‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 49 sur 204 · LA DIGNITÉ DE L'HUMANITE DE JESUS, EOSTIE DE ><>\ SACRIFICE · texte numérisé non relu

LA DIGNITÉ DE L'HUMANITE DE JESUS, EOSTIE DE ><>\ SACRIFICE

Nous disons ce mot Dignité, pow exprimer l'élévation de l'Humanité de JÉSUS à l'Union hypostatique, élévation (|iii est la ])lus sublime qui puisse exister l. Dan- ce Mystère, la Personne du Verbe ne reçoit rien. Elle n'esl perfectionnée en aucune manière. Elle ne perd rien non plus. Ell<' demeure dans son immuable, très simple et très indéfectible Beauté. Il n'en est pas ainsi de la nature humaine. Elle perd, ou plutôt, elle n'a point ce qu'elle aurait eu sans cette union si elle avait pu exister avant elle . et elle reçoit par cette union tout ce qu'elle ède, de perfection, d'excellence, de sainteté. Quelque chose lui manque par cette union; mais cela même qu'elle n'a point el donl elle est privée, est précisément ce qui t'ait sa grandeur el sa gloire. Car ce qu'elle n'a

•.■h- atque ex Deo Verbum seîpsum ad exinanltionem demisisse cernitur, neque humiliarerii Bemetipsnm : §ed è coutra- ■ " .- 1. 1 1 * .— qnidem fuerit bomo in Deitatùi ploriam, inque ezceUentùun oimiiuin ■upremam; acceperil rero si formant Dei et exaltatna faeril ■orPatri i:ntn-. S. CyrilL Alexandri Quûâ mmm tù Chrittuê. l'atr. ;. I.X.W, coL L282i Predeatinata eal i~ta Datant hnaana tanta i-t tamcelaa «t mnmia sobvectio, ul <iti.*<i attoUeretnx altiùa, non hab< B. Augurt. Deprœdettin. tetnctor. cap. xv. - l'atr. lat.. t. \ I.IV. .

LA DE L'HTM VNITK ! - -

point t sa Pert Dualité, vaut

lequel une créature raisonnable a, à la domaine

n être naturel et l'initiative «'t le domaine d<

domaine et cette initiative * pas la

]»lu^ grande gloire. Car, bî au lieu d'avoir personnellement cet état, une créature avait celui <>ù la personnalité '1<- Bon être naturel serait la personnalité même d'un Dieu B'appropriant «-t l'être de cette créatun

- dont elle aurait l'initiative, évidemment sa condition serait plus irl< >ri«-u».> et \>\u< sublime i.

L'élévation d'un être et >; -t <-u

rapport direct avec la < 1 i.irn it«- du Buppot ou de la personne qui se les approprie. d'un «-mi mal — « • i » t l'être et li du suppôt qui s'appelle un animal. L'être et les actes d'un homme Bont l'être et les - de la personne humaine, qui a 1«- domaine «t la • être '-t <1<- Bes actes. Mais l'être naturel • •t les dont l'Humanité de JÉsi - avait l'initiative, •><»iit de la Personne <lu Verbe, parce que cette Pera adorable les faisait siens, très véritablement «-t absolument «'était donc l'être d'un Dieu, le corps et l'Ame d'un Dieu, l< et les oeuvres d'un Dieu. Et quand nous parlons d'initiative de la part de l'Humante Jési - < ÎHKIST, nous n'entendons pas dire <|u'il y eût, en Notre - Seigneur , d'abord un principe indépendant <|,M produisit certaù •• les appropriât; car ot, en môme temps qu'ils ni produits, la pro] I le domaine de la • du Verbe. IN étaient t<»ut<-t'"i> réellement produits,

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B08TIE DE BON 8 \< RIFN i: .'.'

et produits librement, par une volonté el une opération qui étaient propres à la nature humaine du Sauveur, étant de foi que son Humanité était complète en tout ce qui constitue la nature humaine : volonté, liberté, opérations propres el distinctes des opérations de la nature divine.

Nous vouons de dire que la nature humaine de Notre Seigneur étail la nature humaine d'un Dieu. Cette vérité demande une particulière explication; et cette explication nous sera utile pour concevoir comment, si le Sacerdoce est si élevé en Notre-Seigneur suivant ce qui a été dit précédemment), la Victime de ce sublime Sacerdoce est aussi parfaite que cette dignité éminente, et tout à t'ait et adéquatement digne d'elle.

La possession de la nature humaine par le Verbe es< un Mystère d'une très liante sublimité, et qui nous moutic l'Humanité de JÉSUS à un degré d'élévation et de gloire que Dif.i; seul peut comprendre.

Le Verbe possède cette Humanité créée et se l'unit d'une union si prodigieuse, si excellente, si incomparable, qu'il n'y a et il ne peut y avoir absolument rien de Bemblable, soit dans l'ordre naturel, soit dans l'ordre surnaturel de la grâce et de la gloire 1. C'est là l'effet Buprême de la puissance de Dieu, unissant deux natures, dont l'une esl incréée el infinie, et l'autre finie et créée, liais le Verbe qui possède ainsi éminemment, absolument et à jamais l'Humanité, se donne aussi à son tour, éminemment, absolument et à jamais, à cette heureuse Humanité2. Car, comme il est vrai qu'un Dieu est

1 I nt i-r oiimia < | u .- 1 - rectè annm dicantar, arcena tenel imita* Trinitatia, ■ lin m- Pertense una subatantia sont ; secundo loco illa prœcedil qoft, è io, trea mbatantiœ una in Christo peraooa mat. s. Bernard. I>< eomsidenUione, lib.V, cap. s. Patr.lat, t CLXXXH, coL 799

-lu hoc «•nini quod Dena bominî secundum plenitudinem se inradit, el

l.A M'. Mil DE l.'lll M \M 1 I DE IÊ8 -

homme, il est vrai aussi qu'on homme est Dieu et véritablement Dieu, en ce Bens qu'il reçoit communication, Don-seulement <!<• la dignité provenant <!<■ l'union, mais <1«- l'Essence divin»' elle-même. Car Le Verbe communique, '-il vérité, <-fU<' divine Essence; non saus doul tant qu'elle est commune aux trois Personnes divines, mais «'ii tant qu'elle est propre au Verbe. Le Ver! effet a une manière personnelle de posséder L'Essence divine, et cette manière mystérieuse et incompréhensible lui est si spéciale, qu'il a pu -<■ faire homme sans <|u»- Le et le S lint-Esprit revêtissent notre humanité. Va cette communication «le L'Essence » 1 i \ i 1 1 » • . « ju- • Le Verbe fait à l'Humanité <|ii'il a i » i - i •— « - . n'est pas Beule ment cette communication «pii nous est t'ait<- par la sanctifiante; c'est une communication d'un ordre à part, absolument unique, qui est L'ordre de L'union hypostatique, ordre qui n'a »-t ne peut avoir qu'un Beul sujet : Notre-Seigneur JÉ8U8-CHBI8T, Diei Somme, possédant • •n même temps la nature divine et la nature humaine, \ rai «lin- -i cette <li>tiii<ii<.ii c'est pas trop subtile . édant d'une manière plus extraordinaire et spéciale la nature humaine, puisque le Fils <!<• Diei possède la nature divine en commun avec Le Père el le Saint Esprit, tandis qu'il possède la nature humaine, Beul, dans L'ordre <1<- L'union hypostatique, sans que Le Père et le Saint Esprit aient part, de cette manière, a cette possession l>l«'iii.' de mj stère.

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BOSTIZ DE 8<).\ BAI BIFIOB 81

L'union de la nature divine et de la nature humaine en la Personne du Pila de Dieu, est si parfaite, qu'il n'y a qu'un seul et unique Christ, non paa un Chbiss homme el un Christ Fils de Dieu, mais un Christ très Bimple, très un, également Dieu el également homme, un Christ qui n'est pas un composé d'une nature divine et d'une nature humaine donnant lieu à une personne divim-, comme nous sommes un composé d'une âme et d'un corps donnant lieu à un résultat qui s'appelle une personne humaine ; mais le Christ Jésus, c'est le Verbe, Personne divine préexistant à la nature humaine et l'unissant à sa nature divine en L'unité de sa Personne1. Nous appelons ce Mystère l'union hypostatique; et c'est il terme exact et conforme à la foi, parce qu'il exprime que les deux natures, divine et humaine, si admirablement unies, demeurent cependant distinctes, Bans mélange, ni confusion, ni altération. Mais si nous considérons h- sujet de ce Mystère, c'est la plus parfaite unité, le Christ Jésus: unité très simple, très absolue, qui est comme le fondement de toute la Rédemption, et qui pour (•«■la a été affirmée toujours, par l'Eglise et La Tradition des Pères, d'une manière solennelle et invariable2.

i (.'l'un tamen nna ipsaChxisti Persona, quse duas, divinam et bumanam, id eat simplicem el compositam, ridetur adnnare snbstantiaa, non sit compoeita, »ed in Bingnlis simplex, et in ntriaque simples : el it;i Bimplex, Bical t'uit antequam in saâ anitate susciperel bumanam natnram, etc. Fulgenthu Ferrandus, Diacouus. Epistol. ad Severum scholasticum, a. B r.ttr. lat.. t. LXVH, col. 919. Cf r. Hug. à 8. Vict Dé tocramenti* ch ms //-/./. Ub. H, part I. cap.xi. I'.-ur. lat.. t. Cl. XXVI. coL 102-3.

[aii non confitetar carni secondùm substantîam i>l c-<t bjrpostasim] 1 1 ii î t ■ i ii t Dei Patria Verbum unicum esse Chriatum eum propriâ carne, eum-

ilicet Deam et bominem : anathema sit. Concil. Ephësin. can.2.— Sequentea 8anctos Patren, un eumdemque confiteri Pilinmel Dominam

m Jesum Cbristum consonaates omnee docemas, etc. - Conc Caloadon. act. vi. Symbol. Nicsen. el Constantinop. el Athanasian. - Ofr. opoa eximiom 8. Cyrill. Alexandr. : Quod imtH -!> Ohrittuê. -

• l.XW.

LA DIGNITÉ l>K L'HUMANITÉ DE JÉ£ -

Or, ce Christ unique, unique Fils de Dieu, égal au . et l'un de nous, par son Humanité, ce « !hrist, Lien de 1 un" et des homi uotre unique Victû

Prêtre <-t il est Victime. II est Prêtre avant tout et paria tout, □ premier tinv: <>t il est l'Hostie de Quelle gloire est la nôtre, quell< tation, quelle magnifique espéran ! ( .il est impossible qu'il ne soit pas exaucé, quand il demande pour nous, ayant une telle dignité, une telle élévation, un tel crédit '. Celui qui est notre Victime est 1«- propre Fils de Dieu. < '«■ n'est pas, il est vrai, à cause de La valeur intrinsèque ictes <|u'il produit, <|u«- nous aurons précisément rédemption et notre salut. Put est si Libre, <ju"il lié et obligé que l,;,r ('*' M11 '' daigne promettre '-'. il a promis, mais il y a un pacte entre le Père i Verbe incarné, suivant lequel toutes les satisfactio] la religion de ce Fils de sa dilection seraient reçues ■ •t comment pourrait-il eu être autrement? Toutes Les conditions posées par le Père ont été remplies, et 1«- Fils a donné une satisfaction abondante et surabondante. < »h ! comme en toute manière notre Etédempteui bien celui «1« >ht la gloire du Père et notre condition malheureuse avaient besoin! Quel Prêtre et quelle Victime que Jésus! Excelsior cerfs* factus. C'est le mot '1«- saint Paul exaltant la dignité «lu Prêtre: ce mot «lit aussi la

I 1 1. tir. \ . 7.

• ! ' I < 'aiituar. ' : im.-iiium '

iod tradidil in morl un ««ujun, et

hostie de son b \< BIFICE

très éminente grandeur et la perfection incomparable

de la Victime. Tout esl divin dans ce glorieux et ravissant Mystère. Qu'il plaise à notre Dieu et Sauveuk, que qous puissions voir toujours mieux, dans notre humilité, ces Becrets adorables:

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