Unterrebung mit Talleyrand. Napoleon Bonaparte
Empfang des Erlafjes vom 19. Januar. (Bergl. ©. 358.) Aussitôt après leur réception, j'ai été chercher le sieur Talleyrand pour lui donner communication des dispositions de V.M. à porter des paroles de paix entre la Russie et la France quand elle y verrait les circonstances favorables, et je lui ai rendu littéralement tout ce qui était relatif à ce sujet. Ce ministre y a été sensible et m'a dit qu’il en ferait part dans le jour même au Premier Consul . . .
En politique comme en administration, personne n'influe d'une maniere habituelle sur sa volonté et sur son esprit (du Premier Consul}, sa femme moins encore que qui que ce soit, et il ne l'écoute que pour des objets de bienfaisance. La vie qu'il mène est assez uniforme. Au milieu des affaires, il conserve l'habitude des camps, ce qui étonne beaucoup ses collègues et les ministres. Par ex. il fait dire à un de ses aides de camp d'être prêt dans une heure, et alors il lui donne la commission de se transporter à 200 lieues de distance. Rien ne paraît impossible à sa prodigieuse activité. Jusqu'à présent les convocations fréquentes du conseil d'État et des ministres le rendaient presque invisible aux ministres étrangers: mais cela ne sera pas de durée: dès qu'il aura pris possession de son nouveau logement aux Tuileries, je suis sûr qu'il sera très accessible pour le corps diplomatique. Nulle cérémonie n'est observée au reste: on converse assis ou debout, selon que cela est à la convenance de celui qui est admis. Cependant le Premier Consul regarde l’étalage du luxe et d'une grande représentation comme nécessaire pour une nation frivole; aussi les meubles de son nouvel appartement sont riches et magnifiques: sa chambre à coucher est celle qu'occupait Louis XIV. ...
319. Die Vermittlung Preußens zwiihen Franfreih und Rußland. Malta.
Fehr. 6.
gebr. 9.
... Talleyrand s'est acquitté de ce qu'il m'avait promis. Tl a com- &etr. 13.
muniqué au Premier Consul les dispositions de V. M. à moyenner un rapprochement entre la Russie et la France dès que les circonstances y seraient favorables. Le consul Bonaparte y a été infiniment sensible et m'a chargé de transmettre à V. M. l'expression de sa plus juste reconnaissance. Berlin est à ses yeux le centre de la pacification generale...
Febr. 13.
Febr. 20.
Febr. 24.
366 Urfunden Mo. 319—323.
On commence à sentir vivement iei la faute qu'on a faite d'avoir pris Malte et de s'exposer ainsi à la voir tomber sous la domination de la Russie ou de l'Angleterre. On est dès lors très décidé à rendre cette ile aux chevaliers de l'Ordre, s'il en est temps encore . . .