‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 48 sur 204 · U8-I HB18T \ I> Il Ml · texte numérisé non relu

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publique, n'a rieu ignoré et que t<>ut étail -ans voile à

VrlIX l.

que Doua disons de l'intelligence, dont Le propre

evoir la vérité, est vrai <le toutes les autres

facultés de L'ame, qui b< ut à la connaissance de

la vérité, comme la mémoire, qui était absolument sans

aucune défaillance possible; Le jugement, qui, eu aucun

: but aucun point, ue pouvait jamais errer; l'in nation, que rieu ue pouvait égarer ni troubler, et qui n'était que l'auxiliaire de la claire perception <!«• toute chose; la raison, qui tirait infailliblement les consé quences des principes8; la sensibilité, qui transmettait Bans erreur, ni exagération, ni amoindrissement, Les connaissances expérimentales, acquises par le secours

$ens . Il y avait même en Notre Seigneur <!■ cuit»-- intellectuelles que nous ne possédons pas, comme mnaissance <!«• toutes les choses passées, et La prévision certaine de toutes les choses futures contingentes. Enfin, cette science était bî parfaite, bî plénière, dés le commencement, qu'elle était par Là même fixe et

P088ible, la science e\ | .eiïuieUl a le 1 l'a j< 'Il t a 1 1 1

rien, en réalité, à la connaissance intime que l'ame «lu Verbe incarné avait de toute chose '.

isidérons maintenant sa volonté. Elle étail fixe

uocutnque modo rai

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p - I ., ■•III. III. .).

nilill III I I inllilll llllll.li il

PERFECTION DE BON HUMANITÉ, HOSTIE Dl BAI RIFN E T.'l

dans le bien1. Aucune faiblesse, aucun défaut, rien qui pût la faire déchoir de la bonté première, native et propre à bob Eumanité sainte. Absolument impeccable, essentiellement adhérente au bien, au bien parfait, à toul ce qui est le plus juste, le plus saint, à ce que nous appellerions héroïque dans l'exercice de la vertu et qui était en Jésus simplement son état nature], régulier, le fond «le s. m être, sa condition constante, inaltérable et fixe. Non seulement le péché, le mal moral, n'était pas possible en cette volonté humaine, mais l'imperfection volontaire ou involontaire ne l'était pas non plus, ni la moindre inclination intérieure ou extérieure c'est-à-dire dans les sens vers ce qui est moins bon, moins juste, moins parfait -'. JÉSUS-t ÎHEI8T était le Saint et la Sainteté même. Mais nous aurons à revenir sur ce sujet; et nous dirons alors que rien de tout cela n'était nécessité, mais libre. Nous dirons aussi en quoi consistait la sainteté de Jésus et quels en étaient les principes.

L'âme de Jésus était parfaite, son corps aussi. Jésus, en venant au monde, dit à son Père: « Vous n'avez plus voulu les holocaustes et les sacrifices pour le péché;.. C'est pourquoi vous m'avez approprié un corps. » — • Belle parole! approprié! Le corps de Jésus est un corps approprié aux qualités, aux perfections de l'âme! Va encore: un corps approprié au Verbe, à la sainteté, à la

1 Per aasumptionem, voluntas bumana impeccabilis facta est 8. Athan. lik Il, contra Apollinarium. Patr. gTœc., t. XXVI, col. 1139-1142. Voluntas bumana Christi ita fuit deificata per unionem ad Verbùm, ul non divins repngnare. S. Greg. Nazianz. Orol.XXX (alias 36), Patr. •rr;i-i\. t. XXXVI, coL ils. Animant bumanam, postqnam illâm propriam ■ibi reddidisael Filius I>'i. suœque nature firmitate el bnmntabilitate, perindè ac vellua calore imbnisset, peccato mperiorem declaravit. —S. CyrilL alexandr. Dt rectâ fide, ad Theodorium, a. 20. Patr. gi l.wvi ooL 1162.

• m placita -ii nt ci facio Bemper. Joann. vin, ■".'.

71 W.-8. J*8Ufl CHRIST VU 1 U

dignité du Verbe, auquel il appartient! Quelle perfection ces considérations supposent M Mais il tant voir ce ni"t dana la phrase même <»ù il se trouve. 11 nous révèle <jin- <•<• corps est approprié à la condition de Victime. Il lonc saint; il concourt par les qualités «jui lui sont propres, à la gloire de Dieu, à La consolation et satisfaction < i n" il veut avoir par 1»' Sacrifice «lu Verbe incarne. Il a été conçu par l'opération du Saint-Esprit et formé du sang '!»• la Vierge Immaculée. Il esi si admirablement composé, '-t 1.» perfection qui lui est propre «-m telle, qu'il m- peut être sujet à aucune infirmité provenant «lu dé- Bordre <1< » humeurs <>u du sang, ni à aucune maladie. Il esi \ îai que la douleur qui naît d'une privation <>u d'une fatigue • •• "U d'une violence extérieure, lui «--«t

iible. Toutefois ce u'est pas a cause d'une imp<

tion native qu'il en est ainsi; mais parce qu'il a plu à

non-.- .i,, née Victime <1«- nous être semblable en toute

■ u <■'• qui est péché - . Le corps qu'il a

pris ••-( destiné a Bouffrir. Il est même absolument vrai

que (•-• corps a uin- aptitude particulière a la souffrance;

car il a • Lement ur souffrir, puisqu'j

destiné au Sacrifice <-\ au Sacrifice d'expiation. Il a donc

approprié a cette tin. Aussi a-t il plus souffert

qu'aucun autre, «lans quelque -u | »j »! i« « • que l'on puisse

lier un homme, but la terre. Il a plus souffert <|u<-

lartyrs et les malades les plus éprouves, «■! non

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seulement durant sa douloureuse Passion, mais dès sa naissance à Bethléem el les premiers jours de bod existence terrestre '.

Les Baints Pères se sont demandé quel pouvait être son extérieur, ses traits, sa pose, sa démarche. Ils répondent communément qu'il n'y avait, dans le Verbe t'ait chair, rieu 'i1"' de noble, de digne, d'attrayant, de doux; qu'il était réellement beau-, mais de la beauté divine que donne la sainteté; et qu'il faut lui appliquer, dan- ce Bens, ces paroles du Psaume XLIVe : « Il est pour l'extérieur le plus beau des enfants des hommes. »

Mais ce qui t'ait la gloire du corps de JÉSU8-CHRI8T, c'est que « toute la plénitude de la divinité habitait en lui :i. : Il était le temple du Saint-Esprit; c'était vraiment le corps d'un Dieu; et c'est pourquoi il n'était pas seulement saint, mais principe et cause de sainteté '.

1 c Les annales des voyagea an pôle nous apprennent assez quelles souffrances le froid peut occasionner; et cependant aucun <le tes braves explorateurs et hardis marins, qui succombèrent sur les plaines de place ou de ae souffrit autant du froid que le Nouveau-né de Bethléem, dans la grotte glacée. — P. Faber, Bethléem, ch. vii.

s i gratiosissimus fuisse dicitur. ■ 8. Chrysost in Matth. II XXVII alias 28 n. •'. Patr. grœc, t. LVIL col. 346. Universis pulchrior est Christns. S. Hieron. Episl. LXV alias 140) ad Prineipiam , n. 8. Patr. lat., t. XXII, col. 627. là. Comment, in Matth. Patr. lat, t. XXVI. eoL 56 el 152, et Brev. Rom. in fest. 8. Matth. XXI Sept. Lect VIII. Nobis jam credentibus, ubique Sponsua pulcher occurrat. Pulcher Deus, Verbum apud Deum. Pulcher in utero Virginia, ul>i non .nuisit dh înitatem... Pulcher ergo in cœlo, pulcher in terra; pulcher in ut.Tr>, pulcher in manibusparentum; pulcher in miraculis, pulcher in flagellis; pulcher invitans ad vitam, pulcher noncurana morlem; pulcher deponena ;iniiiiani. pulcher recipiens; pulcher in ligno, pulcher in sepnlcro, pulcher in intellectu... Smiiiiia et vera pulchritudo justitia est. 8i ubique juslus, ubique decorus. 8 Lnguat S a. CXXXVIU alias De Verbia Domini 50 cap. vi, n. »'>. Patr. lat., t. XXXVIII, col. 766. Gb. Enarral, in Ptalm. [nPaalm.

In ï | • — . ► inhabital omnia plenitudo divinitatia corporaliter. Coloas. n.'.i.

'Qui manducal meam carnem et bibit meum sanguinem, habet vitam

eternam. Joann. vi, 55. 8i quis non confitetur carnem Domini \i\iii

K.-fl - - > ' II 1 imi:

Ainsi l'Humanité de Nota S< rosidérée en

elle-même, dans son être naturel, dans ses propri< dans l'ame el le corps qui la composent, est la y\u< belle œuvre de La Trinité Sainte; c'est la merveille vraiment unique de L'univers, <iu«- rien ae peut et ne pourra jamais

Telle est la perfection d<i notre Victime, d<- la substance de -"ii Sacrifice, de ce qu'elle est avant même que

la considérions dans la dignité de L'union hyp ti<|u<-. mais reconnaissant, en vérité, <|u<' cette union est seule la raison d'être de cette éminente, incomparable et ineffable perfection. - Nous allons le voir mainte-

liant.

< :l. Epheain. ean. il. 1 tommi I i:im in nobifl vitnni • luti iri.><l-

il.-mi semen immortalitatu înaerit, qnod totam qaœ in nol uptio-

in-iii al S! I I. AJexandr. In Joa n n. / 1^ ip. m. ■

• l.Wlll. c

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