‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 55 sur 204 · EN BON ÉTAT DE VICTIME. - SA RELIGION · texte numérisé non relu

EN BON ÉTAT DE VICTIME. - SA RELIGION

Laquelle La créature reconnaît n'exister que pour se référer à Dieu, comme étant la Bource et L'origine de toul dans ootre vie surnaturelle. Ne saviez-vous pas, dit Nbtre-Seigneur, que je devais être à ce qui est de mon Le Pontife, dit saint Paul, est établi pour être à ce qui Be rapporte à 1 Mi.r.

La Religion de Nbtre-Seigneur Jésus-Christ est un ravissant spectacle à contempler. C'est le grand caractère de L'Incarnation, et c'en est la fin. La Religion fut la vie temporelle de Jésus, et c'est sa vie éternelle; et nous avons dit qu'à proprement parler, toute la Religion qui est duc au Père, c'est Lui. Dès le commencement son regard se fixa sur ce Père Saint . sur son Etre, bob Essence, sa vie immanente, ses actes intérieurs, son innascibilité et sa génération , son amour pour son Verbe et la procession du Saint-Esprit en unité de principe avec Le Fils, la mission des Personnes divines, leurs attributs, Leurs relations, Leurs œuvres extérieures, en l'unité de l'Essence divine, leurs droits, leurs intérêts, Leurs vues, Leurs desseins, tout ce qu'il convient défaire monter d'hommage à tant de Majesté, à tant de Sainteté, à tant de Beauté, à Celui qui estl'Etré. Il voyait Dieu et ce que Dieu mérite, de toute manière, ce qu'il mérite d'adoration, d'amour, de félicitation, de complaisance, de conjoui8sance, de condoléance, «le reconnaissance, de préférence, de confiance, de prière, de Bâtisfaction, d'adhésion à sa volonté, et tout Le reste (pie Dous ne Bavons pas même nommer. Il voyait tout cela...; et qui dira jamais Les élévations de L'adorable Victime, ses transports, ses joies, ses Louanges, tout ce qui remplissait Bon cœur, en présence, à La vue de Dieu, son Père? Qui pourra exprimer, en même temps, ses prostrations, ses abaissements, ses anéantissements ? Qui

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pourra nous apprendre dans quels abîmes il voulait perdre, et disparaître, pour honorer, par cette sorte de destruction de son être créé, l'Etre incréé de Dieu, et, par cette sorte d'immolation d< être même, la Réalité <-t 1<- Tout de son Père? !.<• sein de Marie, Bethléem, Nazareth, la Vie publique, la Pas- Bion . le Ciel, !<• Tabernacle, sont remplis de cette très haute, très profonde «-t vraiment inexprimable Reli- . '.

leur disait un jour à la pécheres Sama-

rie, que le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité - . Il était, Lui, L'Adorateur en esprit et ei rite «■! vraiment l'unique que 1«- Père cherche ce c'est qu'unies à l'adoration de ><>n Fils, que les autres adorations peuvent lui plaire. Adorer en « " — i ■ i " î i . adorer dans l'intime même de l'Ame, <-t non point ^-iil»menl au dehors par des extérieurs; adorer

esprit . c'est adorer selon toute la perfection i laquelle l'Esprit Saint, qui est une Personne divine, nous porte à adorer ; adorer en vérité . c'est adorer selon t'»ut ce que Diei mérite, et <|u'il attend de nous; i adorer avec pleine connaissance de ce «i1"' I>n ' '"-'• ■''

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avoir le désir intime, insatiable , de lui donner tout ce qui lui est dû : c'est oe voir que boii Etre, qui est tout, et n'avoir de mouvement que pour s'humilier et s'anéantir en sa présence, afin d'honorer La majesté et L'infinité de cet Etre, qui est seul L'Etre véritable.

< »r toul cela, que nous disons en bégayant, était L'état, Les dispositions toujours actives, L'acte incessant et inexprimablement amoureux de Jésus. Nous disons : amoureux : car, finalement, La Religion c'est l'amour. La Religion opère dans L'amour, et s'achève, et se consomme dans L'amour1. L'amour est sa forme, sa beauté, son être. C'est l'amour qui adore, c'est L'amour qui loue, bénit, supplie, expie, et, en s'anéantissant, trouve l'union avec l'Etre qui est son Tout.

Ainsi Jésus honorait sans cesse son Père par la variété et L'unité des actes de sa divine vie : mais il n'adorait pas Beul, il n'opérait pas isolément les acres de la plus sublime Religion. Total ce que Jésus, notre Prêtre, notre Bostie, a t'ait en lui même, il l'a t'ait pour lui-même et en même temps pour nous, c'est-à-dire en noire nom. en notre place, en notre faveur, comme ne faisant qu'un avec in .11-. sans jamais s'isoler de non-, nous prenant toujours avec lui, et cela indissolublement, parce qu'il n'est, en quelque sorte, complet qu'en non-, selon une expression très extraordinaire de saint Paul -.

Cette unité de Jésus-Christ et de son Corps mystique est un des enseignements les plus fréquents, et, peut-être, l'enseignement favori de saint Augustin, dans

d colitur Deua uisi amando. 8. Augustin. Epitl. CXL alias 120), cap. wiii. h. i.'i. l'.iti. Lit., i. XXXIII, col. 567, Quid esl pietaa, niai D.-i (iilinsy Kt ande llle colitur, oui Charitate? Epùt. CLXVU alias ".' Hieronymo, cap. m, n. 11. t. XXXIII, col. 737. Idem, d lib. XII, cap. xiv. n. 22. t. M.ll. col. 1010.

i . l.-i.-i quae esl corpus ipsius, e< plenitudo >\\w~. Eph. r, •':;.

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