‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 73 sur 204 · XXV · texte numérisé non relu

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i.r:s c U7SE8 DE i.'iiimii.itk DE J] 1 I .

abaissements de notre Dieu, t'ait homme pour notre amour, c'est Injustice et la vérité.

Nous avons sans doute remarqué, à mesuré que nous parcourions un à un les principaux Mystères de sa vie, au chapitre précédent, que son humilité porte deux caractères très distincts, qui sont d'une pari L'amour de L'obs curité,et d'autre part l'amour de l'abjection. Jésus se fixe en quelque sorte en ces deux états : obscurité et abjection; et il témoigne ouvertemenl qu'il s'y plaît, comme si ces deux états étaient les siens propres, connue si réelle ment sa condition naturelle en ce monde consistait à fuir L'éclat, à rechercher l'oubli des hommes, et à accepter, sans se plaindre, sans rien faire pour les éviter, toute humiliation et tout opprobre. Cette double disposition en Jésus et Les circonstances extérieures de sa vie qui y répondent, sont tellement évidentes, qu'il n'est pas possible de n'en pas être frappé. Mais il ne suffit pas de les constater ; il faut, s'il plaît àce bon Maître, en donner maintenant L'explication.

Nous Bavons d'avance que Notre-Seigneur n'a rienexagéré, oni'il ne s'est non plus trompé sur rien, qu'à vrai dire il n'y a eu aucun excès dans sa vie, et que, par conséquent, ses dispositions el ses états son! essentiellement dans L'ordre, que tout y est sagesse, et justice, el très parfaite vérité ; car il a dit de lui-même: Je suis La vérité1.

I >r. voici connu. m s'éclaire, pour nous, à la lumière de la foi, le ni> Btère de son humilité.

Notre-Seigneur n'est venu en ce inonde que pour y être Prêtre et Victime de son Père. Toute sa mission est là ; et,

défait, c'est en accomplissant cette missi pi'il a atteint

toutes les tins de son Incarnation. I >r. pour être prêtre et

1 Joann. m\ . 6.

ire qu'il fût d'abord créature :

• que parce qu'il i^i homme, «lit saint •; Sacerdo< Diei ;. Voilà donc le Fils de Dn i M humanité. < l'est ce qu'il

airement, faisant

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instamment, incessamment, quent pour être fixée sur l'autel 1 ■ loire infinie, ■■ '■ . •:■ i Itre :

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LES ( ai BE8 DE l.'m MILITÉ DE JÉSUS 1 19

I. Nôtre-Seigneur a voulu être et a dû être nécessairement, en son humanité, créature coin me nous, avec une âme créée, un corps créé, toute une nature humaine très parfaite, mais créée. Or, qu'est-ce qu'une créature, en son fond, par elle-même, dans La condition propre et originelle qui est comme son essence? Une créature est un être qui n'est pas par Lui-même, mais par la puissance • l'un autre, lequel est Dieu seul. Elle est ens ah alio, lui r seul est Ens à s,-. Il en résulte, qu'avant de sortir du néant si cette singulière expression est permise elle n'est réellement rien. Une fois sortie du néant, elle esl quelque chose par la puissance et la volonté de Dieu son < Iréateur : mais par elle-même elle est toujours rù n.

Après sa création, elle persévère dans L'être qu'elle a reçu : mais elle y persévère, non par sa propre vertu ou énergie, flic y est maintenue par Le bon vouloir do Dieu : par elle-même, par son tond, par ce qui lui est propre et essentiel, elle ne cesse d'être rie». Quels que soient les dons et Les qualités extraordinaires dont elle est enrichie, le maintien de ces dons ne repose .pie sur la volonté permanente de Dieu et non sur elle-même. Sa condition, on ton-, ses états, «pieis qu'ils soient, demeure absolument dépendante. Dieu la lient dans ses mains ; ei il ne serait pas nécessaire qu'il portât un décret pour qu'elle lïir anéantie, il suffirait qu'il cessai delà créer. Comme la pierre, que je tiens en L'air, par la force de mon bras, tombe d'elle-même à terre, sans que je fasse effort pour L'yjeter; la créature, et tout ce qu'elle est, et toul ce qu'elle a. disparaîtrait dans L'abîme du néant, >i I Heu ne la soutenait perpétuellement dans l'existence.

El cela est vrai, non seulemenl des créatures qui sont ici lias, mais aussi de celles qui sont an ciel, les anges el les saints. Il est do foi qu'ils no peuvent cesser d'être,

- - îu.Mil.i: - -

a donné -;i parole et que m p; rnellementi; mais il l'a donnée librement; librement donnée, <-t la toute-puisqui en exécute les effets, et non une vertu qui soutiennent les Saints M \i:ik elle-même, el l'Humanité [ans l'éternelle vie.

cette doctrine, que saint Paul luiii.- point oublier, est que la i ne peut se glorifier de rien *, ni de son être, ni de même de ses mérites, »>h nntui

l'elle ne les acquiert qu'avec I tiellemcnl indispensabl tuits : le

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