Mafjena
Le Directoire vient de donner définitivement le commandement des armées d'Allemagne et d'Helvétie à Masséna, le plus déterminé bandit des armées françaises, qui, à la reprise de Toulon, se livra au pillage comme le dernier goujat de la troupe, qui à Rome fut destitué par ses propres soldats à cause de ses brigandages, Masséna odieux à l'armée, détesté par les officiers, méprisé par les généraux, dont la plupart refuseront de servir sous ses ordres ; choix inconcevable, si ce n'est la peur qui a aliéné l'esprit aux directeurs.