Unterredung mit Talleyrand
Empfang des Erlafjes vom 31. Januar vergl. No.312'; darauf Gejpräd) mit Talleyrand. J’observai d'abord que les démarches envers le baron de Krüdener servaient de réponse à l'envoi du dernier courrier au général Beurnonville, et ensuite, que si le Premier Consul voulait sérieusement la paix, comme tout semblait le manifester, le seul moyen d'en convaincre les puissances belligérantes et d'abréger le temps était de décliner enfin les conditions qui devaient y servir de base... »Demain, ajoutai-je, il faudra bien articuler ce qu'on hésite aujourd'hui de prononcer« . . . Il n’est pas dans le caractère de Talleyrand de s'énoncer clairement et péremptoirement sur ces objets: il espère négocier mieux et obtenir davantage en s'expliquant moins. Ce ne fut que successivement et à propos rompus que je parvins à obtenir de lui les éclaircissements suivants: »Nous n'avons point d'ambition politique, et ce mot dit beaucoup pour votre cour, qui saura l'entendre. Tout ce qui a élevé des difficultés à Rastatt n’en fera plus aujourd’hui. Nous ne tenons plus ni à Ehrenbreitstein ni à Kehl, et nous ferons à cet égard tous les sacrifices que les intérêts de l'Empire pourront exiger. »Qui peut vous empêcher, repris-je, d'ajouter à ces notions confidentielles la déclaration, si vous tenez ou si vous ne tenez pas à la ligne du Rhin«? ... Talleyrand n'avoua ni ne rejeta cette brusque proposition de ma part. Il se contenta de me dire: »déclarer, comme nous le faisons, que nous n'avons point d’ambition, c'est disposer les puissances belligérantes à traiter. Le roi de Prusse jugera présentement dans sa sagesse et dans sa loyauté si nos principes sont modérés« 1) . ..