CHAPITRE XII
L'AMOUR Dl NOTRE DIVINE VICTIME POUR DIEl BON PERE, SON LMOUB DE COMPLAJ8ANC1 il Dl RECONNAIS- SAÎ
La Religion, « j ni nous fait rendre à Dieu tout ce qui lui est dû, comprend l'amour. Saint Augustin nous l'a appris. Non coliiur Deus, nisi amando. Biais l'amour est, dans la Religion, ce qu'il y a de plus saint et <!<• plus sublime. [lest le sommet - i l'Ame B'élève pour contracter avec Dieu la plus étroite union. La charité s'unit A Dieu pour se reposer en lui-même , non pour en retirer quelque avai • t c'est pourquoi elle est plu** noble
que la foi el l'espérance, et, par là même, ')'"' ,,,llt' autres vertus >. Ainsi parle Baint Thomas. C'est <lu reste l'oracle <!«• saint Paul lui mêm<
rnour de Nbti i ar Jési - « Ihrist pour son
' Immense sujet! Comme il faut que la Buite deé
qui nous occupent dans <<• travail, noua amène à
iter, pour <|u«- nous ayons la témérité de l'aborder !
I i mmcnt, c'est dans le M> stère de l'Incarnation,
I ' m, ni in i|
LMOUB DE COMPLAISANT i: 105
dans les dispositions du Verbe t'ait chair, c'est dans L'état d'Hostie du Père, que 1<- Verbe divin a voulu avoir, en présence de sa divine Majesté, tout ce qu'il y a de plus merveilleux, de plus grand, de plus saint, — -au moins à notre point de vue ; car, en vérité, et selon la substance choses, il n'y a en Nbtre-Seigneur rien que l'on puisse appeler plus parfait ou moins parfait, toutes choses étant également saintes, ;'i cause de l'union hypostatique, qui [es t'ait t"iit<-s également adorables.
Nous pouvons considérer Notre-Seigneur eu rapport avec son Père, de différentes manières: premièrement, av. •<■ l'Être divin do son Père; secondement, ave< Être, en tanr qu'il «'•tait source d< 3 pour son Humanité; — troisièmement, on tant que cet Etre adorable apparaissait à eetr<- divine Victime comme digne d'honneur et de gloire dans le monde; — enfin, sous un quatrième aspect, suivant lequel il était, aux yeux de JÉSUS, infiniment digne d'être dédommagé de ce que les hommes ne lui rendent pas amour pour amour. Diverses vues du Verbe incarné contemplant son Père, qui donnaient lieu à quatre sortes d'amour (toujours suivant notre manière défectueuse de concevoir et d'analyser de telles merveilles : un amour de Complaisance, — un amour de Reconnaissance, — un amour de Bienveillance, et un amour de ( îondoléance.
Noua essayons de décrire ces inénarrables mystères.
Saint Denys appelle la charité une force qui unifie,
• mble et concentre excellemment dan- 1<- Beau <•!