‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 75 sur 204 · LES CAUSES DE L'HUMILITÉ DE JÉ · texte numérisé non relu

LES CAUSES DE L'HUMILITÉ DE JÉ

mais il est créature, pour être, en cette condition, la Victime de Dieu. Et voici une autre cause admirable de ses incomparables abaissement-.

II. Le Verbe incarné était, en ce monde, en sa qualité de créature et de Victime, toujours en état d'adoration devant son Père. Qu'est-ce à dire? Il s'était présenté à son Père dès le premier moment de son existence créée : et depuis il ne cessait de contempler, dans la lumière même de la gloire, l'Etre infini, la Majesté éternelle, toutes les perfections de ce Père, son Principe, son Auteur, son Tout; et il était devant Lui, par état, par vocation, par devoir, par amour, et perpétuellement, à tout instant, -ans interruption aucune. Quels pouvaient être les sentiments de Jksus, ainsi consacré Victime ? Par quelle Religion pouvait-il reconnaître ce Tout éternel, immense, infini, lui véritablement rien par son fond, mais doué, par la volonté du Prie , de l'être le plus parfait qui puisse sortir du néant?... Il ne nous est possible de concevoir la Religion du Verbe divin, que par le plus profond, le plus universel , le plus absolu anéantissement. L'acte leur par lequel nous voulons exprimer à Dieu notre servitude, notre infériorité, c'est la prostration dans l'adoration. L'acte intérieur doit donc être une prostration de tout l'être ; el qu'est-ce que la prostration de l'être, sinon tout ce qui ressemble à un véritable anéantissemenl ? L'être créé considéré isolément paraît avoir quelque importance, comme une petite lumière u'esl pas sans gloire au milieu des ténèbres. Mais qu'est-ce «i1"' l'être créé «mi présence de l'Etre incréé? Ces! cette faible

i Origène : Vid. / i ll<>m. XVII jnxte Hieronjm. IV u. 4.

l'.itr.. t. XIII. coL 168. In \ Soin. CowtmcnL, lib. III, n. 6. —

I'atr., t. XIV, col 989.

|umi< splendeur d'un soleil d'été.

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- qu'il ne reconn n Ci éateur. L'humilité, étant ;i nier ce <|iii est l'œuvre de . il faut la reconnaître, et la est néc< ssaire : mais à condition ia qu'en I »n i ■ ■! non en i.

.•■nt. de faire hommage de tout ce de notre être <'t de ses qualib i le principe et à «pii seul en revient

\ érité dans une des plus belles I il déplacé de la ti la lumière <l"iit noua \ enon comme soudainement :

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