BON BACRIFK E DAN8 LE < [EL L
m m Deo eut sacrificat, quomodo non inusitatus plané Sacerdos cii ri st us rst. qui et in divinitatis throno considet, et tamen ut h<>,,,<, sucra facit ' f
Saint Ambroise : Christus semper agit causas m, stras apud Pain ///. cujus postulatio contemni non potest, quia in dexterâ Dei est... Vulnera susceptapro nobis cœlo infem mal/lit. abolere noluit, ut Dm Patri nostrœ pretia lïbertatis ostendi ri t -'.
Les textes Les plus remarquables sur 1" Sacerdoce <'t le Sacrifice éternels de Jésus-Christ, sont de saint Augustin; mais, parce qu'ils se rapportent toutàla fois à L'état d'Hostie de Notre-Seigneur au ciel, et à <•(■ même état communiqué aux élus, nous attendrons, pour les reproduire, d'avoir à parler, au chapitre suivant, de la ( îommunioE du ciel.
Nous citons encore saint Grégoire Le Grand: Se, in humanitate assumptâ, />r<> sainte nostrâ, œterno Patri continu, exhibet christus .• quod dùm sic se offerre non desi nit. receptioni nostrœ aditum ad vitam facit%. D'autres paroles «lu saint Pape se rapportent, comme celles de saint Augustin, au Sacrifice des ''lus et à la Communion (|ii<- Notre-Seigneur Leur l'ait de bod état d'Hostie. Nous Les rappellerons à <•<■ sujet.
Ce grand enseignement des Pères, écho de (•«■lui plus magnifique encore de saint Paul, semble de primé abord nous faire connaître seulement 1<- Sacrifice que Jésus- Christ offre actuellement dans !«• ciel, en notre faveur, par ses supplications, montrant ses plaies, toujours
1 .1-/ L'i'/iiHis, ,i, rectd fide, Oratio altéra, n. il. Patr. jr., t. LXXVI,
col. 1996 el 1898. [terom, 1899.
/ / / • •'. / .'..(, lîb. \. n. 17'». Patr. I.'it.. t. XV
coL i-
lll . lib. I. n. i."'. Patr. lit., t. LXXIX, col. 15,
- \. RIPN l !> w- Il I lia.
.m pour devant la face «lu Pèi
î 1 1 1 ■ ir nous '.
l'on songe qu'iJ est Prêtre éternel, <•! qu'un suivant la remarque de l'Apôtre, doit avoir - quelque chose à offrir' : si l'on réfléchit Dieu aura droit, au ciel comme sur la terre, à la Religion de ses créatures glorifiées, et, par conséquent, à la Religion de Celui qui est 1«- Chef nécessaire de tout culte rendu à Dieu, >-i <|u«- la Religion et l«i culte sistent principalement dans 1«- Sacrifice ; il faut conclure ertitude qu< 9 I durera éternellement8. Il a maintenant des Ans à remplir qu'il n'aura plus à atteindre, quand il n'y aura plus d'élus h sanctifier Bur la tei upplication, l'intercession n'auront plus lieu, après le Jugement général, parce que notre Pontife et notn H verra tout son corps mystique sanctifié et glorifié .-i\ -•<• lui. Mai» l'adoration, In louange, l'action i ii est le fond de la Religion qui ne d'être due à Diei . persévéreront, par consé quent, .iu\ siècles des siècles. D'autres témoignages <!<■- Pères nous en instruiront prochainement.
lllllllll llll plMIpIl
SON 8A( RIFICE DANS LE OIEL 201
Heureux de connaître ce beau mystère «lu Sacrifice éternel, demandons-nous maintenant en quoi il consiste.
D'abord est-i] seulement intérieur? Est-il aussi extérieur et visible?
Il semble qu'il soit permis de reconnaître eu lui quelque caractère extérieur, à cause de cette parole de saint Jean : Je vis au milieu du trône, et au milieu des quatre animaux et des vieillards. L'Agneau debout qui était comme mis à mort ! ; et encore, à raison des cicatrices que Jésus portera eu ses mains, en ses pieds, et à son sacré côté, comme elles apparaissaient dans la gloire même de sa Résurrection2. Mais il n'est pas possible de penser que ce qui se passe dans la Gloire éternelle, ait quelque ressemblance avec ce qui a lieu sur l'autel de l'Eglise de la terre, où la figure trouve encore sa place. An ciel, il n'y a plus que la très lumineuse vérité, contemplée »'ii elle-même, sans voile, sans figure, sans rit. Bans aucune de- formes sensible- qui nous sont n< saires ici-bas.
Cependant, cette réserve faite, nous pouvons voir, au ciel, pour son glorieux Sacrifice, ce qui est requis pour tout Sacrifice parfait : un Temple, un Autel, un Prêtre, une Victime, Victime offerte, immolée, consumée dans le t'en, donnée en communion.
Quel cm. dans le Sacrifice du ciel, le Temple, l' \.u tel, le Prêtre, la Victime offerte, immolée, consumée dans le feu, et donnée eu communion y
1 AjlcH'. V, 6.
ni aimé à rappeler <■•■ témoignage touchant de l'amour de
notre Diat . qui daigne conserver but Bon corps glorieux le* cicatri
m-n divines plaies. - Ambroise cité ci-devant, p. 190. 8. Au^u^t. ',/ cil alias 19 <>■! />■ ogratiat -• m ?< i
qnsest. i, n. 7 Patr. lat., t. XXXIII, col. 372. S. Cyrill
AJexandr. Ephtol XLI (aliAs 36) ad Aeca Patr. g I i\WH. eol. 215
- h même du i \ ons \ U
ton, •' i -i s, Victime immortelle, don, entra dans ce -<-in ado* doce «•! -«-u étal «il 1 » » — • Je suis sorti <1<- mon Père et j<- -ui> venu monde, et de nouveau }<■ vais à mon Père : ■••• parole s'accomplissait. Et le temple saint Jean, fut ouvert dans !<■ ciel, et dai temple parut l'Arche «lu nouveau Testament >. < >i . quell< lie, sinon la très sainte Humanité de
■ils: et où peut elle se trouver, Binon dans 1<- sein do mine dans son Temple? Je ne vis i»<>int <l»> temple dans la cité. Le temple, c'est 1< - m lun
1 est la doctrine «!«■ saint Paul, quand il ivj Ji -i s, notre Pontife, pénétrant l<
nt jusqu'au Saint des Saints, au-delà «lu voili
octrine <!«• notre I ni i fait homme, nous mémo en sji \ ie v •
m Père, comme en sa demeu • il Temple, inconnus alors, mj i hé pour les
», mais d< être l'objet <l<- notre \ ision éter
<taim ut < iple du Sacrifice est <l"in- le sein du \n
* L'Autel, c'est la Per* e du Verb<
il adorable Humanité uts Dot leurs n'onl qu'une \ "i\ j »« »u i • liaquc matin, iioii- • i i -< • 1 1 -. en
-"N 8ÀI RIEN i: I» ans LE ' [EL 203
branl la Mess . ci - mystérieuses paroles: Jubehœcperferri per manus sancti Angelitui in sublime altaretuum. Voici l'explication que l'Église en donne, dans un d< rits les plus solennels. Dans l'ordination des sous-diacres, qui -"in les clercs spécialement destinés au service de l'autel terrestre, et qu'il faut Instruire du mystère que cet autel enferme et signifie, l'Évêque dit: Studete ut ista visibilia ministériel, quœ diœimus, nitidè et diligentissimè complentes, invisibilia horum eœemplo perficiatis. Altare quidem sancta Ecclesiœ, ipse est Christ us, teste Joanne, '/»/. in Âpocalypsi suâ, altare aureum se vidisse perhibet, stans ante thronum, in quo, et p< /■ quem oblationes fidelium 1 1. o Patri consi crantur* .
L.i tradition des Pères n'a pas d'autre langage. Saint Augustin semble désigner cet autel sublime . quand il dit : Est enim quoddam sublime altare invisibile, quo non accedit injustus... Quale ibi sacrificium est? Tpse qui intrat} assumitur 'm holocaustum '-'. . \<l illud altare, quo Prœcursor pro nobis introivit Jésus, quo Caput Eccle»ia prœcesskt, membris cœteris secuturis... Solus enim Sacerdos}sed plané ibi totus, adsintet, adjuncto scilicei Corpore eut ('tijuit est, quodjam ascendit in cœlum$. Et ailleurs: Est altan cooculis I h /. ijin, ingressus est Sacerdos, qui />r<> u<tl>i< se primus obtulit. Est cœleste "/turc et non amplectitur illud altare, nitti qui lavât manus in innocent ibus*.
Saint Grégoire «lit plus explicitement: Altare, Dei Filins i »■/.... cui in hâc vitâ cordium nostrorum vacrificia imponimus \
' Pontif. Rom. in ordinat. aabdiac.
l'-.il. m. ii. h. .'i. Patr. lat., t. XXXVI, col. 479. CCI intei //•• l. L), cap. si. a. T. Patr. lat, t.
\\\l\. col. i
Psal. w\ h. i". Patr. lat, XXXVI, col. 198. ut. lu hœc \ erba : Tune importent saper altare ttram vitulos. Patr. lat., t. LXXIX, col. 600.
ni.
donc le Fils de Dieu, La Personne même du le Prêtre? Noua le connaissons, dous l'adepuis 1«- commencement »!<• ce Ln ;
Hostie? La seule dignedece Prêtre saint
et m - attendrissent Bans bod
Bouvenir oe dous quitte point. Il est
mme il nourrit notre espérance. 0 mlutari*
pandu ostium...
fferte ici-bas, cette Hostie est et Bera éter nellement offerte au ciel : car, un»' Hostie n'est telle <|ii'à ndition d'être offerte. Saint Paul parle de cette oblati.-n <nii i a jamais : Le Pontife que nous a\ ons,
dit il and qu'il est assis, dans les cieux,à la * i i - « • î t « -
du trône de la souveraine Majesté, étant !<• Ministre «lu
• du véritable Tabernacle que I Mi i a di <t non pas un homme. Car, tout Pontife est établi pour r.jViii tetimes. Il est, par conséquent,
ne celui <i ait quelque chose qu'il • - iVi< • . I wi, ■ hune haben aliquid, quod nfferat^. Il \ B donc, nu ciel, une Oblation éternelle. C'est l'essentiel droit 'l<- lui ; *entiel hommage <!<• la créature.
de la ii.i la Nature lncr< ■ t le mou\ cment, plus
• it, plus irrésistible que jamais, de ce qu de Dieu, I »h i . < 'enl
Jrhi'.s se donne, «port oblation est |'b\ mne de loua
BON 8À< RIFK I" l' LN8 LE I tSL 208
avec sécurité à toute La plénitude communicable des dons et des grâces, réservés au < Ihef et aux membres par la Bonté du Père, dil toute sa joie à ce Père bien-aimé et lui en rapporte toute La gloire 1.
Jusqu'à la tin des temps, cette oblation esi encore une Hostie de prière et de supplication. Saint Paul se plaît à nous Le i<m ..'m .•]■•-'. pour que cette vérité de notre foi Boit, maintenant que nous luttons contre tant d'ennemis, notre consolation et notre force.
Au ciel, Initiation de la Victime est donc une oblation parfaite.— La Victime, qui y est offerte, y est-elle aussi Immolée ?
Toujours Hostie offerte, JÉSUS est aussi éternellement un" Hostie immolée. Nous avons entendu saint Jean nous dire, qu'il vit l'Agneau dans un état semblable à celui de la mort, tanquam occisum. » C'est l'Immolation qui convient au ciel, toujours humble et en quelque sorte anéantie, puisque même au ciel L'Humanité adorable ne peut oublier son néant, et reconnaît, avec joie et amour, que rien de créé ne mérite par soi-même de subsister devant L'Etre de Dn i : mais nullement humiliée, puisque notre Victime s'étant humiliée autrefois sur la terre, en Be faisant obéissante jusqu'à la mort, et la mort de la croix, I > 1 1 1 le père, à cause de cela, L'a exaltée et Lui adonné un nom au-dessus de tous Les noms : de Borte qu'au nom de Jésus tout genou fléchit au Ciel, sur la terre et dans infers3. L'Immolation éternelle, que Le Souverain Prêtre du Père fait à sa gloire, esi cet assujétissement dont parle sain! Paul en ces termes : En dernier lieu,
m. \m.-JI. I l.l.i. \ m. 24 85.
I luiiiiliavit Bemetipsum, f&cttu obedieaa usque ad mortem, n ftutem crucis : propter quod I D itilluin. lïp. n,8-l<>
•« \- RIFN I DAXS 1.1. i 111.
détruite. Car il est écrit, que le Seigneur
ssujétir h son Christ. Mais, quand il est «lit :
tout lui • ii. il est indubitable qu'il faut excep-
• .'lui qui lui a assujéti toutes choses. Lors donc <|U«'
s iiuronl été assujéties au Fils, alors 1<- Fila
lui m *sujéti à Celui qui lui aura assujéti toutes
afin que 1 >u i soit tout en \<>u^ '.
stin ilii : ( !'es1 en sa qualité de Prêtre, que le Fils sera assujéti au Pèr< Or, < ■••! état, dans
lequel 1<- Verbe incarné fait a son Père l'hommage de -"U universelle royauté et de son triomphe définitif sur toute créatui l'Immolation qu'il fait éternellement
de lui-même à la gloire de ce Père bien-aimé.
L'Immolati >st la deuxième partie du Sacrifice. La
isiste dans l'acte par lequel la Victime le feu.
jours offerte et toujours immolée, Ji si - au time, que consume sans cesse le Feu que pelle du nom mêmede consumant '• .<•! <i"' int. I >ès le premier moment "!<• son Incarna I <n\ Ironna, et le pénétra tout entier, et fil n Humanité sainte !<■ plus parfait holocauste. Il en m. • toute sa vii l h aire, l'action en dc\ int
BON - \' I ; I F I « l. D LN8 LE CIEL -' <~
bj forte, <iu'' I'' ''''" même qui unissait L'âme au corps, fut dévoré; et Jésus mourut comme réduit en cendre par la puissance de ces flammes divines. Mais ces flammes sont vivifiantes, et le feu qui les produit est La vie même. C'est pourquoi pénétrant, pour des effets nouveaux, l'adorable Victime étendue sur La pierre intérieure du Bépulcre, il lui donna une vie immortelle et la consacra Victime «lu l'ère pour l'éternité, dans Le mystère glorieux de la Résurrection '. Désormais, environné de ces ardeurs et consumé par elles, Jésus vécut encore quarante jours sur la terre; et il demeurera jusqu'à la fin des siècles au Très Saint Sacrement. Mais, 1«- quarantième jour, il leva au ciel, dans ces mêmes flammes d'amour, et porta dans 1<' sein du Père son Sacerdoce <-t son «'-rat d'Hostie.
C'est dan- ce -'-in du Père qui est son Temple, c'est sur L'Autel sublime qui est la Personne même du Verbe,i dans 1'- Feu qui est l'Esprit du Père et du Fils, que L'adorable et humble <-t amoureuse Victime se consume éteruellement.
Ainsi consumé dan- le Saint-Esprit, Jésus se donne en ( lommunion a -on Père. L'' Père !<• reçoit <-t se L'unit avec des complaisances que lui seul connaît : et, cette Communion éternelle du Père, ce Fil- embrassé par <•<• Père, cette joie, cette satisfaction mille t'"i- délicieuse «lu Père, <■<• transport, ce rep is, cette union si amoureuse du Père au Fils, cette plénitude ineffable de félicité ci d'amour, la consommation du Sacrifice éternel.
Les Anges el les Saints Bont témoins de ce spectacle, rt c'est la cause de leur joie Immense ■•! infinie. Mais ce
' Abaorpta >-i mors in Victoria. I Cor. \\. 54. Victoria, «lit sainl Augustin, quasi ignu divinus eat; cum absorbet et morteui noatram, bolo cauatum est. I l'-.il i.w. d. 18. Pafrol. lat., t,
- \- RIFK i D IN* l.i I III.
qui i-m à la fois 1«- principe <-t la perfection de cette joie
mmunioD qu'ils fonl sans cesse, eux
- s, pour être comme lui des Victi-
. immolées, consumées dans le Saint-Esprit,
immunion au Père : autre sujet, <1<- toute
el divin, m1"' aoua allons essayer d'expo-
suivant