‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 91 sur 204 · BUE L'AUTEL EUCHARI8TIQUE · texte numérisé non relu

BUE L'AUTEL EUCHARI8TIQUE

quand c'est un Dieu qui intercède, qui prie, qui sollicite, venir que de cette source divine.

( l'est pour cela qu'on dit communément et ce tangage csi celui de La foi) : Le Sacrifice «lu Calvaire a toul mérité, mais il n'applique rien. Le Sacrifice de L'Autel eucharistique ue mérite plus, mais il applique toul ce qui a été mérité sur la Croix. Paroles <illi- du reste, ue son! que Le commentaire de ces autres de sainl Paul: Unâ oblatione consummavU in sempiternum sanctificatos l. Ainsi nous apparaît, dans une admirable unité, la grande œuvre <lc notre Rédemption, par le Sacrifice. Car ce mot : unâ oblatione <l"ir s'entendre d'une manière absolue, le Sacrifice de Notre -Seigneur JÉSUS-CHBIST, au Calvaire, au ciel, sur l'Autel, étant substantiellement indivisible et essentiellement un. Il fut offert sur le Calvaire d'une manière sanglante, et il se continue au Ciel et sur la terre d'une manière mm sanglante.

Et c'est .'i dessein que nous disons : il se continue, et non : Use réitère, parce que ce dernier mot pourrait faire croire qu'il est répété plusieurs t'ois. S'il en était ainsi, ceiie réitération indiquerait s<m insuffisance et son imperfection radicale, comme les saints Pères lent fait remarquer <\<'s sacrifices si nombreux de L'ancienne Loi -.

Il 8e continue sur notre Autel, <'t c'est avec intermittence et succession, parce que, ;'i raison des conditions de

i Hebr. v 1 1.

\ nu. m dob quotidie offerimus? < tfferimus quidam, -«''1 • •jn-

tcin revocamua in memoriam; et ipaa ona est, non mult». Qaomodo

iiu:i est, Don multaeî Quoniam semel fnil oblata. .. Quoniam multis in l"<i* offertur, maltine sont Christi? Nequaquam, Bed anus abique Christus, qui .'t bicplenus est, el illi<- plenus, anum Corpus. Ut ergo mollis in locis oblatus, unum esl corpus... 8. Joann. Chrysost, 1 l ' Hebrœo»,

il,, „,ii. \\ il. „. ::. Patr. grsec, L IAIII. col. 181. Cfr. àlgerum, D* taeramenlù eorp D '. t"' el 16. Patr. Lit., i.

CLXXX, col. 7-1 el 787.

3ACBIF1 ' - 8C8-CHRI8T

tempe trouve l'Église militante, il est naturel

<iu"il y ait interruption entre une messe et une autre

eillement, il Be continue dans le Ciel; mais,

remple <iu' '"*' '•' x,ni ''" ' v||r r,,t

Autel «I-- l'éternité qui est la Personne même du Verbe, il n'y a ni intermittence, ni succession, mais perman< i éternelle.

0 Dieu! que ce Mystère de l'unité du Sacrifice est grand

•ntempler!

Mais si l'état <1<- la Victime est l'état même du Ciel, >ns pas être téméraire, «-n ajoutant ici une \i"ii <|iii est <-n apparence singulière. La \"i< l.i Victime est produite par la parole du Prêtre, dans ■ même où '•ll«- est dans l<" < !iel, dire, dans le

Bein du Père, <|ui est bod temple, ne faut il pas conclure <|ii<- c'est dans 1<" Bein «lu Père, < (u«-. par un mystère mille fois incompréhensible et ineffable, le Prêtre catho- II semble que ce Boit logique. Infiniment l>lu^ honorés que l<- Grand-Prêtre de la Loi ancienne, Saint des Saints véritable et unique, que pénétrons chaque jour, pour y produire Jésus Christ, Verbe et Hostie du Père ; parce qu< tqoe

ctuaire, Beul digne de lui et de son >. Prêtre < ternel B'est fixé députa son .\scen c< ne peut être ailleurs qu'il •

BUB L'AI TEL EU< n kBISTIQUl! -JJ~

A cette lumière, nous entrevoyons déjà La merveilleuse grandeur du Prêtre de L'Église militante. Car, si •': < Ihrist est toujours, et ne peut manquer d'être toujours, dans le sein du Père ; et s'il est dans ce sein auguste pour y recevoir sa vie son être, non seulemenl comme Verbe, mais en tant que Verbe incarné; « j 1 1 î ne voit que I«- Prêtre, * I * * 1 1 1 le ministère a été rendu nécessaire pour la production <1«- la présence d ■ Jésus, au saint autel, entre dans mu' sorte de participation de la puissance génératrice «lu Père, l'iii-'iu'il concourt -i efficacement et nécessairement à donner à L'adorable Victime la vie même qu'elle ne tient que du Père?

De sort»- que l'on peut affirmer, que le Sacrifice <!<■ La Messe, qui s'offre ici-bas, se passe au Ciel.

Il se passe aussi, en un certain Bens, sur le Calvaire: en ce -en-, qu'il 8e rattache au Calvaire par toute- ses circonstances, puisque non seulement il s'y rapporte tout entier, niais qu'en effet il n'est et ne subsiste que par ce rapport '. < Somme sur la < Iroix, il y a sur L'Autel, dans L'état apparent 'le la Victime, une Borte de mort.

Le coi],- et Leaangsont mystiquement séparés, parce que -h bus « Ihrist a dit séparément : < !eci est mon corps; ceci est mon Bangrce qui renferme une vive et efficace représentation «le La mort violente qu'il a soufferte2.

• en <|iiei(|ue sorte plus m1"' la mort : c'est même L'ensevelissement; comme en vit. but le Calvaire, la sépulture du Sauveur consacrer el constater publique ment -on état de mort Les espèces «lu pain et du vin. qui demeurent, donnent ce caractère au Sacrifice de l'autel. Vous ne songez pas, dit Bossuet, que ces espèces sacrées -ont

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