‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 113 sur 234 · Dfterreihifche Politit. Gejpräh mit Newbell · texte numérisé non relu

Dfterreihifche Politit. Gejpräh mit Newbell

Mittheilungen Azara’3 über einen Bericht von Campo D'Alande aus Bien, welcher die öfterreichifche Antwort auf die franzöfische Note vom 2. Januar enthält‘). L'Empereur veut la paix; la France n’a qu’à déclarer qu'elle ne fera point passer, de gré ou de force, ses troupes par l'Empire. L'Empereur prendra de son côté des mesures analogues, et l'on pourra s'expliquer sur le reste. Ces lignes forment toute la substance de ladite réponse. Le baron de Thugut a persisté, en la délivrant à l'ambassadeur Campo d’Alanche, que l'Empereur n'était point coalisé, et qu'il n'avait pris jusqu'à présent aucun engagement ni avec l'Angleterre, ni avec la Russie, ni avec la Porte Ottomane . . . L'Empereur a été aussi surpris qu'irrité de l'agression de Naples contre les Français. »Si la reine pense, a-t-il dit au ministre de Naples?), que je veuille eompromettre ma puissance et ma couronne pour la secourir, elle est dans l'erreur; vous pouvez l’assurer que je la laisserai terminer sa sotte entreprise comme elle l'a commencée. Toutes les tentatives du marquis Gallo pour faire déclarer ce prince contre les Français n'ont abouti à rien, et il a dépêché un courrier à Londres pour en instruire la cour d'Angleterre et l'engager à hâter l'embarquement des troupes russes en Dalmatie . .. En vain l'ambassadeur Campo d’Alanche a voulu interroger le baron de Thugut sur le parti qu'il se proposait de prendre dans les circonstances actuelles, et en vain a-t-il voulu représenter que le temps de faire la guerre semblait être passé pour en retirer quelque succès et quelques avantages. Ce ministre s’est enveloppé, comme de coutume, dans son air mystérieux et n’a répondu que par des paroles décousues et insignifiantes. Seulement il lui est échappé de dire dans une autre occasion que c'était moins la cour de Vienne que celle de Russie qui déciderait de la guerre ou de la paix. Tout ce que je rapporte ici à V. M. est extrait de la dépêche de Vienne dont Azara m'a laissé prendre lecture . ..

Äußerungen Rewbell’8 über die Berjude, Preußen in die Coalition hineinzuziehen. »Quelle est la puissance, ajouta encore le sieur Rewbell, qui peut contribuer de bonne foi à l'agrandissement de la monarchie prussienne? Ce n'est pas la Russie, et c'est encore moins l'Autriche, mais c'est uniquement la République française, dont les liaisons sont écrites et marquées par le caractère des deux nations et par leur’geographie. On a dit à Berlin, je le sais, qu'on ne pouvait prendre aucune

1) Bergl. Sybel 5, 255.

2) Abbe Sianfante. Gallo fam am 16. Februar in Wien an.

Berichte von Sanboy-Rollin aus Paris. 275

confiance au Directoire français, qui avait pour prineipe ou de gouverner 1799 ses alliés ou de les révolutionner. Ce reproche est absolument mal 8": '>fondé . .. La Prusse prend dans ses liaisons avec la République fran-

çaise le rang de première puissance, tandis qu’elle ne peut prendre que

celui de seconde et troisième puissance dans ses liaisons avec l'Autriche

et la Russie; considération importante et qui mériterait d'être meditee...

Vous connaissez mon inclination pour la Prusse et qui ne s’est point dé-

mentie d’un seul instant; vous pouvez juger d’après cela combien je

serais affecté de la voir sacrifier ses vrais intérêts à quelques misérables préventionge . . .

238. Friedliche Gefinnung des Direftoriums. Konflicte mit ben Generalen in Italien.

... Jamais les dispositions pour la paix n'ont été aussi prononcées Fr. 22. dans le Directoire qu’elles le sont depuis huit jours; c’est faire croire à la possibilité d’aplanir toutes les difficultés. Plusieurs causes doivent y avoir donné lieu; le refus absolu de plusieurs généraux de soumettre l'exécution de leurs plans de campagne à la volonté du Directoire; celui d'admettre auprès d'eux des commissaires civils et de partager l'autorité avec eux: enfin les correspondances suivies de la majorité des généraux avec les Jacobins, dangereuses pour le gouvernement et dont on a eu des preuves matérielles . . . C’est dans cet état des choses que le directeur Larevellière-Lepeaux a dit en effet, en présence de quelques représentants, que la paix devenait nécessaire pour soulager l'humanité et de plus pour sauver la liberté, et que si l'Empereur voulait s'expliquer de bonne foi, il serait possible de pacifier le continent, en sacrifiant la Dalmatie à l'Autriche et à la Russie, et en rétablissant les rois de Sardaigne et des Deux Siciles . . . L

Le Directoire n’a nullement le projet de se prononcer sur l’établissement des nouvelles républiques de Naples et de Turin, et encore moins de se prononcer sur la réunion de la dernière à la France. Le député chargé de cette proposition qui est arrivé ici, n’a pu obtenir aucun accès. Le Directoire sent parfaitement que s'il avouait et reconnaissait ces deux républiques, il fermerait dès ce moment toute espérance et toute possibilité de paix. Il est tellement éloigné de favoriser à cet égard l’activité des agents français en républicanisme, qu'une des causes qui a fait rappeler le général Championnet, outre celle d’avoir outragé le commissaire civil [Faypoult], est d’avoir organisé cette forme de gouvernement contre ses instructions. C’est la même cause qui vient de faire rappeler Eymar |

de Turin. On dit que Championnet sera traduit devant un conseil de | 18* |

276 Urkunden No. 238—240.

1799 | guerre pour avoir méconnu l'autorité du Directoire dans la personne de

Fehr. 2

’son commissaire. J'hésite d'y croire. Cela produirait la plus terrible fermentation dans l’armée. On ne sait pas assez qu'un des motifs de dégoût et de ressentiment du général Joubert est la défense qui lui a été intimée de s'emparer de Livourne; l'occupation de cette place et de la Toscane entrait dans son plan militaire. C’eût été encore roidir Vienne contre toute proposition de paix. Le général Bernadotte, à qui l’on avait offert le commandement de l'armée d'Italie, l'a refusé dès qu'il a appris qu'on voulait lui adjoindre un commissaire civil. Ce commissaire est la bête noire de tous les généraux . ..

Page 1