CHAPITRE XXIII - m i:il H l l>! BON CORPfl MY81 [Ql l
~t une bien touchante doctrine que «■«•lit- qui nous ■ par l'Écriture et la Tradition des I' sur l'union '!<■ 3t si - < Ihrist el d< s lise. < "etl
pparalt comme son Épouse, Ba Bien-Aimée, **<<u Unique. < "est pour elle, pour ^<>n amour, pour la délivrer, nquérir, la doter, l'enrichir <-t bc l'unir indissolublement, qu'il est venu au monde, qu'il a prié, travaillé, souffert, el <|u'il s'est livrée la mort LeCmusi a aimé ;ii saint Paul, et il B'est livré pour elle1. Dès le pi iment, il faisait annoncer cet amour bJ
tcndn eux, si fort. Presque tous les livres de la
tincienne, dit • ■ 1 1 î remplis de In prophétie
divine alliam i '. I .-• Verbe divin n'avait en vue • Il en portait le saint amour dans tou amour était si puissant, «pi'il n'a paa
LE BAI RIFN E DE BON I OBPS KY8TIQ1 E 231
balancé à sacrifier le corps naturel, qu'il avait pris au sein de Marie, pour acquérir1 ei se donner cette Église si chère, qui est son Corps mystique. Il réussit; le Calvaire fut le lieu choisi pour la divine acquisition ei la parfaite alliance2. Il l'épousa dans les angoisses de La mort, sur la cr<>ix. Dès ce moment, «'lie fut liée à tous états. ■ En Jésus-Christ, dit saint Léon, elle tut morte, clic fut ensuite ensevelie, enfin elle ressuscita3. - Mais ces paroles ue font que traduire ces autres de saint Paul :
Nous sommes morts avec Jésus-Christ Nous,* l'Église ; avec Jésus-Christ nous avons été ensevelis..* Dieu nous a ressuscites avec Jésus-Christ, et nous a fait asseoir avec lui dans le Ciel4.» Saint Athanasedil : « Toute l'Église, c'est l'Humanité du Christ. En luil'Église domine et règne, depuis qu'il a été crucifié. Elle fut sacrée alors pour le royaume éternel5. C'est toujours L'unité; l'unité est le caractère, Le fruit de coite alliance du Verbe ei de l'Eglise. Saint Augustin est le grand Docteur de cette divine unité. Le Chef, 'pti est JÉSUS- ( îhbist, et le ( îorps, c'est tout un: L'Époux qui esl le Verbe fait chair, et l'Épouse qui est l'Église, c'est tout nu. il ne serait pas facile de citer tous les passages de- écrits du saint Évêque d'Hippone, où cette doctrine est enseignée. Il dit : l'A 8pon8um se fecit Christus et sponsam sefecit; quià non <ln<>. sed 'mit caro: quia Verbum caro factum »•.»•/.
» I Petr. h. 0.
l elesla in [Ho patiebatur, qnando pro Ecclesiâ patiebatur. Stcul etUm
i i.-i.'i patiebatur ipse, quando pro Ill>> Ecclesiâ patiebatur. s. Au-, i \l. aliàa 120), cap. vî, n. L8. Patr. lat, t. XXXIII, col. 646.
•> lu quo (Christo c mortoi, et conaepulti, ei conreauacitati sunna. -
Bermo I.XIII. D< Peusiom XII, cap. vî. Patr. lat, t. LIT
• Boa. » i. I. 8. Ephes. n. 6.
■■ Eumanitai Chriati ea1 aniveraa Eccleaia, quaa in eo dominatui jrii.it, poetqnam ille crucifixua est, ei inuncta eal ad regnnm cœlornm. h i arnatiom Verbi De», n. 21. Patr. grme, t. XXVI, col. 1022.
- Il RIFU i ~ 9MTC
,t kabiiacit in nobis. Illi carni adjungity E ■-m.,t fit
' corpus >. lit ailleurs : Unn I lit. I >• ta ndit caput ; osa ndit
>'. quant sibi exhibuit sim ,/,}. Solus </•.'/" ascendit; »ed <t nos cutn Ulo sutnus ; et nobiscum solué iemperui
■ ■ ( 'Itri-ti corpus no '/util
* es in Ulo • t ( Tiristi > t < '/' mus ;
quodam modo totus Christus caput et corÀ déplus expressif. < les pensées reviennent snnsi x..u^ >a plume ou sur ses lèvres. Sainl Augustin lui-même en convient : Christus, ut nmemoraci charitati
put < t <■"/■; !. Quod nos U /•<//•<
■ ... Dominus noster Jésus Christus, tanquàm totus ■ caput et corpus est totus^. Concluons, toujours avec le saint Docteur: ' clesia),
■ /'y/x//// per ipsum discit <>//> n Elle apprend à B'offrir <'ll<' même. Kll<- l'apprend par emple de l'Epoux, son Prêtre, Ba Victime, qui s'offre •urs, qui est toujours offerte; mais elle l'apprend,
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I'-.iImi. c \ vu. n. 1. l'atr. Lit • \\\\: L XXXVI, < in il j a il.--»
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LE BACBIFK B DE BON CORPS mv-i: 233
parce qu'elle sait que, dans le Sacrifice même où l'Époux s'offre, elle esl offerte elle-même en Lui et par Lui. Ecoutons de nouveau saint Augustin :
« Toute la cité rachetée, c'est-à-dire, la réunion et la société des Saints, esl un Sacrifice universel. Ce Sacrifice est offert à DlEU pal' le ( irand-Prêtre JÉSUS-CHRIST, qui, dans Ba Passion, s'est immolé lui-même, afin que nous devinssions son corps mystique, le corps d'un Chef si auguste. Il s' esl d'abord revêtu de la forme de serviteur, et c'est dans cette forme qu'il s'est offert: car ce n'est que dans cet état de serviteur, qu'il est le Médiateur, le Prêtre et le Sacrifice. C'est pourquoi l'Apôtre, après nous avoir exhortés à faire de nos corps une Hostie vivante, sainte et agréable à Dieu, à rendre à Dif.u un culte spirituel, à ne pas nous conformer au siècle, mais à nous transformer par un renouvellement de l'esprit, pour arriver à connaître la volonté de Dieu sur nous (ce qui u'est autre chose que le parfait Sacrifice de nous-même , ajoute: Comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres, ainsi, étant plusieurs, nous ue sommes qu'un seul corps en J Ésus l !hbist Rom. xn. 3-6 . Mais, en vérité, voila le vrai Sacrifice des chrétiens : ne faire qu'un seul corps en .Jim - < îhbist. < l'est, en effet, ce «pie l'Eglise expérimente fréquemment dans le Sacrement de l'Autel, connu des fidèles. I !ar, il est évident pour elle que, dans la même oblatioo qu'elle fait à Dieu L'oblation du corps et du sang de Jésus-Christ), elle est offerte et immolée elle-même l. »
1 Toia ipsa redempta Civitaa, li">- est ooi cietasque sanctornm,
Miu\ i-r-.-il.- s.ic- rît'niii ni offertur Deo pet Sacerdotem magnum, qui etiam -••ipsiiin nlitulit in Paasione pro oôbis, ut tauti capitii lemua,
■ecundum tonna m terri. Hanc '-111111 <>!itulit, in bac oblatui eat; quia secundam liane af ediator est, in lia'- Bacerdoa, in lià«- Sacrificiam ert.Cum itaqae let Apostolu*, ut exhibeamaa corpora noetra boatiam viven-
^ kCRIFN B Dl BO» I ORPfl \l\ ->i
• de magnifiques paroles, et <'11<- o Lent
bien touchant Mystère: Jêsi - B'offrant et attirant à
lui son Église dans les flammes de son holocauste, l'em-
ssant comme 1 1 1 1 « - Épouse bien-aimée, se l'unissant et
: et l'Eglise, mille fois heureuse d'un
lonnant, se livrant à L'Époux immortel, et Be
nit. pour ainsi <iir«'. en lui. en son unité, pour ne faire
lui qu'un seul ••! même Sacrifice, consumée dans
les mêmes ardeura qui sont celles <!«• l'infinie charité,
•rit-Saint lui-même, <'t B'élevant vers 1<- Père, pour
comme Jésus, -a gloire, -a satisfaction <-i ses com
plaisam
n nous faut voir comment cette Epouse témoigne qu'elle veut B'oflfrir ainsi avec Bon Époux, -"ii Prêtre, Bon Sot : lie 1<- manifeste principalement <lan^ quelques uns i de la liturgie de la Messe, <-t dans quelques le cette même Liturgie.
Le m particulier qui révèle plus sensiblement Bon union au Sacrifie* lui par lequel l'eau <•-! mêlée au
vin avant l'offertoire i. Le vin est la matière nécessaire .•t suffisante du Sacrifice; pourquoi donc ce mélang
kiiorum : iiiulti un n m rorpu Bdelibui Doto, I I ubi <-i
tui De < — Â ,i niant.