‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 70 sur 204 · PRATIQUE DE I ETTE \ ERT1 EN NOTRE DIVINE VU TIME · texte numérisé non relu

PRATIQUE DE I ETTE \ ERT1 EN NOTRE DIVINE VU TIME

Bans cesse. Laissons ici la parole à L'illustre oratorien de Londres, le P. Faber, qui sait dire les choses divines, dans un rangage, dont la forme paraît quelque peu étrange de prime abord, mais qui est toujours si remarquable de vérité. Il parle de Notre-Seigneur aux jours de 8a vie publique :

« Sa conduit.- était en harmonie avec le mystère de sa venue mystère d'obscurité et d'anéantissement). 11 semblait ne pas chercher à attirer l'attention : au contraire, il l'évitait : sa première impulsion était de se ca cher, et même de fuir lorsqu'on le cherchait. Lorsqu'on passe en revue le cours des trente-trois années, qu'il demeura but la terre, l'ensemble nous Laisse L'idée qu'il ne triompha jamais de cette répugnance; qu'il se tir vi< • Lence toute- les fois qu'il agil différemment : et qu'il Qnissail toujours par revenir à la vie cachée, qui formait comme le centre de gravité de son caractère. Il était venu dans l'intention expresse de se manifester : et il ne tit que se cacher. La seule chose, qu'il importait à ses créatures de connaître, c'est qu'il était Dur: et cette venir chose, il s'efforça par tous les moyens imaginables delà cacher; et quelquefois même il sembla la contredire directement de la manière la plus étrange. < m aurait «lit. si je puis m'exprimer ainsi, qu'il eût volontiers donne des réponses ambiguës, plutôt que de confesser ouvertement sa divinité. Et Lorsque, Le premier parmi les hommes, Pierre la reconnaît, Notre Seigneur lui montre à l'instant même L'importance d'un tel aveu, en faisant de lui la Pierre fondamentale de son Eglise; mais il déclare en même temps, que ce n'est ni la chair, ni le sang, ni par conséquent sa nature humaine elle même, mais le Père Éternel qui, par une révélation expresse, a découvert ce mystère au bienheureux Apôtre.

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Unsi, troisannéea seulement sont consacn

'... H cherche, encore moins que saint Jean-

attirer l'attention. On s'approche de lui es

mystère et par une attraction muette ou un

Nathanaêl sous le figuier. Il s'éloi

.1 peine les cités populeuses, ce

- grands «-t Laisse, en quelque sorte, les

prendre l'initiative auprès de lui. 11 cherche

ntinue 'l<- temps en temps, c me p<

m instii dans les

l«- cours <!<• ses enseignements, il voile s paroles sous des figures, des paraboli - profondes : <-i c'est 1<- privilège <!<• la i »*-t ît«nrou] - disciples, de recevoir sa doctrine

I it pourtant ce n'est <|ii<- pai . que

sont arrivés à le comprendre : jusqu'au ils eurent de la ]><-ii il •«• une juste

qu'il faisait <!«•> miracles, la plupart du ommandait à ceux en faveur de «pii il les de ne point les divulgu< que des

lui posaient des questions captic t il répliquait par une autre question; tantôt il leur • |iii .i\ ail rapport à leur étal d'esprit tioiiH morales plutôt qu'a leurs pat

llencieu: même

IC* M il (llll

. il leur commandai! <l«- gai der le e. Et plus d'une étaient fixés sur lui, u lac de IlethsnTdc, il s< de la multitude, usant ;

il- pro

PHATIQ1 i: DE < I.TII. VERTU i.x NOTRE DIVINE VICTIME 1 13

vînce obscure de l'empire romain; et, là même, il était jaloux de se montrer exclusivement au peuple vers lequel il était envoyé. Quant aux autres, il les repoussait, les flé trissant du uom de chiens; et, alors même qu'ils souf fraient ce traitement avec douceur, et le touchaient par leur humilité, il disait néanmoins, qu'il n'avait été envoyé que vers les brebis égarées de la maison d'Israël. Il mourut sans avoir fait presque aucun prosélyte, laissant à ses Apôtres la gloire, la renommée et l'éclal visible des conversions. Pour lui, il évitait ces triomphes : ils lui déplaisaient comme inconciliables avec l'obscurité de sa vie cachée. Néanmoins, c'est cette époque, que nous sommes forcés, par comparaison, d'appeler sa vie publique. Certes, nous pouvons lui dire, comme jadis le prophète Dsaïe : « Oui, vous êtes vraiment un Dieu caché, le I mi i et le Sauveur d'Israël ' ! »

Toutcelaest étrange pour notre orgueilleuse raison. Les Juifs considéraient JÉsi s a\ ec les trompeuses lumiède cette raison viciée, et ils ne le connurent point pourleMessie promis. Cela devait être. L'humilité seule peut reconnaître le Dieu humilié. Mais voici d'autres excès.

Plusieurs fois Jésus avait dit à ses Apôtres : Le Fils de l'homme scia livré aux Princes des Prêtres, et aux scribes, et ils !«• condamneront à mort, el ils le livreront aux Gentils, pourqu'il soit moqué et conspué et flagellé el crucifié2. Il annonçait sa douloureuse Passion : abîme des abîmes, où se précipitèrent, pour l<i com bler et déborder, les eaux de toutes les tribulations, de toutes les angoisses, de toutes les ignominies. Et vidi mus in in.it imi/ erat aspectus... despectum </ novissimum

i /.- 8. Saeri nu «'. li\ . III sect it. l.-itth. tx, 18, 19. Marc, k.88, 34

. m M Il.i :

I humiliatum... H m tîo />!> bis...

'.... Prost ration au jardin èsertion des Apôti es, int Anne et < !aïphe, devant Pilai i . insultes de la foule, puis, dérisions de la soldatesque, citation, horrible couronnement lamnation à rao >rtemenl de croix,

lortelles heures d'agonie, insondables profondeui

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Is im\ stères ' L'intellig< aux Saints du < surrection Buccéda à tant d'igno

e triomphe, rien <!<• <•<• carac • d'obscurité, que nous avons remar irait dû paraître. 11 n'en fut pas

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