DIEC LE PÈRE ENVOIE BON FILS EN I
tuic et un sacrifice très parfait en toute manière, en sainteté, en étendue, en durée, comme étant, en ^a <illalité d'homme, la plus excellente des créatures : <-t il devra l'offrir comme chef de toute la création, résumant t-t réunissant <-n lui la religion •!<- l'univers.
On ne conçoit pas autrement un Dieu fait homme: il vaut t'-»ut et par-dessus tout, Pontife universel, ren dant à I un. en sa qualité de Médiateur, de < !hef, tous les hommages 'i1"" ls création t«>ut«- entière doit à son I leur. 11 n'y a pas <1<- <l"iit<' possible à cet égard.
Il est seulement permis <!»• 8e demander, quelle est celle des Personnes divines qui pourra se revêtir <1<- la nature humaine, et devenir ainsi le] et 1<- 1 ' « • 1 1 1 ï t* ■ de DiEt .
I qui précède, la doctrine que nous avons exp au chapitre premier, contient déjà la réponse A cette question. K\ idemment, c'est le Fils <|iii B'incarnera et qui sera Prêtre de Dieu. Le Pilsseul a aptitude, si ce mot ]><-iit Be dire, à remplir envers le Père les fonctioi Pontife et <!<• Prêtre '.
Le Père ne s'incarnera point, parce que, l'Incarnation étant une œuvre extérieure ad extra « 1« - la Trinité, elle suppose une 1 1 1 i — - i « • 1 1 dans la Personne divine <|iii l'ac complit. Or, le Père ne peut être envoyé, puisqu'il est sans Principe. D'autre pan. précisément pan.- qu'il <-m lui s. -ni le Principe '!<• toute la Divinité, en l'honneurde qui, une fois incarné, ferait-il les actes théandriques qui lui seraient propres?!! n'est, et il ne peut être, la ul"ir<une air n m- divine, comment les .■< tes <|u il
POUB QU'IL V BOIT sun PRÊTRE 13
ferait dans la chair pourraient-ils être offerts à la gloire snjt du Fils son* du Saint-Esprit ? I Je n'est donc pas le Père qui s'incarnera, ne pouvant pas être Prêtre dans le temps*.
Ce n'est pas non plus le Saint-Esprit. Cet Esprit d'àmour coopérera à la grande oeuvre du Sacerdoce du Verbe incarné nous le verrons prochainement : mais il ne peut i>;is s'incarner, parce que lui, non plus, ne peut pas être Prêtre; et il ne peut point l'être, parce qu'il c'est pas la Gloire «lu Père. Nous avons dit pourquoi; c'est parce qu'il u'est pas Fils. Il n'a donc pas aptitude à remplir les fonctions du Sacerdoce.
Mais c'est le Fils qui sera Prêtre et Pontife : Pour ce divin Sacerdoce, dit Bossuet, il ne faut être ûé que de DlEU; et vous avez votre vocation (ô JÉSUS par votre éternelle naissance '-'. Saint Paul insinue la même doctrine, quand il dit : Le ( Jhrist ne s'est pas donné à luimême la gloire du Pontificat; mais il l'a reçue de Celui qui lui a dit : Vous êtes mon Fils, je vous ai engendré aujourd'hui*.
Le grand Apôtre dit ailleurs : « Quand vint la plénitude du temps du temps déterminé par le Père), Dieu envoya son Fils, fait do la Femme,... afin de racheter ceux qui étaient bous la loi, et que nous reçussions l'adoption dos enfants '.
1 Ofr. s. Thom. III, quœst m. art. 8. - Item Patres: 8. Athanaa / ontrà Aricmos aliàs 2), n°21. Patr. grœc, t XXVI, col. 55 Joann. Damascen. !>• /•'/,/. orthodoxe, IV, i. Pâte. jrœe., t. XCIV, col. 1106-7. 6. Anselm. />< FicU TrinitaU» et dt Incarnation* Verbi, cap. v •liai l. Patr. lut., t. ri. VIII. eol --'77. ring, à S.Victore, /'■ Sacrar,lib II. part I. cap. m. Patr. lat, t CLXXVI, col. 872. Richard. . ict /'- Vt rbo incarnato, cap. vi. Pat lat, t. c\c\ l. col. 1001. / atiotit iitrii* Mystères, XIII' semaine] 6" élévation. Christns non semetipsum clarificavil ut pontifex fieret ; sed qui locu- • ml enm : Filins mena es tu, ego hodie genui te. Hebr. \. ■">• » Atnbi v.-nit plenitndo temporis, misil Dens Pilinm snnm, factmnex
U DIEC I.K PÈRE KHVOU1 BOB PILfl El I
Kr nous voyons ici mie nouvelle preuve de ce <|ui ■
ëdemment. < l'est 1< ul <|ui envoie Le
Fil>. Le Fils dans ce Mystère n'a point l'initiative. < !omme
il procède éternellement du Père, il est <lan> le temps
. il est envoyé dans le Bein <!•' la Y pour qu'il B'y revête de notre humanité. Le Père qui l'en-
lui donne ainsi la chair qui sera la matière d< sacrifice : car il 1<- destine a être sa Victime <-t son II Il le consacre en ce moment même Bon Hostie; et. en un sens, il l'immole lui-même. Sa volonté est le glaive qui l'immole; et c'est pourquoi saint Paul dira plus tard que: ^t dans cette volonté, <i1"' """" avons été sanctifiés par l'oblationdu corps de Jési s-Christ, faite une Beule •
~t donc bien, en toute vérité, le Père qui est originairement 1«' Prêtre du sacrifice qui s'accomplit dans l'Incarnation. Comme, éternellement, il est l'origine «lu Imirable que le Verbe exerce pour sa gloire, avant t«>u^ les temps; de même, il est maintenant !<• Principe «lu Sacrifice que !<• Verbe «l"it offrir dans la chair, et il est 1<- Niai Sacrificateur «le la divine Hostie qu'A Bfl doni
I)u reste, pour immoler une victime, il tant avoir autorité sur elle. On ne peut offrir, ni sacrifier un bien étran 1 u . il n'y a que le Père qui ait. originairement, pouvoir, autorité <-t pleine souveraineté but bob Fils. Il ne
it mioptionem Kliorun
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POriJ QU'IL V BOIT 80» PRÊTRE 15
pouvait avoir ce droit, dans L'éternité, parce que ce «li'»ir implique une supériorité véritable de celui qui l'exerce sur celui qui le subit. Il fallait doue que le Fils, devenu créature vn sou humanité, lui fût inférieur. Mais le Père l'envoie, le Père le t'ait homme, <'t en même temps Victime. Il le t'ait >a Victime de Louange, d'adoration, d'action de grâces ; la Victime de sa Religion, chargée des intérêts de sa gloire, destinée à lui donner tout honneur, toute satisfaction, toute complaisance; et, parce qu'il l'envoie pour nous racheter et pour nous sauver, il le t'ait Victime de réparation et d'expiation : et, lui imposant ce caractère et cette condition étranges, mais uécessaires pour la pleine satisfaction de sa justice, il l'immole de la manière la plus absolue, la plus universelle, la plus propre à nous faire concevoir ses droits infinis sur elle, suivant cotte parole de saint Paul : « Que dirons-nous encore ?... Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? ce Dieu qui n'a pas épargné même son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous K »
Voilà donc manifestement le Père, Prêtre et Pontife du Sacrifice de Jésus-Christ. Mais ce Père Saint, qui communique à ce Fils de sa dilection - : : tout ce qu'il a en propre3 . lui donne tous ses droits sur l'humanité dont il L'a revêtu, humanité suivant Laquelle Le Vert* devenu Victime; de sorte que, au moment même de l'Incarnation, il le consacre Prêtre en même temps et même selon uotre manière de concevoir les opérations divines avant qu'il Le consacre Victime; car Le Prêtre préexiste naturellement à L'oblation de la Victime. Kt Le Fils ac
1 Quid ergD dicemtu ad tuec? si ]),-\i- pro oobis, <|ui-^ contra nos? Qui • - 1 i.-in i pr. > j>rî<j Filio buo non pepereit; sed pro nobis omniluis tradidit illum. ni. \ m. 81, 32.
loaa. i. i:i.
M. a ■ .iniii.i tua sont, et tua mea rant. — Joann. avn, l".
1»*. niKl" LE PESE ENVOIE BON FILA l\ Cl MONDE
•t.- consécration avec amour. Il es! heureui de air Prêtre de la gloire <1<* s..n Père dans le temps, comme il est, d'une manière différente <-t ineffable, Prêtre de toute éternité '. El ce Sacerdoce qu'il reçoit ainsi, il l'exerce à L'instant même, Bans aucun délai, comme Bans aucune réserve, avec une infinie religion envers son P ni et adorable. Ce divin Père le veut
sa Victime; mais lui aussi veut être la Victime du P et il s'offre en effet, «lit [sale, avec une pleine volonfc Saint Paul Qous a conservé les paroles qui furent proféalors devant la llajesté de 1>iki" par cet humble Prêtre et cette Victime dévouée, L'Apôtre «lit : Quand Jési a entra dans !<■ monde par L'Incarnation . il «lit a son Père : Vous u'avez plus voulu l'Hostie et l'oblation de la Loi : à cause de cela, vous m'avez donné et formé un corps. Les holocaustes et Les sacrifices pour le péché >us <>nt i Uors j'ai «lit : Voici que
je viens, ô Dieu, pour faire votre volonté^.
Tout est la. Le Verbe incarné esl Prêtre du Très-Haut à jamais. 11 l'est par La volonté du Père,il L'est parl'ac reptation amoureuse de cette volonté. Il en fait l'oeut re, qui est 1«- sacrifice, dès son entrée dans Le monde I i sacrifice est une perpétuelle glorification <1<- son Père, un accomplissement très fidèle de ses desseins, une dis position qui 1<- fait tout rapporter à bod unique honneur, «•t & son unique satisfaction, au ^« u 1 triomphe de ses intéiuge, '!<• Bon bon plaisii i ■. iii< .-. Ji m ».
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POTJB QU'IL y si-it son pbÊTRE 17
Prêtre et Hostie du Père, l'offrira Bans cesse h sa Majesté, à sa Souveraineté, à sa Sainteté, à son Etre infini et infiniment adorable. < l'est selon L'esprit de son sacrifice, qu'il dira de sa vi»' : Qu'elle est tout entière pour son Père l. Il dira de ses actions et de ses œuvres : Je ne fais rien et je ne puis rien faire <!•' moi-même -'. En toute chose }*■ ne fais que ce qui plaît à mon Père ::. Car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé K II dira de ses enseignements : La doctrine que je donne, n'est pas à moi : c'est la doctrine de Celui qui m'a envoyé :> ; et ce que je dis, c'est mon Père qui me l'a appris ,;. Parlant de sa propre gloire, il proteste : qu'elle n'est rien " . Si on le loue, il élève les esprits et les cœurs vers son Père, disant : < Pourquoi m'appelezvous bon? Nul n'est bon que Dif.u seuls. »
Quelle abnégation! Rien pour lui, tout pour le Père dont il sert la gloire, parce qu'il est établi son Prêtre et Bon Hostie. Nous avons cité le mot de saint Paul, qui reviendra souvent encore dans ce livre: t Tout Pontife, pris parmi les hommes, est établi pour eux dans les chosesqui regardent Dif.u •■■>, son honneur, sa eau-', ses Intérêts, ses droits •'. Qui procure l'honneur de Dieu
' Ego vivo propter Fatrein. — Joann., vi, 58.
-' A ipso facio nihil. — Joaini. vin, 28. — Non possuni ego a meipso
facere quidqnam. — .Joann. v, 30.
Quse placita rant fi, facio semper. Joann. vm. •".•.
:i quœro voluntatem meam, sed volnntatem ejua qui misit me — Joann. \ . 90.
M. a doctrma non est mea, sed ejusqui misit me. — Joann. vu, l& 8 ut docnit me Pater, hœc loquor. — Joann. vm. 28.
j<> glorifico meipsum, Lrl"ri.-i mea nihil est. — Joann. \ rn, 54.
■Qnidme dicisbonum? Nemo bonus nisi solus Deus. Luc ivm, 19.
is disons quelquefois m'"' N.-S. a offert boh sacrifice à son Père. Le
catholique est '\u>- le sacrifice 'lu Verbe incarné a été réellement
lux trois Personnes divines. 1 1 ->n<>r ntique ille totius esl Trinil
■lit s. Anselme. Quare, quoniam idem ïpse est Deus, Filin» Deî a«l liono-
18 I'IKi I.K PÈRE BXVOIE BOS PILS EN <
comme Jési 8? Qui reconnaît, comme lui. Bea droits souveraineté, >a Buprême autorité? Il est venu <-n r<monde pour racheter dos âmes, les sanctifier, se les unir dans la charité, el finalement les glorifier dans le Ciel: -•in. et L'étonnant mystère de -a \i<- de pauvreté, d'abjection, de Bouflrance, n'esl que 1«' t<-in<'i ce ravissant «l<- l'incomparable amour qu'il a pour dous; mais il y avait en tout cela une tin suprême <•! der- : ••! cette tin. c'est la gloire de Bon Père. 11 nous a aimés, il nous a rachetés, il veut un jour nous associer à ternelle félicité : mais la raison qui domine tout, l'intention qui détermine tout, c'est < ■••m- gloire infiniment aimée. Il veut qu'elle soit donnée à tout ]>ii\ à ce Père >i infiniment digne de cette Religion. Il le veut dans le temps. Sa vie et sa mort, Bea mystères et les institutions qu'il éées, n'ont que ce but si beau. Mais il veut l'ai teindre jusque dans L'éternité; car c'est même au i pour les siècles des Biècles, qu'il veut porter l'exercice de son divin Sacerdoce, à la gloire éternelle de Bon Père. Nous aurons à exposer et à prouver la vérité de cette doctrine, dans la Buite de cel ouvra
1 1 ■ — 1 1 iii aibi, -n ■ Spiritni Sancto, obtulit, id est, htuna
m Divinitati tus, que una eadernque trium Peraonanui il. 19. l'.irr. lai t < i.\ m , oL ;
bina la Ti iuité, el >|u.- c'eal le l'< >re qui ei
d'attribuer au Pore l'honni •«• le langage de» l'ère», il«>* ' 1 »n peut lire de remarquahle» page» »ui
VI, IX, xi et xii. I "rit i lai • i \< \ I •