A I. ÊTAÎ DE JÉ8D8 HOSTIE L
rassasiemenl intérieur1 , que donnera La Communion perpétuelle à Jésus Bostie,e1 qui deviendra, suivant la belle pensée de Pierre de < telles, la eau-»' même d'un rassasiement nouveau. Il le dit des Anges; c'est aussi vrai de chaque prédestiné. Voici ^<-s paroles: Angélus os Jaudi m I )' i, et Deus implet illud tam adipe DicinUa ' quàm carne et sanguine integerrima natura Humanitatis2. C'est bien, de la manière la plus expresse, la Communion au Verbe incarné. Ainsi, La Communion remplit de Louange La bouche de chaque Elu du ciel; et cette bouche, qui s'ouvre pour la Louange, reçoit une Communion éternellement nouvelle.
Et cette Louange de tous, c'est la Louange même et la Religion du Verbe incarné. Elle est par conséquent Adoration, Bénédiction, Action <!<• grâces, Amour, — Amour de complaisance, de conjouissance, de félicitation : elle est Oblation, Immolation à Diei : elle est aussi Communion à Dieu, à Jésus-Christ et aux Saints. Les Saints se donnent, par c stte Louange el cet état d'h< Locauste si parfait ci si absolu, <'ii Communion à Dieu !<■ Père, «jui. voyant «•a eus les traits, la vie, L'état, l'être même de son Fils3, et Les voyant dans le feu consumant qui est son amour,
1 Laos Domini esl eructatio saturitatis illius. Enarral. in Fsalm.- Paal. x\i. Kn.-in.it. I,n. 27. Patr. Int.. t. XXXVI, col. 170.
- l>. Ponibu», cap. i. Patr. lat., t. < cil. col. D31.
ni homo esi esse Christus volait, al el hom i p ; I Chris-
tus >•-' 9 I prian. D Idolorum vanilate, n. 11. Patr. I;ii.. t.I\ .')7'.». Biais avec le tempérament qne t'.-iii remarquer saint Augustin dans c. > belles paroles :Sicut autem inferiora ejus... non omnimodo coœquata sunt mferioribus oostris..., sic et superiora nostra, qnibns :iil oum i dimus, non cosequabuntur Buperioribus ojus, in quibns eum illic mventuri gumus... N..- aliquando conversi adhiprchiinus impare* Deo;ille nunquam aversus cequalis Deo ; nos participes vitn opt«>rnœ, ille Vita «Bterna. /'• one, lib. II, cap. \ \i\ , n. !1H, Patr. lat., t X l .1 \ . col. 174.
! 3] rit, prend en eux d'incompréhensibles complai- 3 ittire en lui éternellement, il les reçoit en
est la 1<- lieu et la Bouree de la joie <|ii*il
quand il a «lit: Entrez dans la j"i«' de
eur '.
Il \ ijet, une belle page de saint Bernard.
permette de la transcrire. Il parle de la
imunion que nous donnons à Dieu par notre fidélité,
m la vie présente; mais qu'est-ce donc que celle qu'il
élus, en la vie future - Le saint I docteur dit :
ni in gaudium Domini, fortitudo nostra. /(
■ et ( um paxcitur /m.<i it. ximul »<■* ,,/rittili l di iixst, ji/fittili i>r<>
I •'.. i , jus HalltH nu il. fil.
rari hoc: et manducai non, et manducatur A ttobix, iili adxtringamur. Non nain aliA* perfecii illi. Xani *i manduco et //<>// tnanduvor, ridebitur • m in ijlo « go. Il ajoute un peu .!■ per hoc in Deo nianent, et l>> \ mandu
\ucati a Dec donnent en < '<>iiiiiiiihi<>n au P<
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leur lui même8. Il- ne peuvent même qu'en JÉst - < Iiuust. 11 demeui • cl : il y est a jamais la Voie, la
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a l'état de jbsi - aosi œ lmt
Vérité et la Vie '. Quand il B'est l'ait bomme, dit saint Cyrille d'Alexandrie, il a t'ait au genre humain une grande et, a vrai dire, nue immense grâce, attirant tous le- hommes a L'unité en Lui-même2. C'est en effet dans Le Christ que le Père descend de sa sublimité adorable, <-t \t- Christ dous attire en lui; et cet attrait et la joie qu'il prend a nous recevoir, est la Communion délicieuse qu'il t'ait des élus; et c'est ainsi qu'en lui. par lui. et avec lui, nous nous donnons au Père3. Dès l'exil, il en est ainsi; au Ciel, tout sera achevé et consommé.
Enfin, les Saints se donnent en Communion les uns aux autres. C'est une autre grande merveille de la vie du Ciel, "ii t'.nt est dans L'unité de Dieu et de son Christ. Ut sit Deus omnia in omnibus. — Omnia et ht omnibus < Tiristus. Ce que le Saint-Esprit dit des premiers fidèles, qui n'avaient « qu'un cœur et qu'une âme 4 t est un reflet lointain de la gloire de cette divine unité. La consommation dans l'unité"' », que Notre-Seigneur demanda pour ■ a Père, dans la prière de la dernière cène, ■-'accomplit dans ce glorieux Mystère de L'amour mutuel des Prédestinés. Mais qui pourrait parler de ces transports réciproques des Saints? C'est un des secrets réseri la Patrie. Rien sur la terre ne peut fournir une image, un terme de comparaison, pour que qous puissions avoir mie idée de cette Communion incessante,
1 Foie, même an ciel, puiaqu'ily '--t toujours Médiateur. /'-/• quem Ma ,i m laudanl Angt IL Pra f. M 1 tout Verbum magnam, imo » ero immensam quamdam gratiam humano generî praBatareTolena, trahit onmea veluti ad onitatem quamdam secum; cum fiiim geatarit eorpua bumanum, reraatui est in aobia, munil
■aagrtio XII. Patr. rnect t. I.X.W, ...
[nChriato Pater, «t Chriatus in n.>i>i> : onum in lu- eaae ooa facinnt. s. liii.ir. l'i.t.-iv. /< ., lib. NUI. a, 18. Patr. la t., t. \