Unterrebung mit Sicyès. MBnnid nach einem Staatafireid
Sandoz macht Sieyès Vorftellungen wegen der »independance de la Hollande et la restitution des provinces transrhénanes . . . »Vous parlez de ces deux objets, reprit le président, »comme ayant été articulés formellement par votre cour: cependant il n’en est rien. Je puis vous assurer que nous n'avons reçu jusqu'à présent que des insinuations très vagues à ce sujet. Quand le roi de Prusse nous adressera une demande
1) In biefem Sinue erging am 2. September ein Erlaf an Sandoz.
Serbanbiung über die linférheiniféen Befigungen Preußens und Holland. 337
formelle et officielle sur ce qui paraît l'intéresser, nous y répondrons Sept. 8.
avec franchise et avec confiance. Le Directoire saura mettre en considération ce qu'il doit à l'amitié du roi de Prusse et ce qu'il doit aux grands intérêts de la République. Le rapport que Otto a fait au Directoire était plutôt le résultat d'une conversation confidentielle que celui d'une demande ministerielle« . . . »Des propositions amicales, observai- Je, »&quivalent souvent à des demandes formelles, quand on veut s’entendre. Celles faites au chargé d'affaires Otto étaient de ce genre. Le temps presse et s'écoule. Le temps presse tellement que si les coalisés trouvaient les provinces prussiennes d’outre-Rhin occupées par les Français, ce serait un prétexte pour en vouloir prendre possession et en disposer peut-être. Il est donc infiniment urgent pour la cour de Prusse et pour vous-même de l'évitere . . .
Chaque jour on s'attend ici à un coup d'État du Directoire . . . Le . peuple le désire comme un terme à la stagnation et à la cessation de toute industrie et de tout commerce...
283. Verhandlungen über die Räumungen der linférbeinifen Provinzen Preußens unb Hollanbs.
(Nicht Hiffrirt] Empfang der Weifungen vom 2. September. Sandoz Set. 15. überreicht dem Minifter Reinhard eine Note (dd. 13. Sept.) , in welcher er in aller Form die xévacuation des provinces prussiennes transrhénanes et de la Hollande« verlangt und den Marjch preußifcher Truppen nach dem Rhein anfündigt. Reinhard erwidert: »aussi longtemps que l'invasion des Anglais subsiste, toute possibilité de vouloir se concerter sur l'indépendance batave est ôtée, . . . car négocier, tandis qu'un ennemi attaque, serait paralyser ses moyens de défense . .. La marche des troupes prussiennes sur le Rhin annoncée si positivement a l'air d'une menace qui ne laissera pas d’affecter sensiblement le Directoire. A quoi bon menacer quand on a l'intention de s'entendre et de négocier’ Il voyait moins un grand intérêt pour la Prusse dans la réoccupation desdites provinces que de l'embarras pour la République d'y acquiescer . . . Sandoz betont das »droit incontestable« Preußens auf feine linférbeinifhen Provinzen. »Au moins vous ne prendrez pas pour base des arrangements à cet égard, reprit Reinhard, »la nullité du traité de Bäle?« »Cela n'est point entré dans mes instructions et ne fait point partie de ma note«, observai-je...
(Gbiffrirt) On m'avertit . . . dans l'instant que la résolution du Di- Sept. 16. rectoire était prise de frapper un grand coup dans quatre jours, qui consisterait de faire arrêter et déporter les généraux Jourdan et Augereau comme les principaux auteurs de la résistance des Jacobins . . .
Pailleu, Preußen u. Hranfreit. 1. 22
338 Urfnnben No. 283—285.
1799 On a expédié deux bâtiments en Égypte. L'un doit longer les côtes
Sept. 16. de Barbarie pour échapper aux Anglais, et l’autre doit tenter la naviga-
tion ordinaire. Tous deux portent pavillon danois et la prière au géné-
ral Bonaparte de se rendre en France et de chercher tous les moyens d'échapper à l'ennemi . . .
284. Antwort ber franzöfifchen Regierung auf die preußiichen Forberungen.
Sept. 22. Nicht Hiffrirt) Empfang der Antwort Reinhard’3 auf die Note vom 13. September. Borftellungen von Sandoz wegen der Ablehnung der preußifchen For: derungen. Je lui suppéditai [à Reinhard] le mode que les troupes françaises évacueraient les provinces transrhénanes et que les troupes prussiennes n'y entreraient qu'après un certain temps déterminé. Cet expédient sauverait le reproche de céder à la force et parut lui plaire; il me promit d’en parler à Sieyès . . . Avant de me quitter, il me dit qu’une circonstance avait vivement blessé le Directoire: c'était celle d'avoir accompagné de démonstrations guerrières, par la marche de 18 mille hommes, la note remise. Le Directoire avait été mis dès ce moment dans l'impossibilité d'accorder l'évacuation, sans s’exposer à une grande responsabilité et sans être inculpé dans le Corps législatif d'avoir avili la dignité de la République . . .
Unterredung mit Sieyes, diefer jagt: »Le désir constant du Directoire est d’obliger le roi de Prusse, et j'y suis en mon particulier très disposé par la vénération que je professe pour ce monarque. Maïs pourquoi vouloir contraindre à force armée ce même Directoire à un acte, qu'il aurait été disposé de faire de volonté et d'amitié? C’est le mode qui a été repoussant. Nous avons dû répondre comme nous avons fait et re-
venir strictement au traité de Bâle. La propriété des provinces trans-
/ rhénanes appartient incontestablement à la Prusse, et le Directoire la
/ reconnaîtra toutes les fois qu'il en sera requis: mais l'occupation militaire
V a été réservée à la République aussi longtemps qu'il n’existerait pas
d'autres arrangements. Ceux-ci pourraient se trouver d'une manière plus naturelle et plus amicale dans l'occupation civile pour la Prusse de ces mêmes provinces, et dans l'occupation militaire pour la France sous certaines restrictions. Ils pourraient se trouver aussi dans d’autres mesures de conciliation. Mais avant tout il serait de la convenance de faire replier les troupes dans la ligne de d&marcation« . . .
A l'issue de cet entretien, je me rendis chez le ministre Reinhard : il avait aussi peu réussi que moi à décider le président à admettre le mode que j'avais proposé . . .
Serbanblung über die lintérheinifhen Befisungen Preußens unb Holland. 339
Beilage. Le ministre des relations extérieures à M. de Sandoz- 17% Rollin, ministre plénipotentiaire de S. M. le Roi de Prusse. Paris, le bi 1°* jour complémentaire, an VII de la République française.
... La demande . . . qui est relative à la République batave est, comme vous l'avez senti vous-même, trop tardive pour qu'elle puisse faire l’objet d’une discussion applicable au cours actuel des événements.
Par cette raison même, le Directoire exécutif est très empressé d'entrer dans les vues du Roi qui désire que les provinces prussiennes transrhénanes ne soient pas exposées à devenir les victimes de la nouvelle guerre qui les menace. Veuillez, monsieur, assurer $. M. que la sollicitude qu’elle témoigne à cet égard sera pour la République française un motif de plus pour défendre par tous les moyens qui sont en son pouvoir un territoire que ses armées occupent en vertu d'un traité solennel et sacré. Cependant, si jamais la République française pouvait douter de ses moyens de résistance, ou si les événements de la guerre amenaient des dangers réels pour les provinces transrhénanes, le Directoire exécutif serait le premier à réclamer l'intervention de S.M. pour les mettre à l'abri de toute agression conjointement avec les troupes prussiennes . . .
Le Directoire . . . ne saurait dissimuler que les ordres que vous annoncez avoir été déjà expédiés pour la marche des troupes prussiennes sur le Rhin porteraient un caractère de précipitation peu compatible avec les égards que se doivent des gouvernements amis . ..
Reinhard.
285. Das Kabinetd-Minifterium an König Friedrich Wilhelm III. Berlin 1799 Dftober 4.
Concept von €. D. Le Eoa; gez. Frindenftein. Alvensleben. Hangmwit. Beantragt nee Vorftellungen an die franzöfiihe Regierung wegen ber linfsrheinifhen Befisungen Preußens. — Erlaf darliber an Sandoz.
Die ablehnende Antwort des Direftoriums. L’intention de V. M. telle Oft. 4. qu'elle me l’a fait connaître à moi, Haugwitz, étant de ne faire passer le Rhin à ses troupes rassemblées aux environs de Wesel qu'en autant que les armées belligérantes et surtout l’armée anglo-russe en Hollande seraient avancées de manière à se trouver à-peu-près sur la même ligne, et ce cas n’existant pas et n'étant pas même fort probable dans la saison avancée où nous sommes, il nous paraît, Sire, que pour le moment il ne reste d'autre parti à prendre, pour gagner du temps et ne pasÎparaître cependant céder aux refus et aux arguments sophistiques du gouvernement français, que d’enjoindre au sieur de Sandoz de revenir à la charge par des représentations verbales fondées sur une ré-
Oft. 4.
Oft. 3.
340 Urkunden No. 285—288,
futation des raisonnements du Directoire et d'insister surtout pour que l'administration civile des provinces transrhénanes soit incontinemment rendue à V.M....
In diefem Sinne erging unter dem gleichen Datum ein Erlaß an Sandoz, in welchem e8 u.a. hieß: L'idée de défendre les provinces par les troupes prussiennes, conjointement avec celles de la République, est d'une inadmissibilité si frappante, que j'ai peine à concevoir comment on a pu l'articuler. Die Verträge vom 5. April 1795 und 5. Auguft 1796 find dur die Beftimmungen von Campo Formio gebrochen. Rien ne m'empêche de réclamer une restitution à laquelle la République a déclaré envers l'Autriche ne trouver aucune difficulté ... Vous aurez à renouveler, quoique seulement de bouche et sans rien remettre par écrit à ce sujet, vos représentations au sujet de l'évacuation de mes Etats d’outre-Rhin, et des pays adjacents. Vous les étendrez également à la Hollande . . . Vous insisterez particulièrement pour que l'administration civile de mes Etats... me soit au moins rendue sans délai, si même les arrangements relatifs à l'évacuation militaire rencontraient encore quelque difficulté. Cette administration a été usurpée contre la foi des traités . . . Le Directoire ne
peut s’y refuser avec la moindre apparence de justice . . .
Berichte von Sando3: Rollin aus Paris.