‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 116 sur 234 · General Jourban vor bem Direltorinm. Die Jatobiner · texte numérisé non relu

General Jourban vor bem Direltorinm. Die Jatobiner

.. . Trois séances consécutives ont eu lieu pour interroger le général Jourdan. Ses moyens de justification à cet égard semblent avoir obtenu grâce devant le Comité militaire, bien que la majeure partie des membres qui le composent lui fût opposée. Il a dit qu'il avait trouvé l'armée du Danube dans le plus mauvais état d’insubordination; que le soldat n'obéissait pas aux officiers, et que ceux-ci n'obéissaient pas au général. Il a dit que le dénombrement fait des troupes lorsqu'il en a pris le commandement était bien inférieur au tableau que lui avait donné le ministre de la guerre, 82 mille hommes au lieu de 125 mille hommes. Il a dit que l’archidue Charles, fort de sa nombreuse cavalerie, s'en était servi pour enlever trois de ses avant-postes, et qu'il paraissait avoir pris pour système d'agir plutôt avec celle-ci qu'avec l'infanterie, et qu'aussi longtemps que la cavalerie républicaine serait aussi inférieure en nombre qu'elle l'était, on n'arrêterait pas ses progrès. Ces raisons, qui ont ébranlé le Comité militaire, n'ont pas fait la même impression sur le Directoire. On n'y veut pas croire à la possibilité des revers. Jourdan sy étant présenté, il y a deux jours, doit avoir essuyé l'accueil le plus dur et le plus accablant. »Votre faute«, lui a-t-on reproché, »est de n'avoir pas pris des renseignements exacts sur les forces de l'armée ; marcher en avant sans ces données préliminaires était exposer l'armée à une retraite humiliante et déshonorante. Votre faute est d’avoir trop

Beridte von Sanboy- Rollin aus Paris. 281

isolé vos avant-postes du corps de l’armée; mais votre plus grande 1799

faute, a dit le sieur Rewbell, est de perdre la tête dans des circonstances "Pl !!:

difficiles, et vos campagnes militaires en offrent plus d’un exemple.

Joubert et Moreau sont toujours ceux des généraux qu'on désigne pour

succéder à Jourdan; mais rien n’est décidé à cet égard. On était blasé

ici sur les triomphes, et on ne peut pas s’habituer aux moindres revers ;

tel est l'effet que la retraite précipitée des armées françaises a produit. L’animosit& des Jacobins, qui n’est jamais en repos, en a profité

pour chercher à empoisonner les faits et à en rejeter l'odieux sur le Di-

rectoire. De là des dénonciations contre les sieurs Rewbell et Barras,

comme chargés de la partie militaire. De là des libelles affichés et pla-

cardés en dépit de la surveillance de la police. De là des rassemble-

ments secrets dans plusieurs quartiers de Paris...

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