‹ Prêtres et religieux [microforme]Chapitre 7 sur 12 · PT DE · texte numérisé non relu

PT DE

Après avoir dit que les prêtres sont ‘ les cnnemis de l'instruction populaire, des êtres dangereux pour le bien social, des ennemis de la société,” après les avoir accusés de crimes que la loi punit du fouet, Caton-Brutus termine ainsi une de ses tirades :

‘“ Le clergé, par ses collèges et ses séminaires, ne conduit-il pas notre nation vers l’abîme de l’abrutissement national, de la dépravation s0ciale ? ”

J'ai été fortement tenté de reproduire un passage cent fois plus violent que les lignes ci-dessus. Malheureusement, cette brochur: pourrait tomber entre les mains d’une jeune fille ou d’un jeune homme innocents encore, et je me vois forcé de laisser de côté ce que les avocats appelleraient la meilleure de mes preuves. Je me rappelle ces paroles du Sauveur : ‘“ Malheur à celui par qui le scandale arrive !”

Les ‘moralistes ” du point d'interrogation, trouvant tous les Canadiens avrutis et malhonnê. tes, les méprisent en gros eten détail. Mais après le clergé, ils ‘honorent”’ d'un dédaim tout parti. culier les étudiants et les journalistes,

Occupons-nous un peu de ces deux groupes

de. victimes cravachées par le terrible point d'interrogation.

‘© De tout temps, dit-il, en Europe,les étudiants ont manifesté, à l’occasion des événements politiques importants, et jamais ils n’ont manifesté sottement.

‘ Chaque fois qu’ils ont manifesté, le public les a applaudis, les femmes ont raffolé d’eux, les politiciens se sont émus ét la canaille a tremblé... ??

Ceci est vrai et ce n’est pas vrai ; c’est correct et ce n’est pas correct...

Pour un homme qui parle de ses cheveux gris, Môssieu Caton-Brutus agit avec une légèreté déplorable,

Tâchons de tirer ça au clair.

Tout G'abord, les étudiants européens sont divisés en deux camps: les catholiques et les libéraux.

On sait que le libéralisme européen n'est pas le même que le libéralisme canadien. Là-bas, c'esi la libre-pensée, le programme des Loges imposé toujours et partout.

Pendant la guerre franco-prussienne, un étranger, quise tenait prudemment hors de portée des balles allemandes, insulta la nation belge. Un groupe d'étudiants alla lui donner une sérénade et brisa toutes les vitres de sa maison. Le lendemain la justice intervint et dit à ce

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