‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 146 sur 234 · Madtftcllung Napoleon Bonaparte's. Oppofition dagegen · texte numérisé non relu

Madtftcllung Napoleon Bonaparte's. Oppofition dagegen

... Chaque jour voit augmenter ici la bonne opinion qu'on avait conçue des talents et des principes du Premier Consul, et cette opinion, ainsi que son autorité, sont vraiment populaires. Il ne sera pas facile conséquemment à ses critiques d'ébranler la confiance qu'il a inspirée. Il n'y aura d’après cela que deux pouvoirs bien reconnus dans le gouvernement actuel: celui du Premier Consul et celui du conseil d'État. Je le présage ainsi, malgré tous les mouvements que le parti républicain se donne pour contrecarrer les démarches de Bonaparte et le mettre en défaut avec les principes de la constitution. Les sieurs Sieyès, Chazal et Chenier sont à la tête de ce parti. Le Premier Consul ne l'ignore pas et ne dissimule pas ses sentiments à leur égard. Il a dit en dernier lieu en pleine assemblée et à haute voix: »Chazal et Chenier sont deux hommes que je méprise et qui n'auraient jamais dû être membres du nouveau gouvernement: ils en sont d'autant plus indignes qu'après avoir accepté et signé la constitution, ils s'en montrent aujourd'hui les détracteurs. Est-ce à eux qu'il appartient de dire qui est le maître ici de Bonaparte ou de la constitution, comme s'ils étaient à ignorer le pouvoir qui m'est confié«? Il ne dissimule pas davantage son mépris contre les agioteurs et les traitants. Un ex-directeur de Milan ayant osé lui remettre une pétition pour demander qu'on accordât de préférence la fourniture des vivres à un de ses amis, attendu que lui, ex-directeur, devait en recevoir une bonne gratification, le Premier Consul lui a dit en présence d'un grand nombre de personnes: »votre république devait périr quand elle avait pour magistrats des hommes aussi vils que vous l'êtes : sortez d'ici et ne reparaissez jamais devant moic . ..

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