I S IONS
tout, je me >ui-> t'ait peut-être '1<' la vie réelle culier un idéal qui u'esl pas 1<- vrai... Cornii 3 confrères qui sont estimés, qui réussissent, supérieurs considèrent comme étant de bo très, et «|iii ue font pas autrement que moi... -t le découragement, sous l'affligeante figure de la si abattu sur cette Ame sacerdotale. I . Es prit-Saint a «lit : Sicut tinea cestimento, /'•> lignof
itii triatitia viri ordi '. Cette parole s'accomplit.
Une autre parole divine dous apprend <|ii<' la trisl donne la mort -. Plaise à I »n t qu'elle ne se vérifie jamais pour une âme qui ité destine à être non seulement
vivant!-, mais source de
I • cependant, <ir la tristesse à la langueur, qui ann< une mort prochaine, il y a bien peu d'intervalle. La langueur, avec la paresse <|ui l'accompagne «-t la l&cheté qui lui sert d'appui, quel mal haïssable! Nous < 1«\ i i< »ns nous lèvera une heure régulière. Tout l'exige, la ] l'ordre <1<- la journée, notre santé même; «■! nous som-
Il nous faudrait secouer <>-u<nolence qui nous ôte notre acth ité intellectuolle, m< spirituelle : et l<-v premiers moments <1<' la journée ne sont qu'une perte de temps, i de mérites. Bellécius
a .lit <|ii<- cette manière de commencer la journée est un tain <!<• tiédeur '. Saint Vincent de l'aul i maxime, que la ferveur de la vie dépend de 1
SI R LE DÉPLORABLE M \l.lir.i R Dl H RÀOEMENT 151
son, et l'oraison de La manière de sanctifier bob lever1. Que seront les pratiques de Religion, soi! celles qui sont obligatoires, comme le Bréviaire^ soit les autres <\<- pure dévotion, mais dont aucun Prêtre pieux ue Be dispense ? L.i même langueur, du dégoût peut être, peut-être même cette disposition malheureuse qui provoque les vomis sements du Dieu jaloux 2, vontêtre le caractère Inva riable de tout ce «jui aura Dur pour objet. Et, chose étrange ! il n'est pas impossible que ce soit à l'égard de ce Maître adorable seulement, qu'il n'y ait que Lâcheté <-t négligence dans uotre vie. La Langueur, en effet, n'esl pas incompatible avec une certaine activité pour les affaires, les œuvres, certains devoirs d'état, la visite des malades, l,i préparation d'une fête. Ceci esl peut-être affaire de tempérament, de goût naturel, peut-être aussi d'amourpropre. N'importe, un bien véritable s'accomplit. Le seul liii'ii qui ne se fasse pas, hélas ! c'est le seul nécessaire . le salut de l'âme sacerdotale, qui jette en terre tant de semences, et qui moissonne si peu :;. Nous citons ici les paroles du prophète A.ggée. L'homme de Dieu ajoute: ll,i ,■ dicit Dominus exercituum : Ponite corda vestra 8up< r rins vestras '. Voilà ce qui manque au Prêtre <|"> se décourage. 11 n'applique pins son cœur à L'examen d voies, de 3es pensées, de 8a conduite, de son état de vie spirituelle. Le troisième caractère du découragement ré vêle Burtout cette déplorable erreur.
Dana certaines natures, La tristesse dure peu; la lan gueur elle même Bemble disparaître. An fond, L'une et L'autre demeurent dans L'inti de l'ftm •. mais elles
1 Vertus et doctrine dt laint Vincent di Paul, ebap. \\iu.
il. m. 16.
■ Seminastia 1 1 1 1 ■ 1 1 1 ) ■ ■ ■ . • - 1 iutulistu partira. Igg. r, B.
ÏI0K8
paraissent avoir cédé la place à un autre mal plu
os-nous, <|U<- l<-< deux premiers me sorti
lation philosophique, «jui a pris, bonnement <-t ; que de galté de cœur, son parti but l'état inférieur, médiocre ît tombée la pauvre ame décou Nous l'avons entendue dire, précédemment, dans sa t i - î — t • Après tout, je me suis fait, peut-être, delà vie «lu 1': séculier un idéal qui n'est pas le vrai... Combien de mes confn pûtes bons P qui ne vivent pas mieux que ni"i!... C'était le commencement de r,-u<- disposition malheureuse ; elle ne tardera pas d'avoir sa consom mation. Sous son empire, on devient bientôt peu religieux, peu respectueux, peu délicat dans les rapports avec Dieu, avec Notre-Seigneur au Saint-Sacrement; la vie intérieure n'est plus qu'un mot qui appartient au lanf de la mysticité, mais qui n'est pas une réalité bien d
msidération ; la pureté d'intenti* n, dans les arti<»ns que l'on fait lient, mais une t'<»is pour toutes;
ration il«- cœur, les oraisons jaculatoires, les fréquentes aspirations, c'est de la piété tendre, rien de j >1 u-. La dévotion d'un Prêtre <'-t plus virile que cela. Il faut se former une conscience qui ne s'embarrasse pas <1<minul [ui, surtout, in- tombe pas dans le scrupule.
unes alarmes >1<' r,-u,- conscience de séminaris de Prêtre de première année, n'étaient que des scrupules. Il ne faut pas, -.ni- doute, être Bensuel, perdre son temps 3 l'iitilii d accroît Ttune outre
lit déplacé; mai- un Prêtre <l<- pai un curé, un vicaire n'est pas un religieux. On dil que l.i Hainteté 'lu I' que celle des
\ ant .-n communauté, mêmi œux,
io, pai tuent, l< us qu'il est tenu <!«•
pour ai • 1 < • î n. ••m > n e pro
Bl B LE DÉPLORABLE MALHEUH I>i I
portionnés à la fin: c'est bien; la thèse, en princi] en droit, esl soutenable, inattaquable même. Mais, pratiquement car enfin, c'est toujours à la pratique qu'il faut • •ii venir), est-ce possible? Ce qui est règle, B'incarne, pour ainsi dire, dans la vie des individus qui y sont soumis : or, quelle est la vie du plus grand aombre, dan rangs du < îlergé, et presque de tous
»st le raisonnement hélas! si ce n'était un manque de respect, il faudrait dire le déraisonnement d'une âme découragée, qui veut justifier son découragement et la vie tristement imparfaite qu'elle mène. S'il lui reste encore un peu de lumière, elle l'éteinl par ce malheureux procédé. Si sa conscience réclame contre son erreur, elle semble vouloir fixer en elle <-t immobiliser cette erreur déplorable. Un tel état peut être encore, aux yeux des hommes, de l'honnêteté, de la dignité, même <1<- la vertu; mais, à coup sûr, il ne glorifie pas Dieu, il n'est pas une bénédiction pour les peuples, il incline l'aveuglement spirituel, il pourra aboutir à une mort bien peu rassurante, très inquiétante même.
Ainsi, tristesse, langueur, sorte de parti pris d'une vie intérieure médiocre : voilà les trois caractères du découement.
Nous voudrions ajouter, qu'il y a un état d'âme, affligé, anxieux, fatigué, qui ressemble à ce mal, à ce flaéu, mais qui n'est qu'un état de tentation. L'âme souffre de cer taines impuissances, aridités, répugnances même pour choses de Dieu, pour l'accomplissement «lu devoir. C'est l'action de l'ennemi qui, n'occupant point la place, y jette le trouble; ou bien c'est l'épreuve directe de lui i . dont il est écrit : Quia acceptes eras Deo} necesse fuit ut tentatio probarei te ': ou bien c'est aous-mêm
15 I QUELQl E8 B S8
propre dispositioo naturelle, physiologique, aotre carac- . peut-être notre étal actuel de santé, qui en est la cause, <>u une occasion, dont Dieu Be Bert pour noua éprouver, «-t le démon pour nous tenter. < 'et état ressem ble au découragement spirituel : mais il n'en est qu'une menace ou même seulement une apparence, [ci le rôle du directeur est nécessaire. Il l'est aussi pour la guérison du découragement véritable. Mais il nous est plus facile d'indiquer contre celui-ci quelques remèdes; et les voici ■«i l'âme découragée \ < m bi< n être guérie .
Puisque la source du découragement, c'est l'oubli d< que Dieu est pour nous et <1<- ce que nous sommes, le premier remède consisterait à faire cesser cet oubli, et, peut être, ce qu'on pourrait appeler notre défaut de vraie et Bolide science ^ard, en étudiant ces deux ]»<>iii^
théologiquement. Nous disons: théologiquement, à dessein. Nous ne Bavons peut-être pas assez ce que donne rce à la dévotion une connaissance solide, profonde, étendue des attributs de I»n u, de la Trinité, de l'Incarnation '. Nos manuels de théologie nous mettent sur la voie, mais ne suffisent pas. Avec ce <|ifils nous appren nent, nous en savons assez pour l'instruction des fid< nous n'en savons pas assez pour nos propres b moins qu'un d'occupations, ou quelque infirmité
!!<• ii«»u- l'interdisent, consultons, étudions les grands Théologiens, Baint Thomas, Suarez, Pétau, Thomassin. si nous faisi udes études avec esprit de foi, avec
amour, un amour passionné de la vérité surnaturelle, non
. ie '1«- l'An