‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 21 sur 204 · DC SA< ER · texte numérisé non relu

DC SA< ER

Le Père donne au Fils tout ce qu'il a et t- »ur ce qu'il scepté d'être sans principe, d'être inengendré, d'être - ste, pour :• cible et sans principe œentiellement et absolument

propre au Père; mais t< -ut le reste est communiqué Fils : Eternité, Immensité, Immutabilité, toute Science, toute Puissance, toute Sainteté, toute Beauté, toute : cité, toute la Nature divine, eu un mot, et pareillement tout ce qu'est le Père, comme Personne divine, a l'ég du Saint-Esprit

Car l'Esprit procède du Fils comme du Père ; mais la vertu <iui esl dans le Fils de produire le Saint-Esprit, 1«' Fils la rient du Père; «'t cette vertu étant la vertu même • lu Père, ce n'est pas comme Principe distinct que !«• Fils produit le Saint-Esprit; il le produit avec le Pèn unité '!<• Principe.

• ainsi que !<• Père et le Fils ne font qu'ui qu'ils sont égaux en toute chose, étant un seul Dieu avec

- int-Esprit Très parfaite unité qui est l'es de la

Nature divine, et très absolue égalité <|"' rv>t 1;> r de la Triniti

Mais cette unité de Nature >-i cette égalité de Pen • encore le Père, <|iii en esl l'auteur, 1<- Principe premier, unique, substantiel et nécessaire: «-t le comme le Saint-Esprit, «l«-it au Père d'être un avec lui et d'être •>'•!! coégal.

- r LE skin DTJ PÈRE 3

< »r, v««ici ce qui s'ensuit :

Q s'ensuit que le Verbe, même eii tant que Dieu e1 Fils éternel, et par conséquent Inférieur en rien au Père, «•r en toutes choses semblable à lui, peut dire déjà La parole qu'il prononcera plus tard, en son humanité, mais non selon toute retendue qu'a cette parole, dite dans le temps : Mon Père est plus grand que moi * : plus grand que moi, non en nature, mais plus grand parce qu'il est Principe, Source et < origine unique de tout ce que je suis, et de tout ce que j'opère -.

Mais si le Fils peut dire et doit dire nécessairement cette parole, il affirme par là même qu'en sa qualité de Fils, il est la gloire de son Père. C'est comme l'être du Fils, c'est son état, sa condition si ces expressions nesont pas trop au-dessous «lu sujet . d'être la gloire de son Père. Car, étant Fils, il esl l'éclat de la Lumière éternelle, il est l'image de la Bonté de Dieu, il est la Splendeur de sa gloire, et la Figure de sa substance ■> : autant d'expressions, qui signifient que le Père, se reconnaissant lui-

1 Pater major me est. — Joann. xiv. 28. Detia Verbum, etiam qua Deus est, ut plerique et spectatîssimi inter Patres assentinntur, de Pâtre ait : Pater major me est Thomassin. De Incarnat ione, lil>. X. cap. ix, n. 1<>.

de l'éditeur. Le Pater major nu est, appliqué au Verbe avant l'Incarnation, par plusieurs Pères, exprime simplement, dans leur pensée) la hiérarchie essentielle de la Sainte-Trinité, dans laquelle & Pèrt est vraiment U premier, et U Verbe, h .-■«.«,„,/, quoique égal et consubstantiel .■m Père.

< >n pourrait objecter -:ui^ doute que tel c'est pas le Bens littéral du major

m. est; mais si l'application est contestable, la doctrine, entendue avec la

restriction <j u"< »i i y apporte, est parfaitement théologique.

Voir 8. Hilaire de Poitiers, dans Darras : Hitt.ginir.de l'Eglise, t. IX.

HT n>. Mgr Ginoulhiac, Archev.de Lyon: HitL •'<<• dogmt catho-

! partie, liv. VI«,chap. i . a. a, pages 146 et Buiv.,et chap. khi et xvr.

- ilendor glorifie et figura substantifie ejus. Bebr. t. 8, Imago Dei

invisibilis. Coloss. r. 15. Candor esl Imis setemas, spéculum -im- ma-

culA, el imago bonitatis illius. Bap. vii. 86.

Page 1