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EN SON ETAT DE VICTIME. — 8A RELIGION l'M
gion, unie à celle de .1 fcsus, n'ajoute rien à boii mérite el à sa perfectioii ; mais il esl dans l'ordre que toute créature glorifie le Créateur. Jésus prend l'initiative de cette glorification. Avant même que nous existions, noua sommes consacrés, el uous l'avons été dès le moment où Jésus a dit, au sein de sa Mère : Voilà que je viens, ô Dieu ! < >r. il esl nécessaire que la Religion de Jésus se dilate en nous. Dieu mérite que toul ce qu'il a <t<V\ soit pénétré ette Religion très parfaite. U mérite de recevoir, de tous les points «lu temps el de l'espace, l'hymne de l'adoration el de la louange. El c'est afin que cet honneur lui soit fail quelle que soit plus tard la conduite de la créature libre, sa correspondance on son infidélité), que Jésus a la volonté et l'intention de tout offrir en sacrifice et en holocauste à son Père.
< >h ! qu'il nous sera bon de ratifier cette oblation, d'y applaudir et de vouloir être, à chacun des instants de notre vie et dans tout notre être, un parfait adorateur du Père, un fidèle religieux de sa Majesté, une Victime humble et soumise de son Amour et de son bon Plaisir! — Nous aurons à revenir sur ces pensées, dans le cours du Livre deuxième.
Nous ne pouvons négliger d'ajouter un mol de la Religion extérieure de Jésus, c'est-à-dire , de la manifestation qu'il a daigné t'aiiv tl<- sou respect, de sa reconnaissance, de son amour, de son zèle pour son Père, soit par ses actes, soit par ses paroles. Il suffit de citer l'Evangile. Jésus leur dit : Ne saviez-vous pas qu'il me faut être appliqué aux choses qui Bont <!<• mon Père?1 ■ « Il passait la nuit dans la prière 2. U levait, en priant, les
" Luc. u. 19.
• Luc. \i. 12.
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yeux vers --H Père '. Il protestai! que son Père seul est bon2. Il disait • que, -'il se glorifiait lui-même, sa gloire ne serait rien8; mais qu'il ne vivait que pour sou r 8a nourriture était de faire la volonté d<
e qui plaisait à -"ii Père, c'est ce qu'il faisait toujours6. H disait encore : Il faut que le monde sache que j'aime mon Père7. Si je donne ma vie, que j'en ;ii reçu 1<' commandement «!»■ mon Pèn \ Après l'institution de l'Eucharistie, il «lit un hymne
ses Apôtres9. Au Jardin des Olives, il était prosterné A deux genoux, <-t la face contre terre, devant la Majesté de son Père; et il priait longuement, disant toujours la même parole : Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi ; cependant que votre \ < » 1 • • n i «'* soit faite et non la mienne '"! Avant d'expirer, il «lit : Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains, et il inclina la tête pour mourir ".
elle Religion !... Ces hommages extérieurs d'actes »-t de paroles, sont l'expression très fidèle de l'honni intérieur de tout son être à la volonté, aux décrets, aux eins de I mi i . son Père. Qu'ils sont beau; garda
élevés vers le ciel! Qu'elle est touchante l'attitude de ce Suppliant, qui a fléchi les genoux, qui est tombé la contre terre! Et que dire de cette tête si humblement in
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I \ BON ÉTAT DE VICTIME. — sa RELIGION L03
clinée, non devant la mort, mais devant l'ordreet Le bon plaisir du Père qui reçoit le Sacrifie*', et à qui la douce Victime remet son esprit, en mourant pour son amour!... Noua n'avons pas cité tous les textes de l'Evangile, qui se rapportenl directement ou indirectement à la Religion extérieure de Jésus. Ce n'était pas nécessaire. Il est facile à chacun d'y suppléer. Mais comme on sent profondément que Jésus est bien l«i Prêtre et l'Hostie de Dieu! Quelle merveilleuse et touchante parole que celle-ci : « Il faut que le monde sache que j'aime mon Père! Sa Religion est amour; mais il y a dans son Cœur des flammes de charité qui s'élèvent sans cesse vers son Père et dont les ardeurs le consument; et il veut que le monde connaisse ses flammes et ses ardeurs. Donnons au Cœur de Jésus la satisfaction qu'il veut avoir. Arrivons à connaître, avec sa grâce, ce qu'il est, cet amour dont il parle, cette dilection filiale qui est le fond d<' sa vie, de son être, sa vie, son être même, très douce Hostie !