Die Satobiner
... Giegesnacdhrichten au8 der Schweiz. Les Jacobins sont les seuls ici à qui ces succès déplaisent. Ne sachant comment faire pour les affaiblir, ils ont pris le parti de les décrier comme douteux et très apoeryphes. A les entendre, c'est un mauvais stratagème dont le Directoire fait usage pour relever la perte de sa considération et de son autorité; stratagème dont eux n'étaient pas dupes. Mais ces discours font aussi
Verhandlung über die linksrheinifhen Befigungen Preußens und Holland, 341
peu d'impression sur le public, que leur secte en fait. Celui-ci prend véritablement une grande part à ces succès, les envisageant comme des espérances de paix et comme devant amener la fin de leurs malheurs. Le calme, qui continue de régner ici, est autant le résultat de l'impuissance des Jacobins, que celui de la cessation des revers. Il eût été impossible de le prévoir il y a un mois; j'en suis témoin et j'en suis chaque jour dans le plus grand étonnement . . .
288. Graf Saugwibs an Graf Findenftein und Baron Alvensleben. Berlin 1799 Dftober 11.
Unterrebung mit Otto. Bericht darüber an ben König.
M. Otto m’ayant fait demander une heure, je viens d'avoir un entretien avec lui, dans lequel il a débuté par me faire toutes sortes de protestations du désir toujours constant du Directoire de contribuer de son côté au maintien de la bonne intelligence entre la Prusse et la France. Venant ensuite à articuler plus particulièrement l’objet sur lequel, à ce qu'il disait, le Directoire lui avait fait parvenir tout récemment de nouvelles instructions, il assura être autorisé de déclarer :
»que quelles que fussent les difficultés que le gouvernement de la République croyait entrevoir dans le moment actuel de prendre conjointement avec la Prusse des arrangements tendants à neutraliser le territoire de la Hollande4/rien ne l'empêchait eependant de déclarer d'avance, que pour le cas de succès de la part de la France qui forgassent les Anglais à abandonner leur entreprise contre ce pays, le Directoire ne demanderait pas mieux alors que de s'entendre avec le Roi sur sa neutralite«. Le chargé d'affaires de France s’etendit ensuite beaucoup sur l'intérêt qu'avait la République française elle-même de faire revivifier en Hollande le commerce qui était d'un si grand intérêt pour la France même; de sorte que dans cette occasion encore, comme selon lui en tant d’autres, l'intérêt de la France pourrait être parfaitement bien combiné avec celui de la Prusse et les vœux du Roi à l'égard de la Hollande.
En rendant compte à Vos Excellences de l'entretien que je viens d'avoir avec M. Otto, je suis bien loin de croire qu'il soit question maintenant de donner quelque suite à l'objet dont il s’agit; mais il peut arriver qu'à l'avenir nous nous trouvions dans le cas d’en tirer parti et de nous appuyer alors sur la déclaration dont le chargé d'affaires s'est acquitté envers moi. Aussi me suis-je borné à lui dire que nous ne manquerions pas de la porter à la connaissance du Roi.
En attendant VV. EE. daigneront bien faire parvenir ceci à M. le
Oft. 6.
Oft. 11.
Oft. 17.
342 Urkunden No. 288—291.
conseiller privé Le Coq, afin qu'il dresse le rapport dans lequel nous porterons à la connaissance du Roi l'ouverture que le sieur Otto vient de faire.
Elles penseront, je suppose, avec moi que ces paroles mielleuses et la belle perspective à l'égard de la Hollande n'ont d'autre but que de nous endormir dans le moment actuel sur le sort de ce pays, et d'affaiblir l'intérêt que la Prusse aurait pu manifester en faveur de l'expédition anglo-russe !).
Berichte von Sandoz: Rollin aus Paris.
289. Berbanbiung über bie linfsrheinifchen Befigungen Preußens. Wirkung ber
franzöfiihen Siege.
(Nicht Hiffrirt] Empfang des Erlafje vom 4. Dt. (Vergl. S. 310.) Erneute Boritellungen bei Reinhard wegen der »&vacuation des provinces transrhénanes et de la Hollande«. Reinhard erwidert: »que le refus qui avait été donné était péremptoire et qu'il était impossible aujourd'hui de vouloir en faire le sujet d'une nouvelle discussion ; que les dispositions du Directoire de eomplaire à V. M. n'avaient jamais été douteuses, mais qu'il n'était pas toujours libre d'y donner exécution; que dans la discussion dont il venait d’être question, il s'était trouvé empêché d'y déférer et avait été forcé de se renfermer scrupuleusement dans le texte du traité de Bâles . . . Je repris alors la parole pour lui représenter que si la possibilité de s'entendre aujourd'hui sur lesdites évacuations était perdue, V. M. insisterait au moins à ce que la régence civile prussienne fût rétablie dans lesdites provinces transrhénanes: . . . que c'était rentrer dans la teneur du traité de Bâle évoquée par le Directoire même. A cette dernière proposition, le ministre Reinhard me dit que je devais en faire la demande et qu'il attendait une note à ce sujet. Le prix qu'attachait le Directoire à conserver une bonne harmonie et intelligence avec V. M. ne lui laisserait pas douter qu'il ne fit à ce sujet tout ce qui serait en son pouvoir pour la cimenter de mieux en mieux . ..
(Gbiffrirt) Jamais calme ne fut plus parfait que celui qui continue de régner ici; on ignore presque s'il a existé des factions et des troubles intérieurs. Les victoires semblent avoir réuni Jacobins, républicains, royalistes, et n'en faire qu'une seule et même famille. Les victoires ont fait plus encore: elles ont relevé le crédit public et disposé les citoyens à prêter leur argent au Directoire . . .
1) Sn biefem Sinne berichtete bas Minifterium (dd. Oft. 11.) an ben König, weldyer (dd. Oft. 19.) das Verhalten des Grafen Haugwit billigte.
Serbanblung über bie linksrheinifchen Befigungen Preußens und Holland. 343
290. Verhandlungen über bie linfsrheinifchen Befitungen Preußens. Unterrebungen
mit Napoleon Bonaparte und Macbonalb.
Sandoz bat Reinhard eine Note überreicht (dd. Dft. 20.), worin er für die linfsrheinifchen Befigungen Preußens die Wiederherftellung der »régence civile sur le pied où elle était à l’époque du traité de Bäle« verlangt ').
... Le général Bonaparte . . . a dû dire le jour même de sa réception: »guerroyer sans cesse ébranlerait le gouvernement le plus anciennement constitué et détruirait à coup sûr celui qui n’est pas encore parfaitement consolidé; sachons corriger les vices de notre constitution et sachons jouir du fruit de nos travaux; j'y coopérerai de tout mon pouvoir«. Corriger les vices de la constitution! On dit que cela a trait à un engagement, arrêté entre le sieur Sieyès et lui, de réduire les deux Conseils à un petit nombre de représentants et d'en donner plus au Directoire, et on dit de plus que les directeurs Barras et Ducos seront invités à s'y réunir moyennant un acte signé de leur part, tant on craint leurs incertitudes et leur faiblesse. Les directeurs Gohier et Moulins seraient éloignés comme gens incapables d'occuper des places de cette importance. On dit encore que le général Bonaparte, chargé de l'exéeution de ce plan, sera nommé généralissime des troupes de l'intérieur, pour lui en faciliter les moyens . . . J’ai vu hier ce général. »Rien n'atteste mieux«, m'a-t-il dit, »la vérité des grands éloges que l’on donne au roi de Prusse que sa conduite politique dans cette terrible guerre. Il conserve sa puissance tandis que d’autres la perdent: il sait rendre ses peuples heureux, et il servira de ralliement au besoin pour le retour de l'ordre et de la paixe ...
Macdonald m'a dit hier avoir perdu la bataille de la Trebia par l'effet d'une terreur panique de l'aile gauche de son armée. En attribuant aux Russes de la valeur et de l'ensemble, il leur refuse ces dispositions manœuvrières du moment qui décident les victoires . . .
Talleyrand espère de rentrer aux relations extérieures . . .
291. Aufzeichnung des Grafen Haugwib. Berlin 1799 Dftober 28. Concept von Du Bois, corr. von Haugwit, ohne Unteridrift. Scheitern der englifch » ruffiichen Unternehmung gegen Holland. Preußen tebrt zum Syftem völliger Neutralität zurüd.
Lorsque je me suis occupé, dans le mémoire du 4 de ce mois, à tracer la marche qu'il nous convenait de suivre, .. .j'ai posé pour principe
1) Im Erlaf vom 3. November wirb bicfer Ausbrud fehr getabelt, weil »à la conclusion de ce traité, le pays était occupé et traité en ennemi par les agents civils et militaires de la Frances.
Dit. 28.
344 Urkunden No. 291—293.
1799 qu'il fallait poursuivre la négociation avec la France, de manière à con- DH. 25. server la faculté de la prolonger à notre gré pour nous amener à l'époque où les succès des coalisés, ou bien leurs revers, nous auraient appris
quel fût le parti le plus conforme aux intérêts de la Prusse.
7. L'expédition anglo-russe peut être envisagée maintenant comme entièrement manquée . . . L'entreprise hostile exécutée . . . par les troupes combinées rendait de fait tout à fait illusoire l'espoir que le Rei pouvait avoir conçu d'amener, av ec Te gouvernement de la République française, un arrangement où, à l'égard de la Hollande, on aurait. pu s'entendre de gré à gré et effectuer par là l'évacuation de son territoire par les troupes françaises. Cet argument seul suffirait pour décliner vis-à-vis de l'Angleterre tout concert dans le moment actuel sur les affaires de Hollande et auquel cette puissance voudrait prétendre s'arroger des titres à la suite des dernières explications qui ont eu lieu entre elle et la Prusse .
Les circonstances nous ont ramenés de nouveau au système de neutralité, "ei nous : avons même retiré, des négociations que nous avons entretenues avec les puissances coalisées, l'avantage inappréciable de les avoir engagées toutes à reconnaître et à respecter la neutralité de la Prusse. C’est donc ce système, et tel qu'il résulte de nos transactions avec la France, de l'acte d'adhésion de la cour de Dresde!) et des engagements contractés par les autres princes compris dans la ligne de démarcation, qui doit servir maintenant de base à notre conduite future. Plus que jamais il importe de le soutenir haut la main vis-à-vis les puissances en guerre et d'en exiger la plus stricte observation de la part des États neutres, en les soumettant, comme par le passé, aux obligations contractées par l'association de Hildesheim.
Berichte von Sandoz: Rollin aus Paris.