‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 153 sur 234 · Dittheitungen Garnot's · texte numérisé non relu

Dittheitungen Garnot's

Unterredung mit Carnot. C'est, selon lui, par une suite de l'espérance qu'on conserve ici de garder la ligne du Rhin, qu'on hésite de s'expliquer clairement sur la demande de V. M. concernant l’administra-

1) In Berlin erflärte man bieje Äußerungen Talleyrand’s für »subterfuges et vaines paroles; man vermißte »une envie sérieuse et réfléchie du gouvernement français d’acheminer une pacification générales. (Erlaf an @anboz vom 7. März.)

Berichte von Sanboy- Rollin. Haugwig und Beurnenville. 367

tion civile de ses provinces. On craint que la concession qui en serait faite ne soit envisagée comme une renonciation à cette même ligne, ce qu'on veut éviter. J'ai donné une foi entière à cette observation de Carnot: le silence qu'on continue de garder à cet égard en est une preuve. Il bläma ensuite l'expédition d'Égypte comme aventurière et comme ayant été la cause de la destruction d'une flotte de onze vaisseaux de ligne, d'une dépense inutile de 60 millions et des revers de l'Italie. »On voudrait bien, ajouta-t-il, recouvrer l'armée qui s'y trouve, et cela ne sera pas facile«. Il m'assura que si son opinion eût été écoutée et suivie, il aurait fait la paix à des conditions qu'on ne retrouvera plus, dissimulant toutefois qu'il l'aurait conclue aux dépens de l'Allemagne et surtout de la Bavière . ..

322. Note des Grafen Haugwi an General Beurnonville. Berlin 1500 März 2.

Concept von ©. D. Le Coq; ges. Haugwit,.

Rüdgabe der Eivil-Berwaltung ber linférbeiniihen Befisungen Preußens.

Durch Art. 5 des Friedens von Bajel ift den franzöfiichen Truppen nur das Recht der Bejegung eingeräumt. Quant à la possession civile, . . . la Prusse poursuivait ou reprenait le libre exercice des droits qu'elle n’avait jamais abandonnés . . . Aussi . .. n'y eut-il aucun doute à cet égard, dans les premiers temps qui suivirent la conclusion de la paix. Immédiatement après cet événement et même jusqu'au commencement de l'année 1797, les dicastères et collèges d'administration prussiens exercèrent leurs fonctions dans ces provinces, à quelques discussions près que la cupidité ou la mauvaise volonté de quelques commissaires subalternes faisait naître de temps en temps . . . Ce ne fut que postérieurement à l'époque dont je viens de parler et après que le Directoire exécutif se fut abandonné de plus en plus à des principes entièrement subversifs des lois de la justice, que les autorités prussiennes se virent obligées de quitter le pays et de se soustraire à des vexations de tout genre, et depuis ce temps, on n’a cessé de protester contre cette violation ouverte de la foi des traités et de réclamer le recouvrement de l'administration civile si injustement envahie . . . D'après les dispositions du Premier Consul consignées dans la lettre confiée au chef de brigade Duroe, . . . le Roi ne saurait conserver le moindre doute sur le prompt et entier accomplissement de ses désirs à cet égard . ..

323. Graf Haugwig an König Friedrich Wilhelm III. Berlin 1800 März 3.

Concept von 2. D. Le Coq; ges. Haugwit, Unterredbung mit Beurnonville.

J'ai à rendre très humblement compte à V. M. du dernier entretien

Fehr. 24.

Mary 2.

Mars 3.

März 3.

368 Urkunden No. 323—325.

que j'ai eu avec le général Beurnonville ... Ce n'est pas certainement que cet entretien ait répondu à l'attente que l’arrivée du courrier de Paris aurait pu en faire concevoir; mais l'indiscrétion et le peu de fidélité avec laquelle ce ministre porte dans le public des propos réciproquement tenus, qu'il présente souvent dans un sens et sous un point de vue tout différents, sans égard même au caractère et au rang de la personne avec laquelle il s'est entretenu, m'obligent à rapporter exactement à V. M. la teneur de notre conversation et à lui demander la permission d'en agir de même à l'égard de celles que j'aurai dans la suite avec lui, afin d’attester et de constater la vérité à cet égard !).

Le général Beurnonville ne m'a parlé essentiellement que des provinces transrhénanes, et le résultat de ses discours a été la demande d'une nouvelle note sur ce sujet . . . Il a élevé vaguement la question s'il n'y aurait pas moyen de céder ces provinces à la Hollande ou à la France contre l'abandon que la première pourrait faire à V. M. du terrain jusqu'à l'Yssel? Mais, sur l'observation que je lui fis, que c'était là un objet qui ne pourrait être traité qu'à la paix générale, où il s'agirait de régler les intérêts des puissances concernées, l'affaire en est restée là, et il n'en a plus été question.

Ce n'est qu'en passant, et par manière d'acquit, qu'il a fait mention des bons offices de V. M. pour un rapprochement avec la Russie. Me doutant déjà alors qu'il visait à se mettre sur ce sujet en relations directes avec le baron de Krüdener et à traiter avec lui, j'en ai été d'autant plus empressé à lui rappeler que V. M. avait déjà fait envers ce ministre des démarches pour porter à sa cour des paroles conciliatoires de la part de la France, et qu'il fallait avant toutes choses en attendre le résultat, et je me suis aperçu avec surprise qu'il paraissait avoir complètement oublié la communication que je lui avais déjà faite précédemment sur ce sujet. V. M. est informée que mes soupçons sur les tentatives directes du général Beurnonville envers le baron de Krüdener étaient très fondés, mais que ce dernier a décidément repoussé ses avances? . ..

1) La manière d'être du nouveau ministre de France ne répond pas, tant s'en faut, aux espérances que j'en avais couçues. Les propos vagues et décousus, l'inconséquence qu'on y découvre, mais surtout l'indiscrétion avec laquelle il les répand dans le public dans un sens et sous un point de vue tout différent, rendraient toute négociation avec lui très difficile, sinon impossible, et autorisent l'appréhension que ses rapports au Premier Consul ne sont rien moins que fidèles et conformes à l'exacte vérité. Œrlaf an Sandoz, 3. Mär.

2) König Friedrih Wilhelm eriwiberte bierauf am 8. März: J’ai reçu votre rapport du 3 sur la conférence tant annoncée du général Beurnonville. et je vois que les résultats sont toujours les mêmes ou plutôt que ces éternelles jactances n'en auront aucun . .

Gaugwit an Friedrih Wilhelm III. Berichte von Sandoz-Rollin. 369

Hierauf folgt das Gejud Napoleon’3 betreffend die Büfte Gricbrid 8 des Großen !|.

Berichte von Sandoz -Rollin aus Paris.

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