‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 74 sur 204 · LES < M BES DE I. HUMILITÉ DE JÉI 1 .". I · texte numérisé non relu

LES < M BES DE I. HUMILITÉ DE JÉI 1 .". I

siun seronl de se mettre â sa vraie place, qui est tout ce qui avoisine le oéant, oe pouvant se mettre dans le oéant même, par conséquent le silence, l'obscurité, l'oubli du monde; et, si la Providence, dans ses desseins sur elle, ou les créatures libres, par les effets de leurs volontés, la rapprochent du oéant, elle trouve que cel étal disgracié est, pour elle, la vérité, l'ordre, le bien; et elle s'en réjoui! même, comme ou seréjouil de ce qui esl ordre, vérité et bien.

Nous aurons à exposer toute cette doctrine au Livre Deuxième, e1 à tirer, pour uotre conduite, toutes les déductions pratiques. Ici, qous u'avons qu'à conclure :

Qui a jamais eu, comme le Fils de Dieu, l'intelligence du oéanl de l'être créé ? Qui a compris, comme lui, qu'il o'est rien par lui-même, qu'il ne possède rien, qu'il o'est capable de rien ; que, par conséquent, tout ce qui l'incline vers le rien, le ramène à s m origine et par suite à ce qui lui convient, à ce qui lui est dû? Jésus avait sur toutes ces vérités la plénitude de la lumière, et^parce qu'il était créature, quanl à son humanité, il voyait, dans cette pleine et absolument Infaillible lumière, ce qu'il étail lui-même . c'est à-dire ceci répugne à énoncer, mais Jésus applaudit, maintenant encore, <lans les splendeurs «lu ciel, à cette parole . c'est à-dire, par son fond, vrai oéant. Voyant ainsi 1<' oéant de son être, il l'aimait, comme il aimait toute vérité; et l'aimant, il *'- 1 .- 1 ï t non seu lemenl 1 1 1 1 1 1 1 1 » 1 « - d'esprit . mais humble de cœur, comme il veut nous l'apprendre on son Evangile ' : et, parce que onduite extérieure était nos fidèlement l'expression de ses sentiments Intérieurs, tout étail humble en sa personne : paroles, manières, démarches, actions de toute

' diacite à me, quia mitia suin el bumtlù corde. Biatth. u, 29.

uvertement cette parole, qui, sans la nous rappelons, serait étrange : Si je me e n'est rien '. L'humilité, c'est la lua lumineuse perception <1<- la vérité, et une àmc qui agit — * - 1 « ► 1 1 cette lumière

en qui ><»nt renfermés tous les n i ,1,. i.; de la Bcience de l>n i ; . qui est lui-

même la Lumière «lu monde ' <-t la splendeur de la Lmu • la plus humble «1«- toutes les

• ires. Après Jésus, Marie, <i"' possédai! aussi la . t infaillible intelligence de la vérité. Après M util . sainl Joseph ou saint Jean-Baptiste, !<■- An.

- tinta <lu ciel, qui sont plus humbles qu'ils ne l'onl jamais été, maintenant qu'ils voient la vérité <!<• t<>utr la lumière même de 1 »n i ,;.

. les Ames, qui jouissent 1«- plu- des clartés

dont l'intelligence voit plus évidemment la

i qui sentent et se conduisent Belon

luminei tnt les plus humbles dans

orgueilleux — « . 1 1 1 des aveugles,des ignorants,

' que !«• nombre en esl grand ! I dit, que ce nombre «'-a incalculable T. • ^i humble, «-t l'humilité même, suivant la pen parce qu'il est créature, et qu'il 1«- -ait ;

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