‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 200 sur 234 · Wirkungen der Zwangsanleibe · texte numérisé non relu

Wirkungen der Zwangsanleibe

.. . [Nicht hiffrirt| Les malheureuses suites des deux lois de l'emprunt et des otages sont incaleulables: la première arrête, andantit toutes espèces d'affaires et ruine l'État, la seconde menace la société entière d'une dissolution prochaine. Un bureau d'enregistrement de Paris qui faisait régulièrement mille écus de recette par jour, en est réduit à recevoir quatre francs et jamais plus de douze . . . Collaud, fournisseur, qui avait été taxé à 200 mille, est parti sans payer. Tout son bien est en portefeuille !)}. Il avait offert 50 mille livres: le département a refusé. Il lui a écrit ces quatre mots: vous n'aurez

rien, adieu . ..

22. Feier des 18. Gructibor. Finanzielles. Planlofigkeit des Direktoriums.

A la fête du 18 fructidor, le champ de Mars présentait le spectacle du Directoire et de son escorte au milieu de la plus entière solitude. Aux manœuvres militaires exécutées à cette occasion, on n'a point tiré comme d’ordinaire, ce qui a été malignement attribué à la peur. On avait eu besoin, pour

1} »La manie et le besoin du jour est d'avoir {sa fortune dans son portefeuilles. (Aug. 19.)

Schreiben des Legationéraths P. Rour aus Paris. 427

les préparatifs de la fête et pour quelques autres dépenses, d’une somme de 1799 100 mille francs. Le ministre des finances a imaginé de les prendre dans les Spt. 8. bureaux de la loterie nationale, et bien heureusement le tirage du 16 fructidor a été très défavorable aux joueurs. Ce ministre est aux abois. Il tourne des regards d’anxiété vers la Hollande, où les Anglais le menacent de faire faire banqueroute aux rescriptions bataves. Celles-ci ne laissaient pas que d'être d'une certaine utilité pour nombre d'opérations financières. Avant-hier le produit de l'emprunt des cent millions s'élevait pour Paris et pour le département de la Seine à 33 mille francs. C'était le dixième jour depuis l'ouverture du bureau de perception. Le sieur Perregaux était le seul jusqu'alors qui eût acquitté volontairement et sans invitation préalable le sixième de son imposition. Les administrateurs du département l'en ont remercié par une lettre où sa conduite est proposée comme un modèle à suivre par ses concitoyens. Cette lettre insérée dans les papiers publics lui a fait beaucoup d’ennemis . . .

On ne saurait imaginer combien le Directoire est loin d'un plan politique quelconque, et combien il serait loin aussi de savoir en imposer à la foule de ceux qui veulent toujours conquérir pour révolutionner. Si la guerre, plus heureuse, lui rendait l'occasion d'être modéré, il n'y a toujours ni confiance ni ensemble dans le Directoire ; aussi voit-on des opérations contradictoires, des actes contre les Jacobins et des actes dans leur sens. Aucun changement n'a encore été opéré dans les ministères ; d'où il résulte qu'après avoir irrité les clubistes, le Directoire reste entouré de plusieurs ministres, et ce qui est plus dangereux, d'une multitude d'agents de la police, tous à la dévotion des Jacobins.

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