‹ Prêtres et religieux [microforme]Chapitre 1 sur 12 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

“La recherche de la vérité est la plus noble des occupations et Sa publication un devoir, 1!

n'y a rien à craindre pour la Religion ni pour la Société dans cette recherche, si elle est sincère..." — (La vérité sur les Moines et les Religieux.) M, PosTEL,

Dans un pamphlet récemment lancé, des messieurs, Qui négligent de faire connaître leur nom, insultent de la façon la plus grossière nos évêques,

le clergé, les religieux et tous les catholique; Canadiens-français,

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L'imprimeur, qui est probablement assez riche pour se passer de réclame, garde l’anonyme comme les auteurs. Ceux-ci se cachent derrière un formidable point d'interrogation.

Je dis “les auteurs” car ils sont, dit-on, au nombre de trois. Leur style rappelle celu de Vermesh et de Gaillard père, de sinistre mémoire ; leurs aspirations sont les mêmes que celles de ces Aéros de la Commune. Comme ces derniers, les vaillants folliculaires du voint d'interrogation, peu désireux de cueillir les palmes du martyre, étaient probablement loin le jour de la grande hquidation, en 1871.

Ces messieurs trouvent que tous les Canadiensfrançais sont des crétins, des idiots, des gens malhornnèêtes, des ignorants abrutis par les prêtres. ls leur attribuent encore d’autres qualités que je passerai sous silence, par respect pour les mœurs.

Citons une seule phrase de leur préface :

‘ Au point de vue de l’honnêteté publique, il faudrait cent Canayerns pour faire un Caton ou un Bru‘us.”

Le reste est à l'avenant,

Aussi bien, ces citoyens intègres terminent-ils

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leur réquisitoire par ces vers où brille la plus touchante... modestie :

Le bien du genre humain, ia vertu nous anime, L'amour seul du devoir nous a fait fuir le crime.

Sublime! Voilà les Cartons demandés! Mais, pour des gens qui n'aiment pas les bedeaux, ils se montrent grands partisans de l’encensoir :

Donc, les auteurs (? 2°?) du fameux pamphlet trouvent que la population canadienne française vaut moins que rien, etils attribuent cela à linfluence néfaste des évêques, des prêtres et des reli: LleUXx.

Je n’analyserai pas leur travail ; par ce temps de fortes chaleurs il y aurait du danger à remuer de pareilles saletés.

Je dirai seulement qu'ils doivent être tombés bien bas pour insulter, comme ils le font, un vieillard aussi vénérable que S.G. Monseigneur Fabre. Ils ne mourront pas sans a regretter. De plus vatllants et de plus savants qu'eux se sont frappé la poitrine au moment suprême, en se rappelant que, par pure méchanceté, ils avaient calomnié des hommes dont le seul crime est de faire le bien. Ils ont appris à ieurs dépens la vérité du

proverbe: ‘* Qui mange du prêtre en meurt,”

—— ff

Des amis à qui j'ai montré les épreuves de ce modeste travail m'ont demandé si je ne craignais pas de contribuer indirectem-nt au succès d’un méchant pamphlet en révélart son existence au public, Cette considération n'a pu me faire renoncer à mon projet. Les personnes qui aiment

les choses faisandées savent toujours les décou-

vrir et elles ne manquent pas de les communiquer :

à leurs anns et connaissances. Et ainsi le mensonge se glisse partout, les opinions se faussent et le mal triomphe, grâce à l’inertie et à l'indifférence de ceux qui pourraient le démasquer.

Au mensonge et à la calomnie, on doit savoir opposer la vérité. C’est ce que je vais tâcher de faire. Que les amis de la justice me prêtent leur Concours.

Un dernier mot: aucun évêque, aucun prêtre, aucun religieux, ne m'a demandé de publier cette réponse à un écrit infâme. Les ministres du Seigncurs ne se défendent pas contre les polissons qui les insultent ; ils imitent l’exemple du Divin Maitre et se contentent de prier pour leurs bour-

TEaUXx.

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