CHAPITRE XXI
LA COMMUNION DES ÉLUS A L'ÉTAT DE JÉSUS HOSTDjI ET LEUE SACRIFICE ÉTERNEL
Qu'il y ;iir une Communion au ciel, Communion des Elus, de Marie, des Anges, de tous 1rs Saints, à L'état d Eostie de Jésus, < îommun ion admirable <'t parfaite, dont la Communion sacramentelle est l'annoncée! la figure; c'est la plus sûre et la plus lumineuse des vérités, bien que, de prime abord, elle puisse paraître extraordinaire. 11 suffit, pour écarter toute hésitation de l'esprit, de citer ces belles paroles du saint I loncile de Trente :
Que les fidèles reçoivent fréquemment ce Tain qui est au-dessus de toute substance..., afin que, fortifiés par la vertu qui lui est propre, ils puissent, après ce triste pèlerinage, arriver à la Patrie céleste, où ils mangeront sans voile ce même Pain des anges, dont ils se nourrissent maintenant sous les voih s du Sacn ment '.
1 < >n nu - et singuli, qui Christiano Domine censentur... panera illum supersubntantialem fréquenter suscipere possint... Cujua \ igore confortatî, ex bujm misera peregrinationis itinere ad cœlestem patriam pervenire \;ilc;int: eumdera panem Angelorum, quem modo Bub sacris velaminibus edunt, absqae ullo relamine manducaturi. Sess. \lll. cap. rm, !>• K'j .1 i il i > .- 1 -~ une allusion à cette belle doctrine dans cet parolea de la - -■ i i 1 1 t • ■ liturgie de l'Eglise, an temps pascal? Respice, qusatumus, Domine, popnlum tuum; el queœ œternû dignattts ps renovare ralibua culpis dignanter absolve, l'.n.-i VI p<
cli.'l, /'
[1 s; >\ DBS !
1 1 i ri « 1 1 n iii-Mit est le touchant <-i infail-
[ition. Notre-Seigneur lui-même, au ■ itution de l'Eucharistie, nous révèli Les Pères n'ont fait que commenter ses paroles.
lit : Hic ert «anguia meu* novi Textamenti...
: Xon bibam <tiu>><1>> »/< hoc <\< ni mi ne ritis.
die m Uluin, quum illml bibam tobiscum nocum in
nei >. C'est l'annonce d'un festin éternel.
Notre divin Prêtre «lit enco lerio desideravi hoc
'm manducan robixeum, antequam patiar. Dico >i<im
on manducabo illud, donec imph ■ l»"\i< imi'i.i \ ri i: ! Tout commence Ici-bas, rien ne définitivement. Nous n'avons encore que la en qu'elle contienne une adorable réalité ; mais ■ \ oilée, <t ce qu'elle donne d'une manière l'annonce de <•<■ qui nous aéra donné <i coin muniqué éternellement. Le complément final, Taché- ■ut <•! la consommation sont réservés au Ciel •.
mmentanl ces paroles <!<• Notre Seigneuren
If. 'lit :
Mu >'"ti m guoniam ri ru
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. t \ ii ii 1 ii » : nnno
A l.'KT \T DE JÉ81 a HOSTIE 21 1
potum mandiicabimus et bibemus in regno />< i. œdifii /><'!• ea et confortantes verissimam illam vitam... EH semj i r Jésus his qui secum pariter agunt festivitatem, accipiens panem à Patre} grattas agit et frangit et dat discipuli secundum quod unusquisque eorum capit accipere, et ostendit,quando eos hoc pane nutrit,proprium esse corpus}cum sit \pse Verbum quod et mine necessarium habemus, et cutn fuerit in regno Dei impletum. Sed mine quidem nondum impletum, tune autem impletum, cum nos prosparati fuerimus ad capiendum Pascha plénum: quod venit ut impleat qui non venit solvere legem sed adimplere, et nunc quidem implere quasi per spéculum in enigmate impletionis, tune autem facie ad faciem implere, cum venerit quod perfectum est K »
Ne serait-il pas superflu de multiplier les citations2? Saint Augustin dit : Non erimus sineescâ et potu. Ipseerit cilms noster Deus, etpotus noster. Solus illecibus reficit, née déficit'6. Sainl Bernard rapprochant ces deux textes : Le Verbe B'est t'ait chair el : Toute chair est de l'herbe ' . dit aussi : Mutavit (homo gloriam D<i in similitudinem vituli comedentis fœnum. Inde est quod l'unis angelorum
1 /// Mat th. Commentarior. seriea,n. 86 (alias tract. •"•">. Patr. çreec, i. Mil. col. 1735 .•! 173G.
1 Tl phylact.//i Evang.S.Matth.,xxvi,29. Patr.grœc.,t. < WIII
<-"i- 146. Petr. Cellens. I>> panibus, cap. r. Patr, lat., t. CCII, col.
Enarrat. in Psalm. I'-. ,.. n.19. Patr. lat., t. XXXVI, col. 597. ' paroles de 8. Augustin nous rappellenl ce que nous lison dans lu le de 8. Barnard, archevêque de Vienne, dont l'oftic* ostan Propn iln diocèse de Grenoble, au 22 janvier : Rogatus àsuis jam moritnrus) ul
tantâ inediâ debilitatum corpus vel i lico cibo refocillarel : Panis, inquit.
ille jamjam, fratres mei, sumendus est, sine quo nec in mundo, nec ir \i\iiur; cujua sapor reficit angelos, apostolos pascit, sanctos recroat : quo quisquis vescitur, nunquam in seternutn moritur. Sacramentum itaquo hujus
' li panis mihi apportate, ut, eo accepto viatico, viiini nnivi
ingrediar, m patriam profeetnrus, lise \i . 6,
Kl tu m
fini h m I*. ri m m. 1 1 Ver rf lit 111(1- • "/" ritani prœbei
'■ riritnr i
Aii - , tout 1»' < i'-l communie à Jési s, Hostie <lu
ri! <lf lui: et cette nourritu indéfectible vie. BIaeif communie à son Fils <-t il <lr lui toute sa félicité <-t toute sa gloire, en même temps qu'elle entre, par cette perpétuelle Communion, dans les dispositions de L'éternelle Victime à l'égard «lu 'ommunient à J i tous les pi i
tte table divin»- et se nourrissent <1<' chair. C'est le festin dont parlent les Ecrituri
enheureux, »lit saint Jean, ceux <iui sont apj la grande cène des noces <!<• l'A
upplie, «lit saint Thomas, de
parvenir, moi pécheur, repas
Fils et 1T.-]. rit-Saint.
ment des Elus el leur félicité parfaite ».
ommunient t\ J] si s, manifestement
A i.'kï vt DE JE61 - HOSTIE 213
ils oe fonl qu'une seule Eostie avec lui. Car où serait L'unité, si elle u'était pas le fruit d'une telle I îommunion? Saint Augustin se plaîl à parler de cette unité : Omnes unus ni mm ml unum < rimus '. < l'est l'unité du corps mystique dans l'unité "lu Chef, se référant ;'i l'unique .ui"ii'«" de Dieu seul. C'est l'unité dont !<■ même saint Docteur "lit encore : Holocauata promittit in cœlo offerenda corpus < 'hristi, corpus < 'hristi loquitur, unitas < 'hristi loq\ <i fur: Introïbo ht domum tuam in holocaustis, Totum meum consumât ignis tuu&î nihil met remaneat mihi, totum sit tihi-! Saint cantique de l'amour, qui est la louange uni-
elle il<' l'assemblée des Saints, la louange de l'Holocauste éternel! Avec quelle sorte de complaisance les Pères ont insisté sur cette vérité ! Le Chef est Victime, les membres aussi, et, parce que le Sacrifice est parfait, c'est l'Holocauste qui est le Sacrifice de t«>ut le Ciel. La résurrection des corps sera elle-même une préparation ;'i ce glorieux Sacrifice; et, comme JÉsus-t Ihbist est devenu, eu sa Résurrection, Victime immortelle, la résurrection des prédestinés sera pour toujours une consécration de leur état d'Hostie et un Holocauste véritable. Saint Augustin le dit expressément 3. C'est une magnifique préparation, qu'un tel triomphe! Kn vérité, dès maintenant,
« 1 1 1 < • s de- bienheureux offrent, au Ciel, le sacrifice
1 Enarrat. <'« l'^ilm. In Psalm. cxlvii, a. 28. Patr. lat., t. \\W II col. 1987.
lu Psalm. LXV, il. ls. l'air, la!., t. \\\\ I. col. 798.
■ 1 est holocaustum ? Totum incensum, Bed igné divino : holocaustum
enim dicitur sacriâcium, cùm totum incenditur... Boc autem erit in resur-
rectione mortuorum; quandoel corruptibile hoc induerit incorruptionem,
et mortale hoc induerit immortalitatem, tune t i « - 1 quod scriptum est :
Absorpta est mon in rictoril I Cor. sv, 64 , Victoria quasi ignii divinua
• ii m absorbel e( mortem aostram, holocaustum est Non remanet
mortale aliquid in carne, aon remanel aliquid culpabile in ipiritu... Erunl
aata. / Ps. i kt, a. 18. Patr. I --• t . ,
t. XXXVI col
n de leui pour
de l<m;i - c le
■ que, durant la vie dlea
lation de saint Paul, de leurs ûnte 1 . c'est après leur perfection den . dit avec une grande autorité :
itas hab* t : unam quam Jiam quam \ pit... Atq\
m : hic ii'li lia t xacrifi - ri/ii-iii m laudi*. Ih il/"
1 tpirii itribulatu* Psalm. !..
ri/itn m est : I > ' ' > ■ ■ ■ /■'"
■ * , t holocausta [bid. 21). I >> ' tilii gloria \ \ I X. ]'- . ///
hic ohlatio carnia ext macérât in n I n mit m l h i gloria n i/lir ijim^i 'm holocaustum <>//■
nutata, nili niliil mortalitatis habuerit : quia toi
in liiinli sim fin-
. qui est l<- < 'orp.» mysti feux de l'amour . <|ii!
iiu .i la lou le Dieu,
loyer ui • hardi<
i du