‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 229 sur 234 · König Friedrich Wilhelm III · texte numérisé non relu

König Friedrich Wilhelm III

. » . Tout ce que j'ai pu recueillir dans plusieurs conversations que je me Decbr. 7. suis ménagées avec le comte de Brühl, à qui le Roi s'est ouvert et auquel il a permis dans les dernières semaines de la maladie du Roi son père de parler avec franchise, concourt à tirer un horoscope favorable du nouveau règne quant aux vues politiques de ce prince, dans lesquelles il se propose d’obliger ses ministres à marcher droit, aussi bien que quant à la sensibilité de son cœur et ses maximes de probité, qui le porteront à cultiver l'amitié des cours dans lesquelles il eroira découvrir des dispositions favorables pour lui, et à être fidèle aux engagements qu'il aura pris avec elles. Sa conduite publique ‘et domestique depuis qu'il est sur le trône paraît faire prévoir une grande prudence, du calme, un grand désir de s’instruire des objets avant de se décider, de l’assiduité au travail, une bonté de cœur et de la simplicité marquées dans ses actions et de la fermeté dans le caractère (mais sur quoi l'expérience seule pourra nous éclairer). Ce que le Roi semblerait avoir conservé de ce que l'on a pu observer jusqu'ici, c'est une grande réserve à donner lieu à pouvoir présumer avant le temps quelle pourrait être sa décision sur des objets sur lesquels on voudrait le sonder. La contenance noble et visée avec laquelle il a paru les

1) 30, October,

Decbr. 7.

Mär 31.

April 17.

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premières fois dans des occasions publiques a surpris tout le monde, ne l'ayant vu jusqu'ici dans de pareilles occasions que réservé et presque timide. L'intérieur de la cour est, me dit-on, le tableau d'un bon ménage. Il ne veut pas d'état séparé d'avec la Reine, qui avait été en usage dans ce pays-ci, disant ne pas vouloir se priver de sa société plus que ses occupations royales ne lui rendaient nécessaire. Il a été prévenant envers les princes Henri et Ferdinand, ses grand-oncles, mais sans donner au premier de la marge à s'immiscer dans les affaires, à quoi il vise toujours, et laissant tomber les propos vraiment plus qu'indécents contre le duc de Brunswick et prônant les républicains pour lesquels le Roi se sent le plus grand éloignement, ne se sentant généralement aucune inclination pour la nation française .

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