ n. 6. Patr.lat, t. \\\\ . ...I. 1748.
i Psalm. te, m L5.
ut Joseph de Copertino, interrogé par an Evoque d'Italie sur le n
).• pins efficace pour sanctifier son Clergé et réformer - lio<
«lit : « Faites en sorte que vos Prêtres récitent l'office divin avec attentions «t ci lèbrent saintement la ii \ '
Avant propos.
gement II y a l'intérieure <pii chasse impitoyablement, promptement, durement, les p<
maginations sans but, le vague de l'esprit, les mol- - du cœur, les incertitudes <!<• la volonté; «pii. au contraire, donne «lu ressort, de l'élan à toute opération <1«' l'esprit, de l'Ame t<>ut entière; qui, par l'application à ce <|"' esf élevé au-dessus des sens, par l'étude, par un travail sérieux, l'oblige à se Boustraire à la vie p seuse ..u dissipée <!<' la uature, et, la dégageant «!• entraves, la porte vers les vues et les désirs célestes '
Il \ a aussi la mortification extérieure. Nous ue sa> peut-être pas assez les effets extraordinaires qu'elle pro- «luit sur une Ame triste, abattue, et iii<-Iiii<'-<' \ ers la langueur mortelle. C'est , < ■ • >i 1 1 1 1 1* - par enchantement, qu'elle fait renaître la vigueur, la joie m< me. Nous entendons ici, non les veilles, ni même les jeûnes, mais certaines pra tii|ii<^ afflictives qui ne peuvent nuire à la sai François d'Assise appelait le corps, frère l'âne. Eh bien ! il B'agil de coups <!<■ fouets donnés à l'Ane. Les relig connaissenl ce genre <!<■ procédés, pour secouer la p m- <«ii l'insolence de notre chair de péché. Nous, Prêtres séculiers, nous en usons peut-être trop rarement. 1 . ■ rience prouve que cet exercice, <|iii rappelle l<- plus humiliant des .M; de la Passion d< neur,
est d'um cité vraiment surprenante < • -i 1 1 1 « • toute
■<• <!<• il cernent, «-t. par conséquent, un aux]
liaii <■ pui- sant de la ferveur.
Il y a enfin un cinquième remède, <l"iii celui qui pn cède semble faire partie, c'est l'habitude prise de se vain • h toute cho i l ■ « i«'i noi ;
kouATi ■• \ i"l- eux la saouls le q
si K LE DÉPLOB LBLE M U.lIKl R Dl DÉ( 01 R \-.lMI S l 159
violence '. C'est le magnifique honneur que Du u fail à notre liberté. Sans lui, qous ne pouvons rien faire -'. liais nous pouvons tout en Celui qui nous fortifii
race ne nous faisant jamais défaut, pour l'accomplissement du devoir, pour la pratique des vertus, pour l'acquisition de la sainteté qui est propre à notre état, nous pouvons hardiment nous mettre à l'œuvre. Quel que soit le sacrifice, grand ou petit, notre courage, notre énergie, notre constance peuvent s'exercer tout à l'aise, en toute occasion. Nous sommes Victimes; voici L'autel, le feu, le glaive : c'est La garde des Bens, c'est tout ce qu'exigent d'exactitude, de préparation, d'attention, nos devoirs de piété, tout ce que demandent d'immolation une longue séance au confessionnal, une visite aux malades, l.i conversation d'une personne mal disposée contre nous, une occasion de péché ou d'imperfection à écarter, à supprimer, La vigilance sur un défaut de caractère ou une habitude irrégulière. La grâce est assurée; mais la bonne volonté ferme, déterminée, est sa coopératrice nécessaire.
Noua avons parlé précédemment, d'après Les Saints, de L'importance de l'exactitude au lever du matin. Qu'il Boit d'une manière spéciale le but, l'objet de notre esprit de sacrifice et de notre sincère et constante bonne volonté. Le P. Faber, qui sait dire les choses avec une netteté et, parfois, une originalité saisissantes, veut absolument que, but ce point en particulier, nous évitions la superstition <iui consiste à s'imaginer que la grâce doit agir comme un charme, sans l«- concours de notre propre bonne volonté. Il trace le tableau qu'on va voir: Un homme
i Matth. m. 12.
un. w. ."..
; Philipp. iv. l'i.
QUI BRI rLBXIONS
s se lever le matin à l'heure convenable; il «lit < l n' il ae peut )>.i-: cela est absurde, car aucune force physique ue le tient cloué but bob lit. Le t'ait .--t. qu'il ne veut pas; ...le courage ou l'obéissance qu'e: petit
sacrifice, ne lui parait |»as valoir la peine <!<• l'accomplir. Il dira, pour s'excuser, qu'avant de se mettre au lit. il avait pris la résolution de Be lever à l'heure prescrit qu'il avait prié les aines «lu Purgatoire de le faire lever. Le matin vient : l'air est froid, la méditation semble Bans attrait, et le sommeil est si doux! Pas une ame venue du Purgatoire pour l'arracher du lit. ouvri] rideaux, allumer -*"ii feu... < !e n'est donc pas son affaire. 11 a rempli sa tache. 11 l'a accomplie la veille; mais la grâce n'a pas opéré. Qu'y faire? i qui suit est bien de réflexion, ]><>ur nous Prêtres: Une foule de - i|iii eussent été voisins des Saints, restent voisins des pécheurs, à •■.•m».- de cette singulière superstition au Bujet de la l ■ qui nous manque, ce n'est pas la
'est la volonté '.
Il semble qu'en citant ces dernières paroles nous oon tredisons quelque peu ce que nous avons écrit, au commencement «lu chapitre, but la certitude «lu secours de Dieu. Mais non I Jamais nous ne pourrons exagérer ce que la divine Bonté veut taire pour ii<>u> sauver éternel lement, et, dès ce monde, nous rendre saints; par consé <i lient, tout ce que nous pouvons et devons attendre de ten
, de bien veillants, de puissants secours de la part de ce I*i» i ineffablement bon et indulgent. Biais, nous l'avons fait remarquer, il a daigné nous faire l'honneur d'une
• ration : lire, dans la grande œu> re «le noù «•
union .i lui, par h en ce monde, et de notre union
icllc, dans i . union éternelle qu'il \ eut
ip. u.
si R LE DÉPLORABLE M \ 1.11 K ri; I" DÊ( 01 RAGEMEN1 1 ^ *. 1
cous donner comme une récompense vraiment méritée. C'est pourquoi, si notre joie ici-bas est d'espérer sans crainte, sans hésitation, avec force et fermeté, en la bonne volonté de Iuii . comme parle saint Paul '. Laquelle est de sauver qos âmes; La joie de Dieu, celle qu'il éprouve à qous considérer dociles et fidèles, est la bonne volonté dont nous faisons preuve, en Le servant. ( l'est ]<■ fond de la pensée de Baint Bernard, en ces belles paroles: Notre Dieu est un bon Père de famille, qui a soin de ceux de sa maison, surtout dans les jours mauvais, et qui Les nourrit, durant la famine, d'un pain de vie éternelle. Mais je crois qu'en nous donnant notre aliment, il y trouve Lui-même sa nourriture, qui est notre prog dans la vertu. Car la joie du Seigneur, c'est notre courage et notre force -.
Source, caractères, remèdes du découragement : c'est ce que nous voulions écrire de ce mal si redoutable. < »n voit que nous n'avons pas même fait allusion à ce qu'il peut devenir, qui est L'absence et la mort même de la vertu d'Espérance, le désespoir. Quel extrême malheur, digne d'être pleuré avec des Larmes de sang, >i jamais il était possible dans une âme sacerdotale! Bêlas! un des Prêtres les plus favorisés, comblé de grâ< es merveilleuses, Judas se perdit, pour être tombé dan- cet abîme épouvantable. Ce n'est plus l'oubli de ce que Dieu est pour nous, c'est l'éloignement, c'est L'a\ ersion de Dieu. Sous un certain rapport, dit saint Thomas, c'est le plus grave
l> -i iMiim, (|ni operator in vobia ef relie el perficore, pro boni
volnntate. Philipp.ii, 13. Cfir. Bom.zn,2.
Bonua Paterfamiliaa, qui domeaticornm «uorum curam geril maxime in diebna malia, al .-il.it i oa in famé, cibana ill"- pana \ itm el intelle* I aie iiiitrii'iis ad vitam aeternam. \t paacena, ità puto nihilominu* pa
profectibi El dni, fortitudo noatra. /•»
m. l.Wl. m i. Patr. ht., t. « LXXXIII, col. Il»
- il LIAI' INS
ta les péchés. Le saii ur B'explique ainsi :
Dans tout péché mortel la raison principale du mal vite proviennent de i e <|u<- l'homme ne <1«-
I un. < '.h si l'on pouvait se tourner vers 1<- bien précaire qui change <><l bonum commutabUe), Bans s'éloigner de I >ieu, quoique ce mouvement fût déréglé, il ne serait pas un péché mortel. C'est pourquoi, ce qui détourne, diri ment et par soi-même, l'homme de Dieu, est le plus grave de t"ii^ les péchés mortels. L'infidélité, le désespoir rt la haine <!«• Dieu sont des péchés opposés aux vertus théologales. Parmi ces péchés, si l'on compare la haine ci L'infidélité au désespoir, on trouve qu'en eux-mêmes,
à-dire, d'après la nature de leur propre espèce, ils sr.nt plus .. Mais, si l'on compare le désespoir aux
deux autres péchés, par rapport à nous-mêmes, alors plus dangereux, parce que l'espérance nouséli du mal et nous porte a faire le bien. C'est pourquoi, quand nous l'avons perdue, nous nous précipitons d'une manière effrénée dans tous les vices, et nous nous éloi gnons de toutes les bonnes œuvr< - nt Isidore dit />> ttummo i>"in.. lib. II. cap. \i\ : Commettre un < - 1- î 1 1 * « - .
la mort de l'Ame ; mais désespérer, c'est descendre dans L'enfer '.
Tel est le raisonnement du Docteur Angélique. Il exa mine ensuite quelles Bont les causes <1<- cet immense malheur, et il «lit que ce sont, d'une part, l'apathie Bpii i tuellc "ii 1<- « 1 < - ir« • 1 1 r <l«-s choses ■!<• I»ii i . <-i d'autre part, la luxure -'. Il serait trop douloureux d'insister sur no
ij«t.
ia ne parlerons pas non plus de la présomption, mitre vice oppo ! pérance, parce que les eonsidé
Il i:
SUR LE DÉPL< lll kBLE M U.Hl'.i R Dl DÉ< OUH IQEM] N l 163
rations que nous aurons à faire, au chapitre suivant, sur l'Humilité, en indiqueront le remède naturel.
Mais il est bon de dire au moins un mol <lu découi m. •nt. dans l'œuvre de la sanctification des âmes bien quece sujet appartienne à un ordre d'idées, qui doil faire le sujet d'un travail à part .
La malheureuse source de ce genre de découragement est encore l'oubli de ce que Dieu est pour les âmes. Oh ! que ce! oubli est déplorable. C'est une injure faite à bob Cœur; c'est un tort incalculable fait aux âmes elles-mêmes. < l'est aussi l'oubli de ce que nous sommes. Blême quand nous avons l'ait tout ce qui dépend de nous, ne demeurons-nous pas des serviteurs inutiles l?
[ci encore les caractères du mal «jin- nous combattons, -"m la triste--^. Nous n" réussissons pas, nous sommes tristes; un autre confrère réussit mieux que nous, nous sommes tristes; nos peines, notre dévouement, nos sacrifices ii" -"lit pas appréciés suffisamment, ni récompensés par les hommes, nous sommes tristes, el nous nous laissons aller à l'abattement. Puis, après la tristesse, si nous n'avons pas assez de foi et de courage pour réagir contre cette ennemie, la langueur, la paresse, un « - — j » i - î t d'insouciance qui se répand, pour ainsi dire, dans toute notre vie; ou bien, sous l'empire d'une autre tentation, cette Borte '1" résignation froide, dont nous avons parlé par rapporl à notre état spirituel, etqui a pour objet, maintenant, 1" sort 'N- âmes. Il n'y a rien à faire... Les éléments <l" perversion du pauvre peuple sont trop nombreux et trop puissants Les ennemis «l" Dieu ont
répandu contre nous, noa œuvres, notre ministère, des préventions inguérissables... Ce temps ne durera pas,
1 Lac. xvii, 10.
QUBLQ1 B8 RÉFL] nOK8
ble : attendons qu'A ail passé, et que In Pi" Doua donne dea jours meilleurs...
- des apparences d< ••. il n'y a guère <|u<- du
iragement dans ces paroles. Un upmme de Dieu ne B'en tient pas la. et, ne serait-ce que pour s'éviter l'effi 1>1«- Bentence : Tnutilem servum >ji<-it> ' si le zèle <1<' la >r 1 « • ï ï ■ t - de Dieu et la charité pour ses frères ne suffisent i le faire sortir <1<- boh indifférence . il s'efforce de prendre les moyens puissants que nous avons indiqués tout a l'heure, contre 1«- mal qu'il ]><>rt<- dans son cœur : Premièrement, étudier, méditer, comprendre toujours mieux le plan, si admirable et si aimable de la l'>.>iit<; éternelle de notre Dieu, que saint Paul a résumé dans ces paroles : Omnia vestra sunt, site Paulux, si,-, .l//<»//«<. munduêf sivt cita, >/V« mo '. sir, futura ; omnia $nim centra sunt. I Christi; Chrisfus autem Dei*. Tout est ordonné pour lé salut <!«•- âmes et de chacune d'elles, tout : Paul. Apollo, < ïéphas, 1«- monde, la \ i»-. la mort, ce qui est pi • <iui doit être un jour, absolument tout. Car rien n'est plus digne de Inir. «lit Tertullien, que le salut des ftmea ••. Vos autem Christi. liais ce Balutdes âmes, la gloire <Iu Christ, c'est Bon <lr<»it. c'est la tin qu'il a voulu atteindre partant de travaux, d'opprobres, de souffrances, par sa croix, par bs mort, par son Eglise, ements. Si c'est -a gloire, Bon droit, la tin de t-.ut ce qu'il ,i faii et souffert, quel motif irrésistible de no pas nous laisser aller à une Ni'- stérile, inutile! on tour, le Christ est la gloire du Père, la grande
BTJH LE DÉPLORABLE liALHBUB DU DE< 01 RAGEMEN1 165
gloire, L'unique gloire, La pleine et universelle et définitive et absolue satisfaction du Père el Bon contentement, dans tous Les siècles. C'est tout le plan divin, que jamais noua ne connaîtrons, noua n'admirerons assez, et dont la pleine intelligence dissiperait infailliblement toute i>"ii le découragement.
rondement, nous devons faire fréquemment L'acte de Foi but L'amour de Dieu pour les âmes. C'est un hommage rendu aux intentions, aux desseins de Bon Cœur de Père. Qu'il s'agisse du plus impie, du plus pervers, du plus dégradé, du plus ignoble des hommes, il noua faut faire cet acte avec force, avec amour, avec une ferme espérance.
Troisièmement, nou8 devona beaucoup prier pournousmême et beaucoup prier pour le8 âmes, dans toua Les travaux, les peines, les sacrifices et toute sorte de démarches, de fatigues, de sollicitudes, que nous nous imposons pour leur salut. Nocte ac die àbundi ntiùs orantes '. Mult h m < ni m valet deprt catiojusti assidua '-'.
Quatrièmement, ne pas nous écouter, être des hommes
sacrifice; avoir toujours dans la mémoire et porter
dans la pratique <!<• la vie Vimpendam et superimpendar
pro animabu* vestris3. Le peu que nou8 faisons, sera
un jour payé avec tant de largesse4! Les Saints ont
châtié leur corps pour que La pénitence, ajoutée à La
vertu de L'immolation quotidien il à La puissance de
l.i prière, fût d'une efficacité décisive auprès de 1»im . \,. négligeons rien. Soyons vigilants et armés contre tout ce qui affaibli! notre courage. Nourrissona, fortifions
I l iaL m. 10.
ib. -. 16.
» II Cor. xii. I.V
« En bone et fidelù qoia raper panca faisti fidel
•iiiini Domini toi. Matth. txv, 21.
- RÉFLEX1 - - •: li \<.1M
notre a\me ■ !«■ tout ce qui, la m. la délivrant de la
• e( misérable \i«- il«> nature, L'établit, la fixe, la
icre toujours davantage dans cette vie d'Hostie, qui
est - éminente et essentielle, pour la gloire de
1 heu et le salut des hommes.
< »h : qu'heureux i t béni de I » 1 » r est le Prêtre < jui toujours constant dans la Foi et dan- L'Espérance, aie regard toujours fixé sur sa Majesté adorable, pour faire de lui même, en union avec JÊsi 8, un Sacrifice perpétuel, et offrir par un zèle que rien ne décourage, qui grandit toujours, Le grand Sacrifice, la glorieuse Oblation du salut de nos frères, qui est, au sentiment des saint Docteurs, la i»lu> agréable de toutes les Oblations au Cœur du P<
• jui aime tant Les &mes -'.
' util tn.-i j h - sAcrificium, quàm celofl aniniaruni
\ ; 8. rhom. 11. II. i clzxxii,
■ l \\\ l I ' miam tua sunt, I) iue, qui aiu