NOTRE TITRE I~>F. CHRÉTIEN ET NOTRE ÉTAT I>K PÊ4 BEI B
publics, d'honorer, disons-nous, les anéanttesemen profonds, si inconnus de Jési s-Christ eu bou Incarnation, en ses divers Mystères, et surtoul en (■••lui de bou Eucharistie. Porter les traits de Jésus-Christ dont il esi ('•ciit : Et vidimu8 eum et icn > rat aspectus '.avoir quelque part à ces états, dent Notre-Seigneur parle lui-même par son Prophète: Ego sum verrais, et non homo; opprobrium hominum, et àbjectio plebis2, donne à l'âme, que l'amour de Jésus possède, d'intimes ei de profondes joies. C'est, qu'en effet, tout ce qui peut amener une telle participation à l'état de ce doux Rédempteur, au milieu des hommes, lui est une consolation extrême. La bassesse de la naissance, la pauvreté, l'infirmité, tout ce qui rend abject et méprisable, lui est un bien des plus précieux. Ses défauts même et, faut-il le dire ? ses péchés (non en eux-mêmes, puisque tout péché est haïssable, et tout défaut, surtout dans un Ministre de Dieu, doit être évité avec soin, mais en tant que ces désordres humilient, abaissent et jettent dans le mépris . lui paraissent une ision de profit. C'est la pensée de saint Augustin, dans cet axiome souvent cité : Omnia cooperatUur in bonum, etiam peccata :i.
Il en cm de même des insuccès, qui ue l'affligent qu'autant que Dieu est moins glorifié; mais c'est absolument l'unique cause de sa peine. Ce qu'ils apportent d. minie, provoque descantiques <!'• reconnais
; lit de Jésus, dont Tertullien a dit, qu'il fut, comme
1 Isaiîf, i.in. •'
5 PaalSL xxi. 7.
3 L'expression < I ■ i aainl l1 II «lit : Talibvi
diligentibns eum omnia cooperatnr in bonnm ; n iniu.i,
ut eti.-iiii ai qui eoron derianl >-\ axhorbitant, etiam ho< ipana arofieerc in bonnm, quia hnmiliorei redennl atqni <l<>otî.T.
lione tt gratid, cap ix. n Jl I'.itr Lit . t M.l\
L'HUMILITÉ — Dl [81 ŒNT
traduit Bossuet, un impudent de bonne sorte J ,et l'ardent désir, L'insatiable besoin de porter quelque * - 1 1 « » — * * >pprobres, qui donne ces mômes Bentimenta à là; - : euse, que bod amour dévore. L'humilité, sans L'amour de L'humiliation, est un arbre i de L'or qui ne porte i><»int l'effigie «lu monarque. C'est un mystère étrange que cet amour. Notre nature déchue et toujours orgueilleuse ne peut en entendre parler; mais c'est ce qu'opère en nous La grâce du Baptême, quand elle est Libre : et, dans une âme Bacerdotale, quel malheur et quelle injure faite à notre Dieu, -• n'était pas Libre] Nous avons dit auparavant que La gloire de I >n r i ■ tout. Cette : ' invariable et inflexible. Mesurons
toutet I tous il"-- désirs avec elle. Mais il
faut i ajouter : La gloire de Dif.u, lie, sinon
dans les dispositions intérieures el Les états extérieurs, <jui Bont exactement la copie de ceux de Jési s-Chribt, hé, méprisé, le dernier des hommes, frappé de Dd □ <-t humilié *-'. »
ces réflexions paraissaient, à quelqu'un de nos
teurs, inapplicables, nous Lui donnerions L'humble conseil
de ne jamais Laisser passer un Beul jour, Bans demander
instance au Cœur de •' i 81 8 le don vraiment par*
fait de comprendre la vérité de Bon esprit et la pureté
. Qui doit connaître intimement N gneur comme Le Prêtre ? Qui doit entrer comme lui dans cret de Bea desseins but Les âmes : ce qu'il veut faire «•n elles, la part qu'il veut Leur donner de • I de
tun», i . r .;. 1) ■ I i
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NOTRE TITRE DE < HRÉTU N El NOTRE ÊTA7 DE I l.< HE! H •
ses sentiments? Qui doil avoir l'intelligence de cette grande parole de saint Paul: Mïhi vivere Christua est1, sinon celui qui est un autre JÉsus-t îhrist ? Cet adorable Maître n'est pas loin de qous. Il habite en noua par la foi 2 , c'est-à-dire, par la connaissance VTaie que nous avons des opérations de sa grâce en nos âmes : cette sainte habitation se confirme par le zèle m1"" nous avons à reproduire ses sentiments, ses vues, ses pensi actions, ses états. Il nous faul savoir ces secrets, et ensuite essayer d'y conformer notre vie. C'est pourquoi nous disons: Ne cessons de demander la grâce «l'avoir cette Bcience et de nous laisser ensuite entraîner par l'austère, mais sublime beauté de l'humilité el des humiliations de notre Dieu. Oh! que c'est bien l'état intérieur qui convient au Prêtre ! Qui est uni à Jésus autant que lui ? qui porte ses traits et répand sa vertu, comme lui?- Mais ce que nous disons ici de l'union «lu Prêtre à Jésus-Christ fera le 3irje1 de quelque autre chapitre. Quoi qu'il en soit, si par malheur, l'amour ne nous touchait pas, l'amour qui presse un cœur dont les yeux sont illuminés , comme parle Baint Paul :;. voici une nouvelle considération «illi pourrait être sans réplique, à l'endroit de la nécessité où noua sommes d'accepter les humiliations et les opprobres.
Troisième fondement <l<- l'Humilité: Notre état <l< /« cheur. — Le péché originel est déjà, par lui même, un grand sujet confusion. Quelles ténèbres! quelle ignominie! quelle disgrâce! C'est un étrange mystère, où la pauvre raison se heurte, mais qui a été notre fait.
1 Philipp i, 21.
' Epbes. m. 17 E p]
L'HUMILITÉ. i-i :i Mi HE 3IEME 1 0XD1 HENT
lise a dû «lin- à un être ignoble et méchant qui blait ii"ii^ posséder en maître : E
b hoc famulo l >> /'... Mah damnaU .'... Omnis spiritusimmundet... Quelle horreur et quelle honto
Avons-nous conservé L'innocence de uotrc Baptême? N'avons-nous commis aucun péché mortel? Le jour malheureux, où noua perdîmes ainsi l'amitié de notre I»n i . noua méritâmes l'enferl Quel mot: Mériter l'enfei comprenons-nou8 tout 1«- sens? Si nous creusions i
nous serions épouvantés. Qu'est-ce que l'enfer? Qu'est-ce qu'être damné? Nous ne le Bommes pas, par 1<% fait : mais noua avons mérité et combien de fois!... de . A l'heure qu'il est, si La morl nous avait surpris, il 5 .1 tel temps, tant de mois ou d'années, nous serions ■ is depuis des mois et des années, dans ces abîmes, dans ces tourments, dans cette horreur éternelle, dans cette effroyable et intolérable ignominie. Miserico
ini, quia non sumwt consumpti^\ mais rien autre que cette miséricorde, patiente à faire verser aux cœurs les plus endurcis des Larmes éternelles de reconnaissance et d'amour -.
Hais peut être n'avons nous pas commis le péché mor tel; notre pauvre vie n'est marquée que par des infldé lités vénielles. Il est rare, très rare, qu'une ftmc puiss donner ce témoignage. Supposons !<• toutefois. A quoi lient il que i t'aient été «i1"' v énii ornes-
blabla
NOTRE TITRE DE I BRI 1 [EN ET NOTRE ETAT DE PÊ< BETTE l'.'l
qous plus capables, comme créatures élevées à l'ordre surnaturel, de qous maintenir dans La grâce, que de qous maintenir dans l'être naturel, en qualité de simples créatures? Non sufficientes sumus... sed sufficientia nostra ex Deoest '. Et puis, le péché véniel est il chose si peu importante? n'esl ce rien que de blesser le cœur d'un Dieu et de compromettre les fruits de la Passion de J] Christ? Que de fois qous avons essayé d'inspirer aux fidèles, pour ce mal, qui en Lui-même surpasse tous les maux de l'ordre naturel, une grande répulsion! Appliquons-nous à nous-mêmes ce que qous avoos enseigné. Il y a des péchés véniels <]iii avoisinent, en gravité,le péché mortel.il y a un état d'âme où les péchés véniels abondent, c'est L'état de tiédeur commencée. N'est-ce pas le QÔtre ? Et, dans ce cas, <il|r '"' méritons-nous point réellement? Nous ne méritons pas, sans doute, les ignominies et les confusions «le l'enfer; mais en deçà «le ces horreurs, que d'opprobres possibl
Noue avons, en dehors du péché commis, des disp lions, des inclinations qui nous y poussent, qui nous sollicitent par conséquent à cette indignité qu'on appelle L'offense de I»n r. et à cette folie qui consiste à c promettre notre éternité. Tout cela est encore bien capable de nous couvrir de honte.
A côté du péché volontairement commis et de ces dispositions malheureuses à Le commettre, il y a nos défauts, nos misères morales, toutes les Imperfections de notre
Ml Cor.in, 6 C'est vrai, même an ciel Le* saints, qui «ont ai glc
semenl ,i um|. fectible ni confirmés et consoi
impeccablei Dibi seul, la seule nature divine, est intrin-
sèquement indéfectible «'M saint
I rneille Lapierre a dit de la tiédeur cette grave paroi igidua
sit pejor tepido, tamen pejor est statue tepidi; quia tepidus est In n periculo ruendl sine spe resurgendi. In .1/"" ui, 16
ITÊ. — I '
rit, de ;
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- qui, si
fusion! Et pourtant là
Il y a une autre s d'humiliation, c'est noti •
ssuet, qu'on p d'un lég li y habit
h d'un terme bien court, retoml
naturelle corruption i. m\
|| oi qui n'a pi om dans aucune langue